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‘ sffoiblissement de la vue : encoreCet i nffoibliffement ne se fit sentir*T a a l’ûge de plus de 90 ans. Les‘Acuités de son ame se soutinrenteac °re mieux que celles de son*j or ps. 11 y eut toujours de la lin elfeans ses pensées , du tour dans lese *Preíïìons, de la vivacité dans sésReparties , même jusque dans ses
- =rn iers moments. II mourut le 9janvier 1757,8 cent ans moins unrtl0 ’ s ia vec cette sérénité d'ame qu’il"\ Vo * t montrée pendant tout le courstìe fa vie. Voilà , dit il, U première” 0 '' que je vois. Son médecin luia yant demandés’il souffroir: il ré-
POndit ; Je n e sens qu'uni difficulté
- Ltr f Aucun homme de lettres n’al°Ut de pl us de considération dans
e :r, onde; il la devoir à la sagesse dea Conduite & à la décence de sesîj'fcurs , autant qu’à ses ouvrages,j P°rtoit dans la société, de laouceur, de l’enjcuement, 6c au-t - nt politesse que d’esprit. Supé-’ eur aux autres hommes , il ne
^°ntr° lt p 0 ; nt s a supériorité ; il
n . v ? u les supporter , comme s’ileut été que leur égal. Les hommess°. ts & méchants , disoit-il quel-3 , iv e r toi S; niais tels qu'ils font ì y ai àl 0 C avs c Cux ; & je me le fuis dit deÌouí; C /le,,rs ‘ On lui demandoit un• c< Par quel art il s’étoit faitp ar J 11 Garnis 6c pas un ennemi » ;est ‘ff ax ìómes y répondit- il : Tout
_ fjJfb/e , & Tout le monde n raison.
i^ v -^ STl&E & Jvstesse étoitsapi u j, e> Ses amis lui reprochèrentrnerì. CU . rs fois de manquer de fenti-v, 0n ‘ *1 est vrai qu’il n’étoit pasla if° Ur c eux qui demandent defais - a * eur dans l’amitié ; mais ilce 01t par raison 8c par principes,< * Ue d’autres font par sentimentPas^/ 1 ^oàr. Si son amitié n’étoitn > en ° rt tendre, ni fort vive, elleconft ét0lt *î ue plus égale & plusjjjefj 311 * 6 ' fl raettoit dans !e com-e tout ce qu’on peut exiger
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d’un honnête-homme , d’un galant-homme, excepté ce degré d’inté-rê; qui rend malheureux. En amour,il étoit plus galant que tendre : ilvouloitparoître aimable, mais fansaucun désir sérieux d’aimer, ni d’ê-tte aimé. Quoiqu’il n’ait pas sentil’amour , ni même aucune autrepassion, il les connoiffoit bien tou-tes ; 6c c’est parce qu’il les connois-soit, qu’il chercha à s’en défendre.L’un des successeurs de Fontenelle ,dans la place de secrétaire de l’a-cadémie des sciences, M. le mar-quis de Conàorcet , s’est fait un de-voir de le justifier de la froide apa-thie qu’on lui a reprochés. « II» fortuit, dit-il, pour les autres,» de cette négligence , de cette pa-ri resse qu’il se croyoit permis (Pa-ri voir pour ses propres intérêts.» Son amitié étoit vraie 6c même» active. II connoiffoit fur tout» les peines de la sensibilité , &i!» avoua qu’elles étoier.t les plus» cruelles qu’il eùt éprouvées,11 quoique les injustices qu’il avoit» souvent essuyées dans la car-11 tiers des lettres, eussent fait sen-ti tir bien vivement les peines de11 l’amour-propre à un homme qui11 auroit été moins philosophe. II11 savoit obliger ses amis à leur in-11 su , ( disoit- il un jour avec plai-11 sir à l’un d’eux,) 6c leur laisser11 croire qu’ils ne dévoient qu’à» eux-mêmes, ce qu’il tendit de» son crédit, 6c de la juste consi-i> dération qu’il avoir obtenue. Ce11 désir d’obliger ne l’abandonna11 pas dans les dernieres années11 de fa vie , & survécut même à11 l’affoibliffement de sa mémoire» 8c de ses organes. Un ce ses amis« lui parloir un jour d’une affaire» qu’il lui avoir recommandée : Je» vous demande pardon , lui ciít Fon-» tenelle , de n'avoir pas fait ce que11 je vous ai promis. — Vous l'avc{11 fait , répondit son ami , vous
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