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Tome III.
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ímt estimés, 8r le dernier est cu-rieux.

III. FOUR, ( Charles du ) curéde S. Maclou à Rouen, & en luireabbé d’Aulnai, mort en 1679,s'est fait connoître par fes dispu-tes avec le P. Brisacier , & par sonzele contre la morale relâchée. IIest auteur de divers Ecrits Ecclé-siastiques ou Polémiques. On ne leslit plus.

FOUR, (Du) Voye\ Longue-

KUE.

FOURCROI, (Bonaventure de)né à Noyon , étoit mauvais poète& avocat excellent.il montra non-seulement de l’éloquence , maisbeaucoup de courage & de ferme-té. 11 vouloit qu’un avocat connûtles belles-lertres, & fur-tout l’hif-toire, qu’il appeloit la porte detoutes les sciences. II mourut en1692. On a de lui 21 Sonnets con-tre le cardinal Ma-çarin , très-faty-riques & très-médiocres ; & quel-ques ouvrages de prose, peu con-nus aujourd’hui. II étoit ami deBoileau Si de Molière , qui difpu-toit quelquefois avec lui, & quiétoit obligé de céder à la force defes poumons : Que peut la raisonavec un filet de voix , dit-il un jour,contre une gueule comme celle-là ?

FOURMONT , ( Etienne ) né en168; àKerbelai, village près deParis, d’un pere chirurgien, mon-tra dès fa jeunesse des dispositionssurprenantes pour les langues. IIavoit la mémoire si heureuse,qu’après avoir appris par cœurtoutes les Racines Grecques dePort-Royal, il les récitoit souventen rétrogradant. II n’étoit encorequ’écolier, lorsqn’il donna ses Ra-cines de la Tangue Latine mises envers français , ouvrage qui eût faithonneur à un maître. Après avoirétudié au college des Trente-trois& i celui de Montaigu, i,l fut char :

FOU

gé de l’éducation des fils du ducd 'Antin. L’acadcime des inscrip-tions se l’affocia en 1715 , la so-ciété royale de Londres en 1738 »& celle de Berlin en 1741. II mou-rut à Paris le 18 décembre 1745 »à 62 ans. I! avoit joui pendant favie de la considération due à sonsavoir , à la droiture , à la modes-tie & à la candeur qui l’accompa'gnoient. Le comte de Tolède , mi-nistre d’Espagne , lui obtint unepension de la cour, qui fur arrê-tée lors de la rupture entre la Fran-ce & l’Espagne. Le duc d 'Orléansle mit au nombre de fes secrétaires.Les savants François & étrange 15le consultoient comme un oracle,dans tout ce qui concerr.oit I eGrec > le Persan, le Syriaque >l’Arabe, l’Hébreu , & même I eChinois. On a de lui une fouled’ouvrages, imprimés & manus-crits; témoignages de son érudi-tion & de son amour pour le tra-vail. I. Réflexions critiques furHistoires des anciens Peuples jusqu aatemps de Cyrus , 1735 , 2 vol. in -4 >chargées de Citations. II. Vf eGrammaire Chinoise , en latin , lD 'fol. 1742, fur laquelle on P eUtconsulter le Journal des Savant 5 'de mars & avril 1743. III.tiones Sinicce , 1737 , in-fol. ° a .'vrage qui renferme les.prélimiu^res de la Grammaire Chinoise > **l’explication de tout le technisf)®de cette langue. IV. Plusieurs fysertations dans les Mémoires de 1 3cadémie des belles-lettres, fem.ee 5d’érudition. Fourmont avoit un trre, membre de cette compag 01 ^’comme lui, Lt professeur en lang u ^Syriaque au college royal- Ce denier, appelé Michel Fourmont, m°rut en 1746... Voy. iv Lucas.

FOURNI, T'oyeç Fournit.

I. FOURNIER, ( Guillaume 1excellent critique de Paris, P rfessêur en dsoit à Orléans » nllt