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Le prince de Condc , chef du partiCalviniste , fut arrêté , condamnéà perdre la tête, & lloit finir parla main du bourreau , lorsqueFrançois II, mala 'e depuis long-temps, & infirme dès fou enfance,mourut à 17 ans , le 5 décembre15 6c , d’une apoiteme a 1 oreille ;laissant un royaume endetté dequarar.te-trois millions, & en proieaux fureurs des guerres civiles.[ Voyc\ II. Ckatel ]. Quoique laFrance tombât dans la minortiépar sa mort, il ne fut pas regret-té, parce qu’on aimoit mieux ( ditle président Hcfnault) une mino-rité véritable, qu’une majorité ima-ginaire. Les serviteurs de Fran-çois II l’appeloient le Roi fans vice :on peut ajouter, & Jans vertu ; &on ne fait gueres ce qu il auroitété, s’il avoit régné plus long-temps. u II se conduisit ( dit le pré-» sident de Thon) bien moins sui--> vant son penchant, que confor-„ m émeut à ceint des Lorrains. A» l’heure de la mort, avant qu’il« eût perdu connoiffance, on dit» que le cardinal de Lorraine 1 a-», vertit de prier Dieu de lui par-ti donner les fautes qu’il avoit fai-» tes , & celles que ses ministres-, lui avoient fait faire : ce qui fut-, interprété par les assistants, com-» me un aveu formel de la mau--, vaise administration desdeuxfre-5, res ». On prétendit aussi que lamort de François étoit une fuite dupoison qu’on lui avoit donné. Lesuns en accusoient le roi de Navar-re , les autres Catherine de Médicis ,mere du roi ; & l’esprit de parti fitadoptera ceux quien étoient préoc-cupés , l’opinion la plus conformeà leurs idées. « Mais ( dir toujours,, le même historien ) c’étoient des-, bruits fans fondement, auxquels-, les troubles du temps donnoient,, lieu: comme si les grands ne pou-» voient mourir naturellement !
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» François avoit toujours été à ukl» tempérament très-foible ; & 1 on» prétend que l amour excessif» pour la reine fa femme, l une» des plus belles & des plus spi'» rituelles princesses de 1 Europe ,» ne contribua pas peu à abréger» f es jours François II avoit eu,comme ses frétés, le savant Amyotpour précepteur. II avoit si bienprofité des leçons de son maître,que , lorsque le chancelier Michdde VHCpital , qui n’étoit encoreque président de la chambre descomptes, lui présenta son excellentPoème latin sur son sacre , il le lutavec tout le goût d’un prince quien connoissoit les beautés , & enapprit les plus beaux endroits d emémoire. Son goût pour les lettresest presque le seul éloge qu’on luiait donné. Cependant l’abbé U R a 'gois dit de lui : aEtas brebis a*'TAQVE REGKO.
Digne en effet du trône où te piaf 3le sort,
Trop jeune, tu payas le tribut à 1 *mort.
Cette flatterie auroit été bonnedans une oraison funebie. La d e "vise suivante auroit mieux couve'nu à François II : BREVES1 ABOR REGRl.
A mon trône arraché par la com-muns loi,
Je n’eus que peu de temps le m 31 'heur d’être roi.
FRANÇOIS, Dauphin de Fr 30 'ce, fils de François J j Voy. M 01í 'TECUCULI, n°í.
IV. FRANÇOIS DE FRAtfCE»duc d’Alençon, d’Anjou &deB er ^ri , & frété de François II, de ci’ âïles IX & de Henri III, néeni> 54 >se mit à la tête des mécontents »lorsque son frété Henri III montsur le trône. Catherine de Med’ lC t s -sa mere, le fit arrêter ; mais le r °