Band 
Tome III.
Seite
722
JPEG-Download
 

7ìi FR A

» un grand honneur à un fi petit» homme.... Dès qu’il suc fur les» terres de France , le roi dépêcha» courriers fur courriers pour» hâter fa marche, & savoir à» chaque instant de ses nouvelles.» En sabordant, il fe jeta à ses» pieds, & lui dit : Saint homme,» fi vous voule^ , vous pouvc{ men guérir. Le saint homme l’exhorta» à mettre en Dieu fa confiance, &n promit le secours de ses prie: es.„ Comines , témoin Oculaire, vante„ la sagesse du dévot personnage,„ & nepenje , dit-il, avoir jamdis vu„ un homme de fi sainte vie , ni où» Jembiat mieux que le Saint-Esprit?» parlât par sa bouche j cariln'ètoit» clerc ni lettré , & n’apprit jamais,, rien.... Vrai est, ajoute le même» historien , que fa langue Italienne,, lui alloitbicn pour je faire émerveil->, ler. (Garnier, Histoire de>, France) ». François établit quel-ques maisons en France, appuyédu roi Charles VIII, qui le véné-roit au point qu’il le pria de tenirun de ses enfants fur les fontsbaptismaux ; & il mourut danscelle du Plestis-du-Parc, le 2 avril1507, à 91 ans : il fut canoniséen 1519 , pur léon X. Les Minimesfurent appelés en France lions-Hommes , du nom de bon-hommeque les courtisans de Louis XIdonnoient à leur fondateur.

X. FRANÇOIS Xavier , (S.)surnommé VApôtre des Indes , néau château de Xavier , au pied desPirenées , le 7 avril 150 6, étoitneveu du célébré docteur Navarre.II enseignoit la philosophie aucollege de Eeiuvais à Paris ,lorsqu’il connut Ignace de Loyola,fondateur des Jésuites. II s’unitétroitement avec lui, & fut undes sept compagnons du SaintEspagnol, qui firent vœu dansl'égliíe de Mon t-Martre, en 1534,d’aller travaillés à la conversion

F R A

des Infidèles. Jean III, toiPortugal, ayant demandé des mis'sionnaires pour les Indes Orienta*les , Xavier s embarqua a Lisbonneen 1541. De Goa, où il se fi**

d’abord , il répandit la lumière del’Evangile sur la côte de Comorin»à Malaca , dans les Moltques, dan*le Japon. C’est fur tout dans cettederniere île qu’il fit briller fa P a 'tience , son courage & son zele 1& ce zeíe auroit produit des fruit*bien plus considérables, s’il avoitconnu la langue du pays. Si I esavois U Japonais , dit-il dans u»ede ses Lettres, je ne doute pas í uCplujuurs n*embrassassent la soi Chrt*tienne. “ Quelle différence dans I e„ succès de fa mission , st, à cette» multitude de miracles que * eS,, historiens de fa Vie lui attribuent*,, Dieu avoit bien voulu joif^ 6„ le don des langues ! Xavis * e„ voyant traité par ces Indien*,, comme un insensé, fans dV.„ rance de faire aucun fruit p af . n1 *„ eux,passa à Méaco, oùiln’att'jj

„ qu’a la fin de l’hiveren I 55 1 ’ c,, n’y fut pas mieux reçu, N il

,, la douleur de s’yvoirla rifee

„ Infidèles. 11 se hâta de retoufjj^„ à Amanguéchi, l’une des v’

,, principales du Japon ; mai*" a„ un équipage différent que ce» où il y avoit paru la p relB ‘

„ fois. 11 changea ses habits P^ c» vres & usés en d’autres to„ neufs & de riche étoffe■ U P„ des valets à fa fuite, & P rÊ ^ )U ;„ des présents pour le roi, l„ Confistoient en une horloge

,, nante, un instrumentdemu^q^J

& d’autres curiosités qu^avoit données le vice -

lu#

de*

Sic....

i> Indes. Dans ce brillant extérieur»

>> tl fe présenta devant le roi, &>> lui remit des lettres du vice-ro*», des Indes , comme des rem 01 '», gnages de son amitié. Ce prince-> tut touché des présents q u9