Band 
Tome III.
Seite
692
JPEG-Download
 

6gi FOU

en 1653, dans un temps oû ellesavoienc été épuisées par les dépen-ses des guerres civiles Sc étrangères,& par la cupidité de Maiarin.Foucquct auroit dû les ménager ;il les dissipa, & en usa commedes siennes propres. II dépensa prèsde 36 missions d’aujourd’hui à fairebâtir fa maison de Vaux. Ses dépré-dations , les alarmes que donnoientles fortifications de Belle-Isle, l’idéequ'on insinua au roi qu’il votiloitse faire duc de Bretagne 3 c des Ilesadjacentes , & qu’il cherchoit àgagner des partisans par ses profu-sions , les tentatives qu’il avoirfaites fur le cœur de Madame dela Vallìcre , tout servit à irriterLouis XXV contre son ministre. Le20 août 1661 , Foucquct donna àce prince & à la reine sa mere,une fête magnifique dans fa maisonde Vaux, aujourd’hui appelée Yil-lars. On y joua les Fâcheux deMolière. PeUJjuti composa le Pro-logue en vers à la louange du roi.Ce Prologue plut beaucoup à LouisXIV, qui n’en fut pas néanmoinsplus favorablement disposé & pourl’auteur, & pour celui qui donnoitla fête , on vouloir même les fairearrêter avant qu’elle fût finie :triste exemple de l’instabilité desfortunes de cour. Louis XIV vitavec peine que Vaux étoit supé-rieur en beauté à Saint-Germain& à Fontainebleau. Les ennemisde Foucquct lui firent remarquer lesarmes 8c la devise du maître de lamaison. C’étoit un Ecureuil avecces paroles t Quò non ajcendam ?

» où ne monterai - je point n ?L’écureuil étoit peint presque par-tout poursuivi par une couleuvre,qui étoit les armes de Colbert. LouisXIV sentit tout ce que disoit ladevise de Foucquct-, il crut devoirdissimuler encore quelque temps.Enfin on attira avec adrelTe le sur-intendant à Nantes, 8c on l’arrêta

FOU

le 7 septembre 1661. Lorsque 1*vertueuse mere apprit la détentionde son fils, elie fit taire la tendrest" ematernelle, 8c s’écria en se mettantà genoux : C'est maintenant , ô monDieu! que j’ejpere de son salut. Fousquet s'étoit défait fort imprudent"ment, quelque temps auparavant,de fa charge de procureur-général,dont il avoit fait porter le pt lX( iîoo mille livres) à l’épargn f *Son procès lui fut fait psr descommissaires, qui le condamne*rent, en 1664 , à un bannissementperpétuel, commué en une prisonperpétuelle. Ce fut dans la citadellede Fignerol qu’il fut enfermé, &il y mourut, suivant le bruit cofl 1 'mun , le 23 mars 16S0 , à-6; an*Quelques auteurs prétendent qu’ 1alla mourir dans le sein de ^famille, entièrement oublié,qui avoit joué un si grand roi*De tous les am’s que fa fortun elui avoit faits , il ne lui restaGourville , Fellijfon , Mademois^ *de Scuderi, ceux qui fiirent en ve 'loppés dans fa disgrâce, 8c quelss^gens-de-lertres qu’il pensions 011 '[Voyei II. Fontaine ( 7 . la) .premier assure dans fes Mém ol l cs ’que Foucquct sorts t de fa P ! ‘‘î equelque temps avant fa mort.second prit sa défense dans P‘ usieurs Mémoires recueillis en r J v ° 'qui sont des modelés d’éloquen c *(Voy. Boutaued.) Les dépre f .tiens de Maytrin firent, en P srt ' c ’les malheurs du surintendant>cardinal s’étoit approprié, enverain , plusieurs branchesrevenus de l’état : mais, 5°*? -,l’a dit un homme d’esprit, st n ^parrient pas à tout le monde ^faire les mêmes fautes... tine 1>tiçularité assez singulière dup r .de Foucquet , est qu’il fe nte ^tellement fur les dispositionsfes juges à son égard , queil fallut nommer les rappSk