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à S. François de B orgia la Vie del’Amirante de Castille.
S. François Régis , V. Régis.
XII. FRANÇOIS de Sales,(Saint) né au château de Sales,diocèse de Geneve , le 21 août15Ò7, d’une maison noble & an-cienne , fit ses premieres études àParis & son cours de droit à Pa-doue. 11 édifia ces deux villes parfa piété, aussi douce que tendre.Ilfutd’abord avocat à Chamberi,puis prévôt d’Anneci, ensuite évê-que de Geneve, après la mort deClaude Garnier , ton oncle, en lóo2.Son zele pour la conversion desZuingliens & des Calvinistes avoiréclaté avant son épiscopat ; il nefut que plus ardent après. Ses suc-cès répondirent à ses travaux. IIavoir gagné à l’Eglise plus de 70mille hérétiques , depuis 1592jusqu’en 160a qu’il fut évêque:il seroit difficile de faire un détailexact de ceux qu’il ramena aubercail , depuis 1622 jusqu'à samort. Le cardinal du Perron disoitqu’il n’y avoit point d'hérétique qu’ilne pût convaincre ; mais qu’il falloits’adreffer à l’évêque de Geneve pour lesconvertir .... Quel dommage, (disoitHenri IV , qui alla jusqu’à luioffrir le chapeau de cardinal pourle fixer dans ses états) , quel dom-mage qu’iin homme de ce mérite Joitrelégué dans les montagnes ! Un journouveau luisit fur le diocèse deGeneve , dès qu’il en eut prispossession. 11 fit fleurir la science& la piété dans le clergé séculier2c régulier, II institua, l’an 1610,l’ordre de la Visitation , dont labaronne de Chantai , qu’il avoirdétrompée des faux charmes dumonde, fut la premiere supérieure.11 voulut qu’on y admît les fillesd’un tempérament délicat, & mêmeles infirmes, qui ne peuvent seplacer dans le monde , ni dans les
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cloîtres austères. Cette congrès^’tion fut érigée en tirre d’ordre & dereligion, l’an 1618 , par le papePaul H, La Visitation est.(selotîle P. d’AvRiGN Y) le chef-d’œuvrede l’évêque de Geneve. 11 í’appe-
loir lui-même fa joie & fa couronne•
Les contradictions qu’il effuf 3d’abord ne le rebutèrent pas. “ I e» fais, (dit-il dans une de se*,, Lettres) que j attirerai desçontrô",, lements fur moi ; mais je ° e,, m’en soucie pas : car, qui,, jamais le bien fans cela? Cepefl'„ dant plusieurs âmes se retireront>, auprès de Notre-Seigneur, q ul >„ fans cela, demeureroient enga*„ gées, avec les autres grenouille*»„ dans les marais & paluds „• í enouvel institut se répandit avectant de rapidité , que Madame deChantai vit , avant sa mort, 87maisons fondées en France & ct>Savoie, d’où il pénétra en Italie,en Allemagne 8 c en Pologne. L e :saint fondateur , aussi cor.sidé redes princes que respecté des í e(lS 'de-bien , fut obligé, en 1618, yse rendre à Paris avec le cardinalSavoie , pour conclure le mariasdu prince de Piémont avec ChrifiydeFrance. Certe princesse Je eho» ,fpour son aumônier. Le saint eve-que , qui avoit déjà refus® f u ”évêché en France, & quivers le même temps la coadjut°rerie de l’évêché de Paris , 11voulut accepter cette place Ç ucondition , i°. Qu’elle ne l’ eD1 Pcheroit point de résider dans íodiocèse, pour lequel il soupir 0 ) »2 °. Que quand il ne seroit P °1sa charge , il n en recevroit P°j^.
les appointements. Vousavel,
des scrupules de-donner vos
dit la princesse ,
placés. Si je veux vous
appointent*
ents lors mime. que
vous
nf
deli*
servirc^pas , quel malfere^vous
accepter ? — Madame, répondit