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» lut, du Baptême & des Sacré-» ments? Les ministres de i’Egiise» fonteux-roêmesdansceserreurs,» & ils s’y enttetlennent pour» conserver leurs revenus & leurs» dignités : la corruption a donc» tellement pénétré toutes les fo-» ciétés Chrétiennes, qu’il y a» moins d’inconvéni'ens à y tolérer» trop les vices & tous les dtsor-» dres, qu’à entreprendre de les ré-» former. Que reste-1-il donc à» faire à ceux qui veulent se f<iu-» ver, sinon de se séparer de» toutes les Eglises Chrétiennes,» d'honorer Dieu par la pratique» de toutes les vertus, dont 7 e-» sus-Christ est venu nous donner» l’exemple, & de former une fo-» ciété religieuse, qui n’admette» que des hommes sobres, pa-ri tients, mortifier, indulgents, mo-» (lestes, charitables, prêts à sa-» crifier leur repos, leur fortune» & leur vie , plutôt que de par-» ticiper à la corruption généra-is le? Voilà la vraie Eglise que» Jésus-Christ est venu établir,» hors de laquelle il n’y a point» de salut n... Fox prêchoit cettedoctrine partout, dans les placespubliques, dans les cabarets, dansles maisons porticuleres, dans lestemples. II pleuroit & gémiffoitfur l’aveuglement des hommes; ilémut, il toucha > il persuada; il sestt des disciples , qui crurent, com-me leur maître, être instruits im-médiatement par le St-Esprit dontils se disoient les temples. Les pro-vinces de Leicestcr, de Nortingham& de Darbi, furent les premiersthéâtres de ce pieux charlatan.Quoique souvent outragé, empri-sonné, fouetté pour son fanatis-me , il ne relâcha rien de son zele ,Lt n’en fit même que plus de disci-ples. On «rompra bientôt á fa fuitedes personnes du premier rang,des savants de toute espece, &
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beaucoup de peuple. II donna au*enthousiastes qui le suivoient, I®nom d 'Enfants de lumière. Ayantcomparu à Darbi devant les ju-ges , il les prêcha si fort fur 1*nécessité de trembler devant le Sei-gneur , que le commissaire, quil’interrogeoit, s’écria qu’il avoiraffaire à un Quaker, c’est-à-dire,Trembleur , en angicis. Fox s’as-socia deí femmes , & n’en fut pa*plus soupçonné d’incontinetice-Ayant connu dans la prison deLanc,astre la dame Fell, veuved’un illustre magistrat de cette pro-vince, il lui inspira ses erreurs &l’époufa. Le patriarche du Quaké-rifme emmena avec lui fa prosélyteen Amérique l’an 1661. Elle par-tagea les fonctions de son minis-tère & fit valoir ses extravagance**L’Angleterre ( dit Fox en partant )a été ajse\ arrosée de mes sueurs’,"faut en aller baigner le Nouvea #'Monde. II y eut les mêmes sucre*qu’il avoir eus dans une partie d el’ancien. Ce succès lui persuadè-rent que, si l’Europe, l’Asie & 1 '^'frique ne s’étoient pas encore ran-gées fous ses étendards, c’eft q u e ."les I’ignoroient. II écrivit don ctous les souverains des Lettressensées, qu’on paya du plus P_ r °_fond mépris. Fox , revenu en A .gleterre, continua ses travaux,l’emporterent en 1681. P eu ^temps avant fa mort, il con 'f‘f eSun gros volume fur fa V‘ e K ^Missions : pour le rendre plus mytérieux, il défendit, par i° n ^tamcp.t, de Timprimer. On Pvoir ce qu’en dit le Eere c"dans son Histoire des Tremblé <publiée en 1735. FoxJ’abbé P loquet ) étoit un . , ava jtignorant 8c atrabilaire , qut n j ,d’abord séduit que la P?? U co rti-
plus ignorante que lui. Al a - 5 -j-
me il y a dans la plupart desmes un germe de fanatisin^^