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Tome III.
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l'enfance. Ayant su?*t Louis XII

en Italie , il fut dangereusementblessé à la bataille de Ravenne, en1 5 . 1 î. Après fa guérison, il contri-bua beaucoup au recouvrement duduché de Milan. François I lui endonna le gouvernement. Lautreesavoit combattre, mais il ne savoirPas commander. On le trouvoitgénéralement haut , fier 8c dédai-gneux : également incapable demanier les esprits & de s’insinuerdans les coeurs , il ne pouvoir rienobtenir que par la crainte ou par laviolence. Une certaine impétuositéde caractère le jetoit souvent dansdes fautes , que son orgueil ne luipermettoit pas toujours de réparer.Général malheureux parce qu’ilétoit altier & imprudent, il futchassé de Milan , de Ravie , deLodi, de Parme 8c de Plaisance,par Profper Colonne. 11 tâcha derentrer dans le Milanez par unebataille -, mais ayant perdu celle dela Bicoque en i;22, il sut obligé«le se retirer en Guienne , dans unede ses terres. Sa disgrâce ne fut paslongue. En 1528 , il fut fait lieu-tenant- général de l’armée de laLigue, en Italie, contre l’empereurC harles-Ouint. II emporta d’abordPa vie, qu'il mit au pillage ; ( Voye\Hcstasvus. ) puis s’avança versNaples, & mourut devant cetteplace le 15 août de la même année,a P r ès avoir lutté quelque tempsContre l’ennemi, la peste, la mifere** la famine. Le pape lui fit faireservice solemnel dans P église?*,'"Pjerre de Rome , & le roi danse glife Notre-Dame de Paris. Son®orps f ut p 0r té en Espagne par unJ-spagnol, qui espéroit en tirer deargent de ses héritiers ; mais 20us après, Ferdinand , duc de Seffa,petxt-iïls de Gonfalve de Cordoue ,«r \?* 3cer dans le tombeau de sonî- 3 j. P ere , avec cette inscription :r ‘nand GoNsjJ.fE , petit-fils iu

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Grand Capitaine, a rendu les derniershonneurs à la mémoire d’Odet daFoix , Lautrec , quoiqu'il fût enne-mi de fa nation. 11 avoit deux frere*& une sœur : ces deuxfreres croientThomas qui fuit; tíAndré, seigneurde V Espars , tué à la bataille de Lo-grognoen 1521. La soeur étoir F r an.çoije comtesse de Chateaubriand ,maîtresse de François I. Voy. Cha-teaubriand.

IV. FOIX, ( Thomas de ) dit kMaréchal de LescuK , avoit plusde bravoure que de conduite. 11paffoit pour un homme cruel & ex-trêmement avare. Ses exactions iì-rent soulever le Milanez en 1 ; 21.Après la perte de la bataille de kBicoque, où Lefcun eut un chevaltué sous lui, les ennemis Paffi-Vç.

rent dans Crémone. 11

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aussi long- temps qu’il le pouvoir -& entendant la place, il promit defaire évacuer toutes celles du Mi-lanez où il y avoit garnison Fran-çoise : composition honteuse , ouifut blâmée de tout le monde. I! re-çut à la journée de Pavie, en 1515un coup de feu dans le bas ventre’dont ìl mourut 7 jours après, pri-sonnier de guerre à Milan.

V. FOIX,(Paulde) archevêquede Toulouse, de la même familleque I.autrec, Je distingua dans sesambassades en Ecosse, à Venise, enAngleterre , & fur-touc dans collede Rome auprès du pape GrégoireXIII. II mourut dans cette villeen 1584, à 56 ans. Muret, dont ilavoit été le bienfaicteur, prononçason oraison funebre. Ce prélatétoit homme de lettres, & aiir.oitceux qui les cultivoient, sor-tourceux qui brilloient par leur élo-quence , ou qui pessédoient lesécrits d’ Arijlote , dont il étoit admi-rateur passionné. On a de lui desLettres , in-4 0 . Paris 1628 , écritesavec précision. Elles prouvent qu'ilétoit un assez bon écrivain & un