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Tome III.
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reçu de í’académie de peinture, &en devint recteur & professeur. 11mourut à Paris en 1716 , à 76ans. C’écoit un homme bien fait,d une conversation douce & aisée,passionné pour le coloris, & mé-prisant un peu trop les peintresqui n’avoient pas dans un degrésupérieur cette belle partie de lapeinture. Sa réputation l'avoit faitappeler en Angleterre, où mylordMontaigu l’occupa à décorer samaison de Londres. Les peinturesde ce grand artiste furent admiréesde tous.les connoisseurs. Le roiGuillaume III les étant venu voir,proposa à la Fojfe un établissementtrès - avantageux ; mais, verseemême temps , le célébré Mansardlui écrivit de revenir en France,où il étoit désiré.

II. FOSSE, (Antoine de la) sieurd 'Aubigny , neveu du précédent,naquit à Paris en id;8 d’un or-fèvre, comme son oncle. II futsuccessivement secrétaire du mar-quis de Críqui & du duc á'Aumont.Lorsque le marquis de Crcqui futtué à la bataille de Luzara , il futchargé de porter à Paris le cœur dujeune héros , & il chanta fa mortdans une piece de vers que nousavons encore. La Foffe parloir &écrivoit purement l’Italien. UneOde qu’il fit en cette langue , luimérita une place dans l’académiedes Apatstes de Flotence. II yprononça , pour remerciement, unDiscours en prose sur ce sujetsingulier : Quels yeux font les plusheaux , des yeux bleux , ou d{s noirs ?11 avoit encore plus de talent pourla poésie françoise. Ses vers fontextrêmement travaillés : il aveuoitlui-même que l’expression luicoû-toit plus que la pensee. On a delui plusieurs Tragédies : Polixene;Manlius- Capitolinus ; Thésée ; Co-rajus ù Callirhoé. Les trois premiè-res ent été conservées au théâtre;

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Manlius , qui est la meilleure > *de grandes beautés : la dernier?eut moins de succès. Callirhoé e»pourtant bien versifiée ; mais *?sujet rsen est pas heureux,Fauteur , non moins modeste q uingénieux , a avoué plusieurs > 01qu’il n’appeloit pas du jugent^du public. Ce poète , ami de J-F useau , n’est pas aussi connu ost ^devroit ì’être : son mérite drz^ftique est bien supérieur à ceint

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Campifiron , quant au style-trouve dans ses pieces des tira _que ne désavoueroient pasgrands tragiques. Son Manliu s (regardé par les connoisseurs coin jdigne, à plusieurs égards, du g r *Jj (Corneille , ce qui n’est pas un f°‘ .éloge. L’auteur avoit profité, P 0 .^cette piece, de l’excellente flím (de la conjuration de Venise, r.l’abbé de ò'-Réal. La Fcffstoutes les qualités d’un h o® 11 jjhomme. Dans le cours de laétoit plus philosophe que P , jn {se contentant de peu, & pfÇ fe - t ,cles lettres à la fortune , &aux lettres. On a encore de 1 "^ .

Traduction , ou plutôt unephrase en vers françois deS j )(J .d’Anacréon , fort inférieure "V t( jriginal. On trouve , âpres ^ j tversion , plusieurs autres ? íCC { 0 pt

Poésies, dout quelques-unes ífC ,

assez bonnes > Sc le reste me11 mourut à Paris le 1 n° v ^el*1708 , à 50 ans. Son Ttèai re e „ }2 vol. in-12, Paris, I 74 7-paru une autre édition en ' l{ 1qu'on a grossie, par je P? 3 ^

motif , de la Gahinie de br» e )du Distrait de Pegnard. U,iï s ’

III. FOSSE, roye;U; , S ,

FOSSÉ, (Du) Voy- X. ^' bt e

FOTHERGILL , ( N- > idmédecin Anglois , de la ff0 ttQuakers , né le 8 mars 17le 2 6 décembre 1780, , j J j e p í f

non-seulement recpmman