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d’Hanovre, Quoique cette déten-tion tût contre le droit des gens ,il fut conduit en Angleterre, oùil resta jufqu’nu 17 août de sati-née suivante. Revenu en France,il fut envoyé en Provence pourrepousser les Autrichiens qui l’i-nondoient. II les chassa peu-à-peude cette province , & leur fit re-passer le Var en février 1747.Après quelques succès , le vain-queur partit pour concerter à Ver-sailles les opérations de la campa-gne de 1748. Le roi, qui l’avoitfait duc de Gisors en 1742, lecréa pair de France : honneur quifut le prix de ses services , & dontil se rendit digne par des servi-ces nouveaux. Ilétoir furie pointd’exécuter un plan qui de voit le ren-dre maître de Turin , lorfqu’il ap-prit la mort de son frere, tué àla malheureuse affaire d’Exiles.Cette nouvelle I’accabla ; maisayant su surmonter sa douleur ;il dit à ceux qui le consoloient:Je n’ai plus de frere ; mais f ai unepatrie ; travaillons pour la Jauver.Après la paix de 1748, qui mitfin aux hostilités , fa faveur ne fitqu’augmenter; il devint ministreprincipal en 1757. L’affiduité autravail, les craintes d’ètre traver-sé , les malheurs de la France ,les foins qu'il prit pour les répa-rer, le consumèrent peu-à-peu ; &il mourut le 26 janvier 17 61, à77 ans. I.'académie Françoise &celle des sciences avoient orné leurliste de son nom. Voici le portraitqu’en trace un auteur célébré.« Le maréchal de Belle-Isle , fansri avoir fait de grandes choses,„ avoit une grande réputation. II„ n’avoit été ni ministre , ni gé--> néral en 1741 > & paffoit pour» l’homme le plus capable de con-» duire un état & une armée. II,> voyoit tout en grand & dans» le deritier détail i s’stoit un des
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» hommes de la cour qui kût I e
» mieux instruit du maniement» des affairesintérieuresdu royau»v me, & presque le seul officies» qui établit la discipline mili'» taire : amoureux de la gloire,» & du travail fans lequel il n’y» a point de gloire ; exact, labo-» rieux ; non moins porté par goât
» à la négociation, qu'aux travaux
» du cabinet & à la guerre; mais» une santé très-foible détruise* 1 '» souvent en lui le fruit de tant» de talents. Toujours en action»» toujours plein de projets, io a» corps plioit fous les efforts de» son ame. On aimoit en lui l a» politesse d’un courtisan aima-» ble & la franchise d’un soldat-» II persuadoit, sans s’exprimet» avec éloquence, parce qu’il P 3 '» roiffoit toujours persuadé ; ”» écrivoit d une maniéré fimple &n commune , & on ne se serott» jamais apperçu, par le style d®» ses dépêches , de la force & d®» l’activité de ses idées ». On 3reproché au maréchal de Belle-lpdes’atracher trop aux petits détail**& d’entrer dans tous les projet*'Son esprit systématique l'engage 3 *recevoir tous les plans qu’on l ulprésentoit, & à protéger trop d’ 3 'venturiers; mais il retiroitfes b° n 'tés, dès qu’il s’appercevoit qu’ 011l’avoit surpris. J'ai fait des fautes tdisoit-il quelquefois ; mais je n’ail 11 'm,ais eu t orgueil ridicule de ne pet í *convenir. Haut avec les grands, 1portoit dans les cours étrangèrestoute la dignité qu’exigeoit la g ra0 ’deur du maître qu’il repréfentoxt >mais, affable & prévenant avecceux qui étoient au- dessous de l ul >il ne leur faisoit point sentir *poids de son autorité. II aima etalents^en homme éclairé, mais n° npas en ministre qui ne protégéarts que par air. Le maréchal
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