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cacher une blessure qu’il reçutdans un jeu en 152I. Le bas deion visage fut défigure' par cetoccident. On vouloir rechercherI imprudent qui avoir sait le coup ;François ne voulut pas le permet-tre. C est moi , dit il, qui ai fait lafolie , il est juste que je la boive. Maistl masqua cette difformité en lais-sent croître se barbe. Dès-lors lescourtisans , singes de leur maître ,I eurent la plus longue qu ils pu-tenr; ce fut un ornement depetit-tnaître. Les gens graves & les ma-gistrats n’en portoient point ; ilsne laissèrent croître la leur , quelorsque les court,sens se furent dé-goûtés de cette mode. François Iaccabla d’abord son peuple d im-pôts; mais il devint plus écono-tne fur la fin de ses jours, & ilrecommanda à son fils en mourantôe diminuer les tailles. 11 laissadans ses coffres environ six mil-lions d’à présent. Voye\ son Hif-l f Lre , écrite avec venté & avecénergie , par M. Gaillard , S vol.
tn-n.
Ul. FRANÇOIS II, roi de Fran-1 naquit à Fontainebleau le 19senvier 1544, de Henri II & deCatherine de Méiicis. Le jour desa naissance fut remarquable pardne éclipse de soleil ; ce qui lui*tt donner pour devise un Lis en-tre Un Soleil & une Lune, avecCes Mots : InTER ECLIPSES EXO-. Eí0j t. II monta fur le trône aprèsa Mort de son pere , le 10 juillet* 159 - II avoir épousé, Tannéeauparavant, Marie Stuart> fille
Unique de Jacques F, roi d’Ecosse.VUoique ton régné ne fût que de"’.tnois , il fit éclore tous les mauxA", depui s , désolèrent la France.^s an tou , duc de Guise, ?& lecar-’nal d e J _ orra : nc , oncle de ce roi-^ n . ant par sa femme, furent misf» a .*ûte du gouvernement. L’un
• Vl t maître du clergé & des fi-
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nances ; & l’autre étant chef detout ce qui regardoit la guerre,ils se servirent plus de leur pou-voir pour satisfaire leur ambition,que pour procurer le bien de l’é-tat. François II aliéna même de 1 acouronne , à l'instigation de fa ne-re, par lettres-patentes, la souve-raineté du duché de Bar, pouren céder les droits au duc de Gui-se, íí ne. s’en réserva que la foi,Thommage &.le ressort. Antoine deBourbon , [ Voye^ IX ANTOINE ].roi de Navarre, & Louis son frere ,prince de Condé , fâchés que deuxétrangers tinssent le roi en tutelle,les princes du sang & les officiersde la couronne éloignés , résolu-rent de secouer le joug. Ils se joi-gnirent aux Calvinistes pour dé-truire les Guises , protecteurs desCatholiques. L’ambition fut lacause de cette guerre, la reli-gion le prétexte, & la Conspirationd’Amboise le premier signal. Certeconspiration éclata au mois demars 1560. Le prince de Condéen étoit Famé invisible, & la Re-naudie le conducteur. Celui-ci s’é-tant ouvert à Avenelles , avocatde Paris , la plus grande partie desconjurés est arrêtée, & ils fontexécutés. La Renaudie fut tué encombattant, & plusieurs autrespérirent comme lui les armes à lamain. La conspiration découverte& punie, le pouvoir des Guisesn’en fut que plus grand. 11s firentdonner un édit à Romorantin, parlequel la connoissance du crimed'hérésie étoit renvoyée aux évê-ques & interdite aux parlements.Le chancelier de VHôpital rte dressacet édit que pour éviter Fétablif-sement de l’inquisition. On défen-dit aux Calvinistes de tenir desassemblées. On créa dans chaqueparlement un£ chambre qui neconnoissoit qne de ces cas-là, &qu’on appeloit la Chambrt-Ariente,