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Tome III.
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1-77 ). Le premier , publié en1Ó91, commence à rétablissementde l’Elglise ; & le dernier, impri-mé en 1712 , finit à l’an 1414.C’est ce que nous avons de pluscomplet en notre langue fur l'his-toire ecclésiastique. On y trouvepresque tout ce qui est rapportédur.s les originaux, & des extraitsimportants des Peres & des Con-ciles fur les matières relatives audogme & à la discipline. Néan-moins ( dit l’abbé Lenglet du Fres-noy ) ce font plutôt des extraitsconfus I’un avec l’autre, qu’uneHistoire exacte & bien suivie. Cetécrivain, si l’on en croit l’abbé deLonguerue , travailloit son livre àmesure qu’il étudioit l’histoire dela religion. On sent qu’il n’est pasmaître de fa matière ; il ne mar-che qu’en tremblant, & presquetoujours fur les traces de Labié &de Baronius , qui l’ont égaré plusd’unc fois. 11 en étoit au dernier vo-lume de cet annaliste célébré , qu’ilne connoiffoit encore que le pre-mier volume de l’excellente Criti-que du P. P agi, en 4 tome., in fol.Dom Cellier, & 1 er, auteurs áte\'His-toire de l'Iiglise Gallicane , ont re-levé dans la sienne plusieurs erreursde faits & de dates. Les actes desMartyrs, qu’il a foin de rapporteravectrcp de détail, devroientavoirplus de précision, & ne montrerque l’héroïsme de leurs souffran-ces , fans nous présenter un pro-cès-verbal. H saut cependant enexcepter quelques actes, si atten-drissants, qu’ils perd>oient à êtremutilés. Son style est d’une sim-plicité touchante & d’une actionqui édifie ; mais il est très-souventnégligé, languissant, monotone,p'ein de grécifmes & de latinis-mes. ( Voye\ aussi les articles Cal-î.-et... Cellier... Choisi .. 11.Duhn... 1. Godeau... iii. Ra-cine... Tilleìviont... Ct Fabre).

F L E

Les Discours préliminaires répsn-’dus dans cet ouvrage , & impri-més séparément en un vol. in 12,valent seuls son Histoire. I!s sontécrits avec beaucoup plus d élé-gance , de pureté , de précision &de force. C’est la quintessence dece qu’on a pensé de plus sensé &de plus sage sur rétablissement Sles révolutions de la Religion , furles Croijades, sur les Moines, surles querelles de Y Empire & du Sa-cerdoce , enfin fur les matières lesplus importantes & les plus déli-cates, L’auteur avoir creusé pro-fondément les sujet; qu’il traite;il découvre les maux avec beau-coup de liberté, & indique les re-medes avec non moins de sagesse-Un Carme Flamand osa l’accuser «dans une brochure aujourd’hui in-connue, de n’avoir parcouru lersiécles de 1 Eglise depuis son éta-blissement , que pour répéter 1®plupart des blasphèmes vomis p-irles plus furieux hérétiques contrel’Eglise Romaine, le saint Siège fi-les Papes. Mais Fauteur de U J a sstijìcation de M. Fleury , répondittrès-bien à ce moine ignorant &passionné : « S’il a rapporté la v* e» peu édifiante de quelques p®'» pes. s il a fait sentir le dére'» glement du clergé dans certain*» siécles, on ne peut l’accuser d a-» voir inventé aucun desfaits q u 1» rapporte. II cite ses garants »>» c’est-à-dire, les historiens djj» temps , qu’il cite sidellem.ent.

» plií tau moine Flamand de sup» poser perpétuellement que c» historiens sont passionnes; <3» ce font des auteurs condamne* ^n ennemis du saint Siège- M® 1 *

» garde-t-il donc comme des co

» estes passionnés & ennemi*

» saint Siég? , les concile de 1 ’»> de Constance, de Bile? c ( | g» estes ne sont-ils pas convenus» la grandeur du dérèglement