Band 
Tome III.
Seite
687
JPEG-Download
 

ttr. XJn

FOR

recueil de ses Lettres fur

* P a ’x de Muníier, 8cc. &c.

ÎORX, (François le ) d’une fa-1111116 patricienne de Genève, na-í Ul t dans cette ville en 165 6. Une°rte inclination pour les armes luij, t . t l u *tt er la maison paternelle dèse de 14 ans. Après avoir servin hollande comme volontaire, il£ une lieutenance dans le régi-. ent d’un colonel Allemand au ser-, ce ^u C\ar. Le Fort étoit d’unef J^fionomie heureuse, hardi, en-air Prenant ■ généreux; il parloir*pzbie n 4 ou 5 langues. 11 n’étoit^ lnt savant; mais il avoir beau-^ 0l JP vu , avec le talent de bienPierre le Grand, qui avoirjìJ 016 le dessein de ranimer fa na-/ ji 1 > le vit & l’aima. Les plaisirse lf l’auteur de l’Histoire de cetVei* lereUr 1 commencerent fa fa-En 11 "’ à les talents la confirmèrent,du ’ A Forr eut la conduited’h â'^ros. II y montra tantÇUe tleté dans l'art de la guette ,d e Ie C{ar lui donna le comman-te tr ent général de ses troupes dejr,i e e de mer , Sc le fit son pre-lité c i> rnini ^ re d’état, avec la qua-t>air ^"tbassadeur Sc de plénipoten-da "s toutes les cours étran-ch 4 *‘ Fort eut part à tous lesda nn ® Sni6nts par lesquels Pierre Ipi rç a Une nouvelle vie a son em-à mourut à Moscou en 1699,pe rt , ans ; Lu C\ar , pénétré de faqu» " ' Ut des obsèques maguifi-

F rì? y affista -

î > ' 16 ) Voye\ MORI-

chef H RTES P" E , (Jean) lord,d’Anui ,! '^ lce & grand-chancelierHenri ?v rre ’ <0US le tsgne dege s . • publia plusieurs ouvra-fl ‘«ury, ® s des Anglais,fur la Loien . í ÍC ^ fur les Lois £ Angleterre,/Ifd.inS”.

Ca rdin-ì RTíGUE? ' R A , ( Nicolas )“ 1 natif de Pilloie, rendit

F O R 687

de grands services aux papes Eu-gène J L , Nicolas V, Pie 11 Sc PaulII. U commanda l’armée du saitir-siége aVec succès, & mourut àViterbe le 2t décembre 1475 , à55 ans.

II. FORTIGUERRA, (Nicolas)savant prélat de la même familleque le précédent, mourut en 1735,à 61 ans. 11 étoit arrivé par degrésà la plus haute prélature fous Clé-ment XI, Sc il espérois que Clé-ment XII, qui aimoit les Poètes ticla poésie, lui accorderoit le cha-peau de cardinal. Ce pontife l’enflatta plusieurs fois, 8c rrouvoittoujours de nouvelles raisons pouréloigner les espérances qu’il luiavoit données. L’oublique le papefit encore de Fortiguerra d::ns unederniere promotion, le laissant fansespoir, il s’abandonna au chagrin,6c une maladie de langueur !e con-duisit au tombeau. Comme i! ton-choit à fa derniere heure , le papeenvoya un de ses camériers le vi-siter de fa part, l’encourager, &lui promettre encore cette pour-pre si ambitionnée. A cette pro-messe , le malade se retourne, le vele drap qui le couvroit, Sc fa sancun éclat pareil à celui du Trtmcnsjiculnus PHorace , il dit à 1 envoyé :" Eccovi la ripofia : Bon riaggiu e» per lei eper mi „. Sa maison étoicle rendez - vous de tout ce queRome possédoit alors de plus ex-cellents littérateurs , & leurs con-versations ne rouloient que furla littérature. Un jour ondispu-toit fur la prééminence entre leTaffe & VAristote : l’un Sc l’aiitretrouvèrent des partisans dans cetteassemblée. Fortiguerra étoit pourle Tajfe ; 8c voulant prouver com-bien 1! étoit facile, avec de ii-magination , de réussir , au moinsjusqu’à un certain degré , dans iegenre de l 'Arstote, il composa unFcëme en 30 chants, qui fut coin-