*
F 0 N
bel esprit. Cet ouvrage commeh-Ça sa grande réputation ; les ou-vrages suivants la confirmèrent. Onrapportera le titre des principaux,suivant î'ordre chronologique. I.
lettres du Chevalier d’Her ..., 16851®-Ues font pleines d’esprit, maisn °n pas de celui qu’il faudroit dansde s Lettres. Oh sent trop qu’on aVoulu y en mettre, & qu’elles font1® fruit d’une imagination froide &totripaíïtíe. II. Entretiens fur la plura-le des Mondes, t686. C’est l’ou-Vrage le plus célébré de Fontcnelle j^ Un de ceux qui méritent le plusl’ètre. On l'y trouve tout en-tier : il y est tout ce qu’il étoit,Philosophe clair & profond, belesprit, fin, enjoué , galant, &c. Ce
v rC ’ hauteur du SiecledeLouis
•XIF, fut le premier exemple déì art délicat de répandre des grâceslusque sur la philosophie : maisexc mple dangereux , parce que làvéritable parure de la philosophieef l l’ordre , la clarté , & sur-touc lavérité; & que, depuis cet ouvrageln génieux, on n’a que trop souventperché à y substituer les pointes,les faillies, les faux ornements. Ce*î Ul pourra empêcher que la posté-nte ste mette les Mondes au rang deî 0s livres classiques, c’est qu’ils0 ? f fondés en partie fur les chi-™ Ct 'que.s tourbillons dé Defcartes.vàant au fond du système de laP hralité des Mondes, plusieurs phi-°lophesne "adoptent point; puis-b est prouvé , disent-ils > queni l’homme, ni aucun animal con-I" 1 , ne sauroit subsister hors de* te rre , qu’ils seroient brûlés dansf nus & Mercure, glacés dans luT‘ter gj. s aturne ^ q ue [ a lune n’aP°*nt d’atmosphere, ou du moins^ u ’elle est insuffisante à la respi-a tion & à la vie des êtres terres-*f es , &c. le grand argument dete atla l°gie ne subsiste plus, & tou-s l«s conséquences qu’on en tireTarn. UL
1FON 67;
eh faveur de là pluralité dés mon-des , font anéanties. III. Histoiredes Oracles , 1687 : livre instructif& agréable, tiré de l’ennuyeulecompilation de Vandale, fur lemême sujet. Cet ouvrage précis,méthodique , très-bien raisonné ,
& écrit avéc moins de recherchéque les autres productions deFontcnelle , a réuni les suffragesdes philosophes & des gens degoût. 11 fut attaqué, en 1707, parle Jésuite Baltus, ( Vày. ce mot).Son livre a pour titre : Réponse il’Histoire des Oracles, Fvntenelle crutdevoir, par prudence, laissercettéréponse sans réplique, quoique sonsentiment fût celui du P. Thumas-jìn , homme aussi savant que reli- '<gieux. Ost prétend que le Pere Tel-lier, confesseur dé Louis XIV, ayantlu le livre de Fontenellè , peignitl’auteut à son pénitent comme unimpie. Le marquis á'Arginfm (de-puis garde-des-scéatix) écarta, dit-on, la persécution qui alloit écla-ter contre le philosophe. Le Jé-suite auroit trouvé beaticoup plusà reprendre dans la Relation de I IUie Bornéo , dans le Traité sur là Li-berté , & dans quelques autres écritsattribués à Fontenellè , & qui néfont pas peut-être tous de lui, IV.
Poésies Pastorales , avec un Discoursfur l'Fglogue , & une Digestion fui'les Anciens & les Modernes ', 1688.Les gens de goût ne veulent pas quéces Pastorales soient mises , pourla naïveté & le naturel, à côté décelles de Thèocrite & de Virgile ; Zcils ont raison. Les bergers de Fon-cenelle^ disent-ils, font des cour-tisans. Qu’on les appelle commèon voudra, répondent les partisansdu poète François; ils d sent detrès-jolies chose-, Ces Pastoralespeuvent être de mauvaises Lglo-gues; mais ce font des poésies dé-licates. On convient qu’il y a plusd’esprit que dé sentiment ; mais ii
V V