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Tome III.
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F R E

Voient s’exécutér dans le châteaude Wartbonrg près d’Ifenac ; maisc eux qui en croient chargés, eu-rent tant de respect pour la vertude cette princesse, qu’ils l’en aver-tirent, Elle n’eut que le temps dese faire descendre du haut du châ-teau , pour se sauver dans un cou-vent à Francfort. Elle lui laissadeux fils > Frédéric & Diclman. Enpartant, elle imprima à la jouede l’aîné, avec ses dents , une mar-que , afìnqu’il se souvint, pendantsa vie, de la disgrâce de sa me-re, & qu’il la vengeât dans lafuite. En effet, dans la fuite, Fré-déric , surnommé le Mordu , n’eutpas plutôt atteint l’âge de majo-rité , qu’il chassa son pere de sesétats.

IV. FREDERIC III, dit /c Beau,fils à'Albert I d’Autriche, fut éluempereur par quelques électeurs enI314; mais le plus grand nombreavoir déjà donné la couronne àLouis de Bavière , ( Voyet^ 1 O U J S ,ti° v. ), qui le vainquit & le fitprisonnier dans la bataille déci-sive de Michldorff, en 1321. Dèsce jour , il n’y eut plus qu’un em-pereur, fi cependant Frédéric enavoit été un. II mourut le 13 jan-vier 1330, empoisonné par unphiltre amoureux, selon lesuns;rongé des vers, selon les autres.Duchat lui attribue cette devise:

A. E. I. O. V.

que Math. Tympìus prétend si-gnifier :

Kquila JlleHa J ufle Ornnia Vincit.l’événement fit voir qu elle eûtmieux convenu à son rival.

V. FREDERIC IV, ou III selonquelques-uns, empereur, dic le Pa-cifique , né en 1415, d ’Ernest, ducd’Autriche , monta fur le trône im-périal en 1440,à 2; ans, & futcouronné à Rome en 1452 , de la

du pape Nicolas Js. Par le

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ferment qu’il prêta â ce pontife,il promit de n’exercer dans Romeaucun acte de souverain, sans sonconsentement. Le couronnementde Frédéric est le dernier qui ait étéfait à Rome, & tut un des moinséclatants. Frédéric appréhendoit tel-lement de donner des sujets d’mdis-pofition à Nicolas F , que les Ita-liens dirent , qu avoit une amemorte dans un corps vivant. Ce papene le quitta pas d’un moment. ILcraignoit que les Romains, mécon-tents du gouvernement papal, netrouvassent les moyens de l’enga-ger à renouveler les droits desanciens empereurs. Eléonore, fiiieA'Edouard , roi de Portugal, qu’ilavoit demandée en mariage , serendit à Rome, St y fut couron-née impératrice en même tempsque son époux. Frédéric ne vou-loit pas d’abord consommer le ma-riage en Italie,, de peur que Pen-sant qui en naìtroit n’eût les moeursItaliennes. II fallut qu 'Aifonje ,aïeul de fa femme , roi d’Arragon& de Naples, l’y engageât, r e gen-dre, prince foible & superstitieux ,n’y consentit , quaprès avoir cugrand foin de faire écarter tou-tes les apparences d’enchantements-,car c’étoit la folie de ce siecle, &en particulier celle de Frédéric ,d’attribuer tout à la magie. DeRome, ce prince se rendit à Na-ples , pour voir Alfonjé qu’il ai-moit beaucoup. Ses courtisanstrouvant mauvais qu’un empereurCt une visite à un roi, il leur ré-pondit : « Vous avei raison : un)> Empereur ne doit pas aller voir tin» Roi ; mais Frédéric doit alkrn chc{ Alfonse »... L’empereur, deretour en Allemagne, s'abandonnaà son indolence, Sc cette indolenceproduisit des guerres civiles. Lesélecteurs, assemblés à Francfort, lasommèrent de s’appliquer aux af-faires de l’état, de rétablir la paix