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Tome III.
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musement. Environ 3 ans âpres,en 1735 , l'abbé des Fontaines ob-tint un nouveau privilège pourdes feuilles périodiques. Ce sontcelles qu’il intitula : Objervationsfur les Ecrits modernes , in-12 ; co -mencées, comme les précédentes,avec l’abbé Granet , & commuéesjufqu’au 33 e vol. inclusivement.On les supprima encore en 1743.Cependant , Tannée suivante , ilpublia une autre feuille hebdo-madaire , intitulée: Jugements jur lesOuvrages nouveaux , en 11 vol.in-12, dont les 2 derniers sont deMairault. L’abbé Granet a eut pointpart aux Jugements, comme le ditl’abbé L'advocat, ou son continua-teur; il y avoit deux ans qu’il étoitmort. Dans toutes ces différentesfeuilles, on ne trouve pas toujoursni le même goût , ni la même im-partialité. Leslieux, les temps, Poc-casion, l’amitié, les querelles, cor-rompoient ses jugements ; Sc on yvolt des éloges pompeux Sc des cri-tiques malignes du même écrivain.Des Fontaines (dit l’abbé Trublet)n’étoit pas seulement partial : ilétoit homme d’humeur & de pas-sion, & chaque feuille dépendoitbeaucoup de son humeur actuelle.D’ailleurs,son goût étoit plus justeque sin, Sc dès lors, il n’étoit pastoujours juste. II a quelquefois cri-tiqué, faute d’entendre ce qu’ilcri-tiquóit: Cette finesse qui consistedans la sagacité à appercevoirpromptement les défauts & les beau-tés des ouvrages, il ne l avoir quedans un degré médiocre ; mais il ysuppléoit en empruntant des se-cours. Ce n’étoit pas seulement surles matières qui n’étoient point del’on ressort, qu’il recouroit aux lu-mières d’autrui : « Paroissoit - il» (ajoute TAuteur déjà cité) un» ouvrage nouveau, qui fit quel-» que bruit ? II avoir grand soin de» s’informeï de ce qu’on en.disoit

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» dans le monde & parmi les gens» de lettres ; fur-tout de recueillir» ces critiques en qhen l’efprit» François est si fécond, les cri*» tiques tournées en bons mots ,» en épigrammes : critiques tou-» jours assez bonnes , si elles sont» plaisamment malignes». C’estce qui donnoit du prix á ses Jour-naux aux yeux du public méchant-Son style clair, vif & naturel,rendoit, avec feu, les bons motsqu’on lui avoir fournis ; mais c’e-toit souvent aux dépens de Péqut-té, de la sincérité & de la bonnefoi. II faut que je vive, disoit-il Sun ministre d’état (d ’Argcnfon), q ullui répondit sèchement : Je n'e»vois pas la nécejfté. Alger mourr» ltde faim (écrivoit-il á l’abbé Prévosts'il étoit en paix avec Jcs ennemi r.II fut donc toujours en guerre , ®il essuya souvent de terribles ora-ges. On l’accusa souvent aup r ^du ministère. Un Magistrat, pré-venu contre lui, Payant fait ap-peler , il tâcha de se justifier. ífMagistrat lui dit : Si on écoutodtous les accusés , il n*y auroitp oltttde coupables . — Si on ccoutoitles accusateurs, répartit P Abbé > 1n’y auroit point d'innocents. CepeUdant l’abbé des Fontaines ( dit u,Freron ) étoit né avec des senti-ments. « Philosophe dans fa» duite, comme dans ses pfj nC1 ,» pes, il étoit exempt d’awb!r>o a '» avoir, dans I’esprit, une n ° b .» fierté , qui ne lui permettoû p» de s’abaisser á solliciter des t»®

» faits Sc des titres, L e P-j t» grand tort que lui a ‘ eCt i,]é,» les injures dont on l’a acci , -j» c’est qu elles ont quelque ^» corrompu son jugement. L t% n < 3» te impartialité, je Pavons, ,

» pas toujours conduit fa plu ^» & le ressentiment de son cc f' i s .» fait remarquer dans» unes de ses critiques... Si ‘ a