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Tome III.
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U y en a encore une édition deParis, 1506, in-4 0 .

II. FEVRE , ( Raoul le ) chape-lain de Philippe, duc de Bourgo-gne en 1364, estauteur du Recueildes Hijìoires Troyennes, assez rare,quand les éditions sont du xv* sié-cle , in-f°. Celles du xvi e , quoi-que auflì bonnes, ne sont pas re-cherchées.

III. FEVRE, ( Jacques F abri ,ou le ) surnommé d'Etaples [ Stapu-lenjis ], du lieu de sa naissance audiocèse d'Amiens , vint au mondevers l’an 143 5. II fit ses études dansl’université de Paris , & y professaensuite les belles-lettres & la phi-losophie. C’étoit encore le régnéde la plus barbare fcholaftique. LeFévre sut s’élever au - dessus deschicanes de Fécule. II fut un despremiers qui inspirèrent le goût desétudes solides, & en particulier decelle des langues meres. GuillaumeSriconnet , évêque de Meaux, lechoisit pour son grand-vicaire en*523; ce prélat ayant été accuséde favoriser les novateurs, le Fêvrefut obligé de le quitter, pour n’êtrepoint la victime de l’injuste persé-cution qu’on lui a volt suscitée. IIse retira à Strasbourg, & de-là àParis, où il fut nommé précepteurdu troisième fils de François I ,( Charles , duc d’Orléans, mort en1545). La reine Marguerite, sœurde ce prince , mena le Fêvre àNérac , en 1530 : c’est-là que cethabile homme finit ses jours en1337, dans un âge fort avancé.On dit que le jour de fa mort, endînant avec la reine Marguerite àquelques autres savants que cetteprincesse invitoit souvent chezelle, il parut triste pendant lerepas , & versa même des larmes.La reine lui ayant demandé laraison de sa tristesse, il réponditque l’énormité de ses crimes lejetçit dans ce chagrin, u Je fuis,

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» iit-ìl , âgé de cent & un ans :» j’ai toujours vécu d’une maniers» très-chaste. A l’égard des autres

» passions qui précipitent les hom-

» mes dans le désordre , je sens» ma conscience assez en repos;» mais je compte pour un très-» grand crime , qu’ayant connu» la vérité, & Rayant enseignée» à plusieurs personnes qui Font» scellée de leur propre sang,» j’aie eu la foiblesse de me tenir» dans un asile loin des lieux on» les couronnes des martys f®» dístribuoienr ». La reine, quiétoit fort éloquente, le rassuraiil sit son testament de vive-voix»s’alla mettre fur un lit, & y f u{trouvé mort peu d'heures âpres.La reine le fit enterrer fort honora-blement sous le même marbre qu®elle s’étoit destiné. Les principauxfruits des veilles de ce savant, sont •

I. Un Traité des trois Magdtdeine* •

II. Un Pfiauticr en 5 colonnes »Paris, in-fol. 1509, avec des notespeu estimées. ( Voy. I. Etienne)*

III. Des Commentaires fur les pseau*mes , fur l’EccIésiaste , furEvangiles, fur S. Paul , &c- s a jvants, mais mal digérés & r”?écrits. IV. Agoncs martyrum tnenj líJanuarii, in-fol. ( fine loto & anno)’mais du commencement du % vl ‘siecle. V. Une Version françstis*toute la Bible , imprimée à Anve fSen 1530, —34, — 41,

&en 1728, en 4 vol. in-8°. Ltion de 1534, revue par les doc-^teurs de Louvain, est la plus cor-recte, la plus exacte & la plus raïe>parce qu elle fut supprimée. Cetttraduction , son sentiment surmonogamie de Ste. Anne , &distinction des Trois Maries - fou^leverent beaucoup de doct e u r ^contre le F ivre ; ce quide fe contredire dans le trait® ^duplíci & unica Magdalena ,pour prouver qu’on pouvoit