606 FER
Il gouverna son petit état avec unesagesse qui le fit aimer de ses sujets,8c estimer de tous les princes del’Europe. Dès le commencementde son régné , il délivra ses étatsd’iir.e multitude innombrable debandits qui s’étoient tellementfortifiés, qlt’ils y aveient formédes habitations. La Méditerranéeétoit infestée par les corsaires, quivenoient continuellement ravagerles côtes d’Italie , & qui trou-bloient le commerce par leurspirateries continuelles. Ferdinand ,pour remédier à ces désordres ,équipa une flotte , leur donna lachasse, .remporta fur eux de grandsavantages, leur enleva plusieursvaisseaux , les poursuivit jusqu’enAfrique , où il se rendit maître dequelques places qu’il fit raser. Sessuccès furent si grands , que peus’en fallut que fa flotte ne prîtFamagouste en Chypre. Le grand-is uc , animé par ses progrès, voulutse délivrer entièrement du jougdes Espagnols. II agit avec tantd’adreffe à de prudence, qu’il vintà bout de les faire sortir des terresde fa domination. Ami de la justice,il prit toujours le parti des princesinjustement persécutés, & les aidade ses conseils & de ses trésors. LaFrance lui a obligation de l’argentqu’il prêta généreusement à HenriIV , pour se soutenir contre lesfureurs de la Ligue. Ferdinandmourut en 1609 , regardé commeun bon politique. II avoir renvoyéle chapeau de cardinal pour êtregrand-duc.
XII. FERDINAND II . grand-duc de Toscane , successeur deCofinc II, ne se fit pas moinsestimer par fa prudence que Ferdi-nand I. II fut garder une exacteneutralité dans les guerres surve-nues entre la France & l’Espagne.Comme la paix dont il faisoit jouir
FER
ses sujets, augmentoit ses revenu^il en fit un noble usage en défendantl’Italie, & en secourant les Véni-tiens dans la guerre de Candie. 11mourut en 1668. II gouvernoitl’écat de Toscare depuis 162 o. Enexaminant l’histoire de ce prince Scdes autres Médicis , on voit qu ece n’est pas la guerre qui soutient8c fait prospérer le. états. Ils ontpresque tout obtenu d’une sag epolitique : qualité souvent phj Sestimable que tous les talents m 1 'lita res. Ferdinand avoir épousaVictoire , pet:te-fille de FrançoisMarie, dernier duc d’Urbin. Onvoulut alors lui conseiller de f emettre en possession de ce duché >mais il refusa d’écouter une prop°"fltion qui, en augmentant ses p 0 *'fessions, l’exposoit aune guerre*II laissa réunir cet état à celuil’Eglise , dont il étoit un fief-XIII. FERDINAND de CoMdoue, savant Espagnol du * vfiecle , passoit pour un prodigeson temps , 8c n'en seroir pas uíldans le nôtre. II possédait ,cSscholastiques , Aristote , Aiexai iTCde Haies , Seat ; ce ne seroit P a *un sujet d’étonnement, nid’éloge, à présent. Ce qu’il 7 e ,de plus estimable dans Ferdino 71 *c’est qu’il peignoir, cnantoit» d a ®soit, jouoit des instruments ^
bien qu’aucun homme de '° [ftemps. La réunion de tantde tal* 11îe fit regarder par quelques-u° s .ses contemporains, comme fore’
011 comme l’Antéchrist. II fe ,aussi de prédire l’avenir; ° n ? r .tend qu’il annonça la mort de cles le Téméraire , duc de liongne. On ajoute que les savants^Paris l’admirerent beaucouo ^1445 ; mais alors iln’y avoir V°' ed’académie des sciences dans cville. On lui attribue unDe arásteio omnis jçibitis , oc