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*ffljtîmés séparément en un vol.
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FONTAINE, Voy. Boissiere...Îountaine... III . Roche... &Hichesius.
I. FONTAINES, (Marie-Louise-Charlotte de Pelard de Givry,épouse de N. comte de) étoit filleéu marquis de Givry, commandantE" Metz , qui avoit favorisé réta-blissement des Jésuites dans cette' r ‘Re : ils lui firent, par reconnoif-«oce, une pension assez considéra-ble , qui passa à ses enfants. Cetteéame, cultivant les lettres à l'om-~ re du silence , a cueilli quelques"eurs dans le champ romanesque ,JUi avoit fourni de si riches moif-ÎP n s fous la main de Madame laFayette, On lui doit plusieurs pro-“Uítions ingénieuses, écrites fansPrétention, 6c pour le seul plaisir® écrire : la plus connue est LaComtesse de Savoie , joli roman®ans le goût de Z aide , imprimé1712. Cette Muse modestela littérature en
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^ ut enlevée àl 73o.
II. FONTAINES, (Pierre-Fran-^°'s Guyot des) naquit à Rouen*. e . 2 9 juin 168;, d’un pere con-^‘ller au parlement. Les Jésuites,chez lesquels il fit ses humanités®vec éclat , lui donnerent, en*70° , leur habit. Après avoir pro-e “é 15 ans dans différents colle-| e ’ de la société , il sollicita sa°rtie, 8c l’obtint sans peine. SonT? me ur difficile Sc son génie in-tendant a voient un peu indis-P°fe ses supérieurs, qui lui avoientConseillé eux - mêmes de rentrerj " s le siecle , Sc de quitter leclo ‘tre pour lequel il ne paroissoitP 3 ® fait. L’abbé des Fontaines étoitP re:r e alors ; on lui donna la curee Torigny en Normandie ; maisj ne ta rda pas à s’en démettre. IIj- ? u . e 1 ' < I l!e temps auprès du car-• *1 d'Auvergne, comme bel esprit
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& homme de lettres. Quelques bro-chutes critiques lui firent un nom àParis. L’abbé Bignon lui confia, en1724 , le Journal des Savants, mortde la peste, comme on disoit alors,parce que les prédécesseurs del’abbé des Fontaines , dans ce tra-vail , ne le rempliffoient que d’ex-traits de livres fur la peste deMarseille. Le nouveau Journalisteranima ce cadavre. 11 jouiffoit pai-siblement de sa gloire , lorsqu’onl’accusa de travailler autant à cor-rompre la jeunesse qu’à corrigerles auteurs. II fut enfermé à Bicê-tre, 8c relâché par le crédit des amisde M. de V***. Ces deux hom-mes de lettres, si acharnés depuisl’un contre l’autre, étoient alorsamis. On n’avoit pas encore vu,ni le Préservatif, ni la Voltairoma-nie , libelles qui n’ont fait honneurni à l’un, ni à l’autre. Quelquesplaisanteries fur la tragédie de laMort de César indisposèrent ce poè-te, & fut le signal d’une guerrequi a duré jusqu’à la mort du cri-tique , arrivée à Paris le 16 dé-cembre 1745, à 6 o ans. Piron,qui ne l’aimoit point, lui fit cetteEpitaphc satyrique:
Sous ce Tombeau git un auteur,
Dont, en deux mots , voici l'His-toire.
II étoit ignorant comme un Prédi-cateur ,
Et malin comme un Auditoire.
L’abbé des Fontaines est principale-ment connu par ses ouvrages pé-riodiques. Le premier vit le jouren 1731, fous le titre de: Nou-velliste du Parnasse , ou Réflexionsfur les Ouvrages nouveaux. II n’efcpublia que deux volumes. L’ou-vragefut arrêté par le ministère eu1732 , 8c ce fut au grand regretde quelques littérateurs qui y trou-voient l’instruction, 8c des gensdu monde qui y cherchoient l’a-