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Tome III.
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lumineuse : & dans ces différentsécrits, ce n’est pas un maître quiparle avec autorité; c’est un frere ,c'est un ami qui ménage notre dé-licatesse, & qui doute avec nouspour éclaircir nos doutes. VIII.Des Œuvres spirituelles , en 4 vol.în- 14 . IX. Des Sermons , 1744,in-12 , faits la plupart dans la jeu-nesse de 1 auteur. On a dit qu’il n’yavoit point d’éloquence, si le cœurïi’étoit pas de la partie ; & Féné-Ion faifoit entrer son cœur par-tout. Mais, s’il sent beaucoup ,ïl raisonne assez peu. On diroitque ce sont des discours faits fanspréparation ; il y a des endroitstrès-pathétiques, mais il y en a denégligés & de très-foibles. C’estce mélange de beautés & de dé-fauts , de force & de foiblesse, quia fait placer ses Sermons dans lesecond rang. Fénélon avoit le ta-lent de prêcher fur ie champ ; maiscette facilité nuisoít à fa compo-sition. I! écrivoit comme il par-loir ; dès lors , il devoir écrire unpeu négligemment. X. PlusieursOuvrages en faveur de la Cons-titution Unigenittis & du Formu-laire. Les ennemis de l’archevê-que de Cambrai ont prétendu très-fauffement qu’il n’avoit pris particontre le Jansénisme , que perceque le cardinal de Nouilles s’é-tpit déclaré contre le Quiétifme.11 y eut même un mauvais plai-sant qui lui fit cette Epitaphe ,ou plutôt cette épigramme très-injuste :

Cl GÎT QUI DEUX FOIS SEDAMNA,

l’UNE POUR MOLIKOS , VAUTREPOUR Molina.

les Jansénistes ajoutoient qu’il vou-loir faire fa cour au Pere Tellier,leur ennemi ; mais son ame noble& franche ( dit d ' Alemlert ) « étoit» incapable d’un tel motif. La

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» douceur feule de son caractère,» & ridée qu’il s’étoit faite de la» Bonté suprême, le rendoient peu» favorable à la doctrine du P-» Qitesnel, qu’il appelcit impi‘» toyable St désespérante ». Pour lecombattre , il consultoit son cœur.« Dieu ( dtsoit-i! ) n’est pour eu%» que VEtre terrible ; ii est pour» moi VEtre ton St juste. Je ne puis» me résoudre à en faire un ty» ran, qui nous ordonne de mar-is cher, en nous mettant aux fers,n Sc qui nous punit, si nous ne» marchons pas ». Mais, en pros-crivant des principes qui luipa"roissoient trop durs, & dont le sconséquences écoient désavouée*par ceux qu’on accusoit de le*soutenir, il ne pouvoir souffrirqu’on les persécutât. Soyons íle utégard ( disoit-ií ) ce qu’ils ne veulentpas que Dieu soit à C égard des hont*mes ; pleins de miséricorde St d'in~dulgence. On lui repréfentoit queles Jansénistes étoient ses enne-

mis déclarés, 8c qu’ils n’oublioien 1rien pour décrier fa doctrine Scfa personne : C est une raisonplus, répondoit-il, peur les souff r ‘ r& leur pardonner. Quant au car-dinal de Nouilles , Fcnélon écrr-voir en 1714, c’est-à-dire un 3lîavant fa mort : «Je fuis véritable*

»

»

ment affligé lorsque je me repré-sente toutes fes peines ; je lesressens pour lui. Je ne me sou-viens du passé, que pour me rap-peler toutes les bontés dont Bm a honoré pendant tant d’an-nées. Touc le reste est effacé,dieu merci, de mon cœur; rien« n’y est altéré ». XI. Quelquesautres Ecrits, & un grand nombrede Lettres qu’on doit donner bien-rôt au public. Fénélon avoit fait,pour les princes fes éleves, uneexcellente Traduction de l 'Enéide deVirgile ; mais on ne fait ce qu'effdevenu le manuscrit. Quelle per-