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son penchant pour l’antlthese ré-pand une sorte de monotonie surson style. II devoir autant à l’artqu’à la nature-, Bojsuet devoit plusà la nature qu’à l'art. Fléchier di-soit que « l'on parloir pour les sens,» & que l’on écrivoit pour l’es-» prit ». Bojsuet rempliffoit cesdeux objets. II remuoit l'imagina-tion & faisoit penser tout à-la fois.Fléchier a bien moins que lui cegrand mérite de penseur, si rare-ment joint à celui de l’éloquence.V. Des Sermons en z vol. in-12,cui ne font pas de la même forceque ses Oraisons funèbres & sesPanégyriques. On y trouve debelles périodes, & très-peu de rai-sonnement. 11 avoit cherché debonne heure dans nos vieux pré-dicateurs , des traits d’éloquence& des pensées ingénieuses , dont ilfaisoit un usage plus ingénieux en-core : aussi lui trouve-t-on quel-quefois , quant au fond des cho-ses , un air antique, l’air du com-mencement de son fiecle. II prê-choit avec un vieux goût & unstyle moderne : de-là des traits re-cherchés , des contrastes peu natu-rels, des pensées plus ingénieusesque solides. Fléchier avoit un peugâté son goût , en croyant le for-mer. II lisoit souvent pour s’amu-ser, les sermonairesItaliens & Es-pagnols, qu’il appeloit agréable-ment ses bouffons ; mais ces hom-mes qu’il ridiculisoit, lui laissèrentquelque chose de leur ton. VI.Histoire de t empereur Théodofe leGrand , Paris 1679 , in-4 0 , estiméepour l’élégance du style, plutôtque pour l’exactitude des recher-ches : fauteur flatte un peu sonhéros. \ 11* La Fie du Cardinal Xi~menes,ta 2 vol. in-12 , 8c un in-4°.On sent à chaque page que l’histo-rien a fait des Panégyriques & desOraisons funèbres. 11 peint le car-dinal Espagnol comme un .Saint:
FIE .
l’abbé Marfollieren fit unpolîtiqiiíídans une histoire de Ximenes , pu-bliée vers le même temps que cellede Fléchier ; & son ouvrage, plu*vrai, quoique moins élégant, f utplus recherché. VIII. Des Lettres ,2 vol. in-i 2 , dont le style est pur,mais peu épistolaire. IX. La Vit duCardinal Commendon , traduite dulatin de Gratiani , in-4 0 , & 2 vol.in-12. Le traducteur avoit donn 6auparavant une édition de l’orfginal de cette histoire, fous le no*®de Roger Akakia. X. Des (Eirrresposthumes , en 2 vol. in-12 : elle*contiennent ses Mandements & l? sLettres pastorales, où la philoso-phie chrétienne & la tendre»?épiscopale se font sentir avec tou*leurs charmes. On y a ramassé dif-férents discours, çompliments "harangues. XI.L’auteur du DiS‘° n snaire Critique , en 6 vol., lui attri-bue un Recueil manuscrit, sorniaU*6 vol. in-fol. fur les Antiquités ‘J'Languedoc ; mais il est certain qu 1n’est pas de lui ; c'est l’ouvraS®d’un citoyen de Nîmes , app,Aulné Rulman,... M. Menard afOl^commencé la collection comp' e , ftdes Œuvres de Fléchier ; mais il n c 0a paru que le premier vol. >"'4 *On en a publié à Nîmes une noUvelle, in-8° , en 10 vol. 1782* .
FLEETWOOD , ( Ouill-u»^
né dans la Tour de Londre* *r 65 6 , d’une famille noble , or>8naire de la province de Lançai t •se fit connoître sous le regi' eGuillaume ILL , par fes ouxraA ^La reine Anne, instruite de sp° rrl ( j erite, lui donna un canoiúc 3 '^Windsor, en 1702, P uis lf'’l 0 oàde St Asaph , en 1708. ^f^iuifut transféré de cet éveche ud’Eiy, en 1714, & "l 0 “ rU ';nci-août 1723, à 67 ans. ipa-paux ouvrages font : . V mires,
num antiquarum Syffoge , a " tíT,1691, in-8°. II. Des Sermons-