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Tome III.
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none & de Gènes. Bourbon battit,Tannée d’aorèa , l’arriere-garde deTamiral Bonniret à la retraite deRebec ; il marcha vers la Provence,prit Toulon & assiégea Marseille,j François I courut au secours de laProvence, & après savoir délivrée,il s'entcnça a core dans le Milanez,& assiégea Pavie. On etoit dans lecœur de l’hiver. C’étoit une fauteconsidérable savoir formé un siègedans une saison si rigoureuse.François en fit une autre non moinsimportante, en détachant mal-à-propos d X mille hommes de sonarmée pour les envoyer conquérirNaples. Trop foibl? pour résisteraux Impériaux , il fut battu le 24février 1515 » après avoir eu deuxchevaux tués fous lui, ( Voye\ I.Molac.) & fait prisonnier avec lesprincipaux seigneurs de France.Son malheur voulut encore qu’ilfut pris par le feu! officier Françoisqui avoit suivi le duc de Bourbon,& que ce duc , son vainqueur,fût présent pour jouir de son hu-miliation. Son ccurage ne l’aban-donna pourtant pas, & ce fut alorsqu’il écrivit à fa mere : Tout est■perdu, hormis I’h O N 2 f E l'R. Ceprince ne voulut fe rendre qu'auVice roi de Naples. Monsieur deTannai , lui dit - il, voilà l'cpceJl'un Roi qui mérite d'être loué ,puisqu’avant que de la perdre , il s’enest servi pour répandre le sang deplusieurs des vitres , & qu il n est pasprisonnier par lâcheté , mais par unrevers de fortune. On raconte qu’aumoment qu’il fut environné, Davila& un certain Urbieta se dispu-tant avec vicacité la gloire de saprise , le roi leur dit d’un air tran-quille : UhSIETA m’a volé, Sr Da-VILA m’a pris. En effet, le premierlui avoit arraché son grand collierde Tordre , enrichi de pierreries ,& Davila s’étoit contenté de luidemander ses armes. En passant à

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travers le champ de bataille, dansl’endroit où il devoit être garde Jles Impériaux lui firent observerque tous sesgardesSuiffes s’étoientfait tuer dans leurs rangs, & qu’st*étoient couchés morts les uns présdes autres. Si tdtres mes troupes,dit-il, avoientfait leur devoir com -me ces braves gens , je ne seroìs pasvotre prisonnier ; mais vousserie\ le smiens. Comme François avoit étépris près des murs de la chartreusede Ta vie , on le mena d’abord dansTéglise de ce monastère. Lesreli-gieux étoient au chœur ; & quandils furent à ce verset du pseauffl 6118 : Bonum mihi quia humiliasti me,ut discam juflistcationes tuas ; le roiles prévint & le récita à haui evoix. Peu de jours après, on con-duisit l’illustre prisonnier à Ma-drid. Charles avoit assemblé senconseil, pour savoir comment stdevoit le traiter : « Comme votre» frere & votre ami (répondit l'éve-que d’Osma ) ; n il faut lui rendre» la liberté , fans autre conditionn que celle de devenir votre allié )?•Charles ne suivit point ce conseilgénéreux -, il se comporta avec unroi , comme un corsaire avec unriche esclave. François I ne recou-vra sa liberté que par un tra 11 ®onéreux, signé à Madrid leJanvier 1526. II renonçoità sesp r ®'tentions fur Naples, leMil aneï f

Gènes & Ast, à fa souveraineté

fur la Flandre 8c TArtois. I> devoitcéder le duché de Bourgogn e »mais lorsque I.annoi vint demandercerte province au nom de Tempe-reur , François I, pour toute teponse , le fitaffister à une audiencedes députés de Bourgogne , 5 uldéclarèrent au roi , qu ’ìln’avoitp as

le pouvoir de démembrer une provins

de fa monarchie .... Lar.noi eut eOcore la mortification d’enten tpublier la ligue-fainte. C’etoit unalliance entre le pape , le roi

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