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Tome III.
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)) ave^ rfnjft , je viens vous remer -» ci:r. — Eh bien, dit Fontenelle,» je n'ai point oublié de faire votre» affaire ; mais f avoir oublié que jew l’euffe faite. Cependant on a cru5) Fontenelle insenlible , parce que» sachant maîtriser les mouve--, ments de son ame, il se con--, duisoit d’après son esprit, tou--, jours juste & toujours sage. D’ail--, leurs, il avoir consenti sans peine-, à conserver cette réputation d’in--, sensibilité ; il avoir souffert les-, plaisanteries de ses sociétés fur fa-, froideur, fans chercher à les dé--, tromper; parce que, bien sûr» que ses vrais amis n’en seroient-, pas la dupe, il voyoit dans cette„ réputation un moyen commode-, de se délivrer des indifférents,„ fans blesser leur amour-propre ».L’ambition n’eut jamais aucuneprise sur Fontenelle ; il en avoir vules funestes effets dans le cardinaldu Fois , qui venoit quelquefoischercher des consolations auprèsde lui. Quelqu’un lui parlant unjour de la grande fortune que ceministre avoir faite, pendant quelui, qui n’étoit pas moins aimé duprince-régent, n’en avoir fait au-cune : Cela est vrai , répondit le phi-losophe ; mais je n f ai jamais eubesoin que le cardinal du Bois vintme consoler. Le duc A’Orléans avoirvoulu le nommer président perpé-tuel de l’académ. des sciences. Lors-que ce prince parla de ce projetà Fcntenelle Monfe-gneur , répon-dií-il, ne m’ôtc{ pas la douceur de vi-vre avec mes égaux. Cependant cetteplace lui conver.oit, autan: par soncaractère que par son esprit. Amide l’crère comme d’un moyen deconserver la paix; aimant la paixcomme son premier besoin, ilchériíToit trop son repos pour abu-ser de l’autorité. Sa modération , enfaisant son Moniteur , a sans doutecontribué beaucoup àsa bonne santé

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& à sa longue vie. Ennemi de*agitations inséparables des voya*ges, autant qu’ami de la vie sé-dentaire , il disoit ordinairement

que le Sage tient peu de place & eTtchange peu. II poffédoit le raient, f*rare dans la conversation,de savoirbien écouter. Les beaux parleurs»soit gens d’esprit 8c à pensées ,d’ìmagination & à faillies , fe plat-soient beaucoup dans fa comp 1 'gnie, parce que non-feulement ilsparloiem tant qu’ils vouloient,mais aulîi parce qu’ils ne perdoien 1rien avec lui. Un jour Madam eA’Argentan, more du chevalier d’0 r "léans , grund-prieur de France, s° u ‘pant en grande compagnie cher ifduc d’Orléans régent, & ayant d 11quelque chose de très-fin, qui n efui pas senti, s’écria : Ah ! For> te '

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Este faisoit allu!' oí>

au mot si connu : Ou

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Ion ? Fontenelle , malgré son e% tr fme politesse, ne peuvoit s’enip echer quelquefois de faire cor.nOit‘ equ’on abufoit de fa bonté. Le- a ctlfdu monde , frivoles lors n.2^qu’ils font curieux , parce qu’ils ^le font que par vanité , voudro> e ^qu’on leur expliquât tout en Pf.de mots 8c en peu de temps- _peu demots, répondit un journelle? f y ccnjns ; mais en P‘ a ^temps , cela m*est impossible. Aa rc é ^que vous importe de j avoir ce que vme dcm mde\. Un discoureur , stne disoit que des choses rr * v * a ^& qui néanmoins les dilbit du c

2urott° n

& de J air dont a peine_

droit de dire les choses les pl u;

rares 8c les plus exquises, d’un ton& d un air qui commandoìent

1 attention , adrefloit un jour 3parole à Fontenelle. Le philosopha»las de ì’entendre , interrompit fdiscoureur. Tout cela est très-vrafMonjieur, lui dit-il , tres-vrai estPavois même entendu dire A f autres*Quand iantcnelle avoir dit son f*-’ 1