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Soiffons, & le roi d'Angleterrê pre-jsoit Boulogne. Le Luthéranisme fitîe salut de la France. Les princesLuthériens d’Allemagne s’unifié n tcontre l'empereur. Charles, pressantía France & pressé dar.s l’empire ,fit la paix à Crespi en Valois, le18 septembre 1544. François I, dé-livré de l'empereur, s’accommodabientôt avec le roi d’AngleterreHenri VIII ( Voy. I, BELLAY. ) : cefut le 7 septembre 1546. II mou-lut , l’année d’après, à Rambouil-let, le dernier mrrs 1547, à 53,ans, de cette maladie alors pres-que incurable , que la découverteà Nouveau-Monde avoic, dit-on,transplantée en Europe. Ce prince,passionné pour les femmes ( Voye\les art. Dolet , Fisseleu , Cha-teaubriand , & ix . Marie.),les introduisit à la cour; car, di-foit-il, une cour fans femmes est unemnnée Jans printemps & un printempsfans roses. Mais ces roses ont deterribles épines , & il Réprouvaltti-même. II avoir eu autrefoisune maîtresse nommée la belle Fè-ronniere. Le mari de cette femme,jaloux Sc vindicatif, avoir été pren-dre du mal dans un lieu de débau-che pour le donner à son infi-delle , St par elle à son rival. Toutlui réussit comme il le desiroit,& François I mourut à 52 ans ,après avoir souffert pendant neufannées. Avant de mourir , il donnales conseils les plus sages au Dau-phin. Les enfants ( lui dit-il ) doi-vent imiter les vertus de leurs peres ,& non leurs vices. Le François estle meilleur peuple du monde, & vousdeve: le traiter avec dlautant plus debonté , que , dans le besoin , il ne
refuse rien à ses rois . Un long
portrait de François I seroit su-perflu ; il est assez pe-nt dans lecours de cet article. II fut plusbrave chevalier que grand prince.H' eut plutôt l’envie que le pou-
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voir d’abaisser Charles Quint, fetirival de gloire, moinsbrave, moinsaimable que lui ; mais plus puis-sant, plus heureux, & plus po-litique. Comme il avoir beaucoupd’élévation, Sc qu’il rétìéchtssoitpeu, il négligea trop i'intrigue»Sc se sia trop à son courage. Lors-qu’on lui soumissent quelque oc-c .sion de tirer vengeance des mau-vais traitements Lits par Charles-Quìnt ou par ses généraux, auxsoldats 8c officiers François pri-sonniers , il répendoit : Je ntigarde de le faire : je perdrais untoccasion de vaincre en vertu Char'es,à qui je fuis obligé de céder en jor-tune. Quoiqu’il s’occupât beaucoupdu foin d’étendre son royaume ,il le gouverna rarement lui-même-L’état fut successivement aban-donné aux caprices de la du-chesse d’ Angoulême , aux passionsdes ministres, à Favidité des ft'voris. ( Voye\ Beaune, ChABOT»Poyet ). La proteéìion qu’il ac-corda aux beaux arts, a couvertauprès de la postérité la plupartde ses défauts. II se trouva pré-cisément dans le temps de la re-naissance des lettres ; il en re-cueillit les débris échappés au*ravages de la Grece, & il * eStransplanta en France ( Voy.phael). Son régné est l’époé uede plusieurs révolutions dans l’ et 'prit Sc dans les moeurs des Fran*çois. II appela à fa cour les ° a 'mes, les cardinaux & les préft 1les plus distingués de son royautno-La justice , depuis la fondation ^la monarchie , avoir été renen latin ; elle commença Fan 1 53à í’être en François. François 1déterminé à ce changement par u ^expression barbare , employée aun arrêt rendu au parlementParis. Ce fut aussi lui qui introdu--la mode de porter les àevecourts & la barbe longue, F