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Tome III.
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I e me trouve bien. d'être pauvre ; jecr ains les richesses , elles en ont perduta nt d'autres ! elles pourroient bien mePerdre aujjl. La princesse fut obligéeconsentir à ces deux conditions;& sur-le-champ, comme pour^ investir de fa charge , elle lui fitprésent d’un diamant de grandPnx, en lui disant : C’est à condition?"e vous le garderez pour l'amour den °i. — Je vous le promets , Madame ,^Ui répondit il, à moins que lesPauvres n’en aient besoin. — En ce

Cas , dit la princesse, contente-^vousl’'engager , ù jlaurai foin de ledégager. — Je craindrois » Madame ,repartit François , que cela n’arrivâttr °P souvent, & que je n'abusasse enfin

de vos bontés .Quand il fut de

r ®tour dans son diocèse , son éco-n ome lui annonça qu’il a voit gagnéprocès considérable contre plu-■curs gentils - hommes qui luiifputoient des droits. II lui pro-P.°sa d’en exiger les dépens à la^’gueur. Dieu me garde, répondit il,^ cn agir ainsi avec qui que ce soit ,encore moins avec mes diocésains,font mes enfants ! L’éconôme- en lui disant que ces dépens^ °ntoient à une grosse somme,^ n t il avoit besoin pour sc dédom-à ' 1 S er de ce qu’il en avoit coûtéCo * a poursuite de ce procès. Et

T f 1 P te ‘{ ~ vous pour un petit gain ,Psttit le Saint, de regagner des^ irs que ce procès a peut-être rendusennemis ? Pour moi je le compte° ur tout. A l’heure même , il en-^ ?* a Percher ces gentils hommes,te remit les dépens. François,v - dn à son diocèse, continua d’ydn pasteur des premers siéclesVif ' en Irénée, en Augustin ;

] es lt3nt * es malades, soulageant. Pauvres, St donnant des secoursqj^'iiels & temporels à tous ceuxfo ‘ v e " av oient besoin. II passoitent les journées entieres au

c ° a fessi

tonnai. On a vu des gens

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venir de cent vingt lieues pours’adresser à ce médecin spirituel.Sa douceur attiroit tout le mondeà son tribunal ; mais cette dou-ceur n’étoit point cette indulgenceexcessive qui favorise le relâche-ment ; c’étoit une charité compa-tissante & éclairée. L’an 1622 ,ayant eu ordre de se rendre àLyon, où le duc de Savoie devoirvoir Louis XIII , il y mourutd’apoplexie le 28 décembre, à 56ans. Son corps fut porté à Anneci,& son cœur demeura à Lyon, dansle monastère de la Visitation.Alexandre VII\tt canonisa en 166;.Sa fête ne pouvant être célébréele jour de sa mort, qui concouroitavec celui des SS. Innocents, ellefut transférée au 29 janvier. 5 .François de Sales étoit une de cesâmes tendres & sublimes, néespour la vertu & pour la piété , &destinées par le ciel à inspirer Tune&l’autre. Onremarquececaracteredans tous ses écrits; la candeur,l’onction qu’ils respirent, les ren-dent délicieux, même à ceux que leslectures de piété ennuient le plus.Les principaux font ; I. Introductionà la vie dévote. Le but de ce livreétoit de montrer que la dévotionn’étoit pas seulement faite pourles cloîtres ; mais qu’elle pouvoitêtre dans le monde, & s’y accorderavec les obligations de la vie civile& séculière. II fit des fruits mer-veilleux à la cour de France & àcelle de Piémont ; & l’on ne s’ar-rêta point aux injustes censures deceux qui voulurent y trouver des.opinions relâchées fur le bal, &fur les bons mots qu’on dit dans lasociété. 5 . François de Sales répon-dit à ces critiques dans la préfacedu livre suivant. II. Un Traité deP amour de Dieu , mis dans un nou-vel ordre par le P. Fellon , jésuite,en 3 vol., & abrégé en un seulpar l’abbé Tricalet. III. Des Lettres

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