7i 8 F R A
Crescentin, Dezance, & remportala fameuse victoire de Cérisoles,le lundi de la fête de Pâques 1544.tés François tuerent x 0,000 en-nemis, firent 4000 prisonniers, &s’cmparerent du bagage 8c de l’ar-tillerie, fans qu’t! leur en coûtât200 hommes. Cette victoire faci-lita la conquête du Montferrat ; lecomte à'Enguien le soumit tout,à l’exception de Casai. L’annéed’après , ce prince se jouant avecde jeunes seigneurs à défendre unfort de neige , il y fut tué le 23février 1545 , à 27 ans. Ce fut uneperte réelle pour la France, à quila valeur 8c ses victoires avoientdonné les plus grandes efpé-ances.
VII. FRANÇOIS de Bourbon,duc de Montpensier, de Chatelle-raut, prince de Dombe, dauphind’Auvergne, fils de Louis de Bour-bon II e du nom, donna des preuvesde fa valeur au siège de Rouen en1562 , aux batailles de Jarnac & deMoncontouren 1569, & au massa-cre d’Anvers en 1572, Henri IIIlefit chevalier de ses ordres, & l’en-voya en Angleterre. Après la mortde ce monarque, il fut un des plusfidelessojets de HenriIV, 8c un deses plus braves généraux. II se dis-tingua à Arques 8í à Ivri en 1590.II mourut à Bilieux en 1592, à 50ans, après avoir soumis Avranchesau roi, & lui avoir rendu d’autresservices non moins importants.C’étoit un prince généreux, com-patissant, civil, honnête, simple& ennemi de tout déguisement.Quand on lui rappeloit ce qu’ilavoit fait dans les différentes af-faires où il s’étoit trouvé : Oui ,disoit-il, je fis affe\ bien là & là ;mais , en d.'autres occasions, je commistelle & telle faute,
FRANÇOIS I & II, ducs deBretagne, Voy. LANDAIS & CHAN-TOCÉ.
F R A
FRANÇOIS II, grand duc déToscane, Voy, CArELLO.
FRANÇOIS de Lorraine*Voy, II. GUICE.
VIII. FRANÇOIS d’Assise t(Saint) naquit à Assise en Ombriel’ari 1182. On le nomma Jean ai tbaptême; mais, depuis , on yajouta le surnom de François , acause de sa facilité à parler 1*langue Françoise, nécessaire alorsaux Italiens pour le commerce >auquel son pere le destinoit. « II» vint au monde, dit Baillet) mar-
ri qué d’une croix à l’epaule , dans» une étable : circonstance qui le» rendoit dès lors conforme à I«» C. Son pere s’appeloit Piertt» Bernard , fa mers Pique , tous» deux plus occupés du soin de" leur ncgoce que de celui de leur» enfant. II n’eut pas les inçítna'» lions fort vicieuses ; mais il b®» laissa pas de goûter les vanités» du fiecle. II étoit d’un naturel» doux, officieux , poli & libéral-» II étoit encore plein de l'esp rl£» du monde, lorsqu’il eut uniott*» ge, dans lequel il crut v0> f» quantité d’armes marquées d d» signe de la croix. Ayant dem 3 * 1 "» dé à qui elles étoient, on ■“
•> répondit que c’étoit pour lui LC» pour sos soldats ». II alla ser v 'Idans la Fouille ; mais, un attt(®songe lui ayant appris que ft n’*"lice devoir être toute spiritual& destinée contre I’ennemi c ° m am un du genre humain , il q ultrla maison paternelle, vendit le P® 1 ^qu’il avoit, se revêtit d’ur.e tut 11
que 8c so ceignit d une --de corde. Son exemple trouva de simitateurs, & il avoit déjà ungrand nombre de disciples, loti*que le pape Innocent Ilì approuvafa réglé en 1210. L’année d’après,le saint fondateur obt ; nt des Be"nédictins I’église de Notre-Damede la Portioncule, près d’Afiift*
ceintur®