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Tome III.
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672. F O N

«n 1591 » à 37 ans, avoit une mé-moire si heureuse, qu’elíe répétoitroot pour mot un sermon , aprèsVavoiT entendu une sois. On ad’clle divers ouvrages en vers 8cen prose. Les plus connus font : Unéloge de son sexe en vers, intitulé:II merito dalle Donna , imprimé àVenise, 1 600, in 4", & H Flori-de r o , poème en 13 chants, imprimédans la même ville en 1581 , in-4 0 . Fonte-Mcderata est un surnomqu'elle s’étoit donné. Elle s’ap-peîoit Modcfio Fozzo , & étoitmariée à un gentilhomme Véni-tien nommé Philippe Georgi. SaVU a été écrite par Nico/o Do-gfionì.

I. FONTENAY, (Jean-BaptisteBlain de ) peintre, né à Caen l’an1654, conseiller à l’académie depeinture, mérita un logement auxgaleries du Louvre & une pensionpar ses talents. 11 avoir , dans undegré supérieur, celui de peindreles fleurs & les fruits. Sa touche estvraie, son coloris brillant , sescompositions variées. Les insectesparoiffentvivredans ses ouvrages;les fleurs n’y perdent rien de leurbeauté, ni les fruits de leur fraî-cheur. Ce peintre mourut à Parisen 1715 , à 6 1 ans.

II. FONTENAY, (Pierre-Clau-de) Jésuite, né à Paris et» 1683 ,mort à la Fléché en 174 a, continuaVHistoire de l’Eglise Gallicaneaprèsla mort du P. Longueval, 8c donnales ix* 8c X e vol. de cet ouvrage.Son style est moins coulant Lcmoins historique que celui de sonconfrère; maison y voit un hom-me qui connoît son sujet. Ce Jé-suite étoit d’un caractère très-hu-main 8c très-affable; 8c il joignoit( dit le P. Serthier ) à des maniérésfaciles toutes les vertus de son état.II avoir travaillé au Journal de^Trévoux,

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FONTENAY, Voy. CòtnoRÍ ;

FONTENELLE, (Bernard leBovier de ) naquit, le 11 février1 6 5 7, à Rouen, d’un pere avocat, 8cd’une mere, sœur du grand Corneille.Cet enfant, destiné à vivre prèsd’un siécle ( dit l’ahbé Truilet , quinous fournira une partie de cet ar-ticle), pensa à mourir de soiblessele jour même de fa naissance. Lejeune Fontanelle fit ses études àRouen , chez les Jésuites , qu'il 3toujours aimés. En rhétorique à 13ans, il composa, pour le prix desPalinods, une piece en vers latins,qui fut jugée digne d’être impri-mée, mais non d être couronnée.Fontanelle paffoit dès-lors pour unjeune homme accompli : il i’étoit,& du côté du coeur, & du côtéde J’efprit. Après fa physique , ilfit son droit, fut reçu avocat,plaida une cause, la perdit, 8c pro-mit de ne plus plaider. II renon-ça au barreau pour la littérature8c la philosophie , entre lesquels*il partagea sa vie. En 1674 , à i 7ans, il vint à Paris; son nom >déjà célébré, !'y avoir précédé. Plu-sieurs pieces de vers, inférées dansle Mercure Galant , annoncèrent ala France un poète aufli délicat q ueVoiture, mais plus châtié 8c P^ uspur. Fontanelle avoir à peine *°ans, lorsqu’il fit une grande p artiedes opéra de Psyché & de stellcr°~phon, qui parurent en 16788c i^ 79 *sous Je nom de Thomas Corneille f°noncle. En 1681, il fit jouer fa tragédie A'Aspar. Elle ne réussit P oir *^>il en jugea comme le pu^’n’^a-jeta son manuscrit au feu. fieslogues des Morts, publiés en I 3 ’reçurent un accueil beaucoup Pfavorable. Us offrent de la •ture 8c de la philosophie»l’une & l’autre parées de ® char ^ t

de I esprit. La morale y est P^-r &

agréable, peut-être trop,le philosophe n’a pas assez ec« ^