Band 
Tome III.
Seite
738
JPEG-Download
 

7î8 FRE __

publique, de faire administrer lajustice & de punir le crime. On lemenaça d’é ire un roi des Romains,qui auroitle gouvernement de l'em-pire. Ces menaces furent inutiles.La Hongrie fe donna, en 1458, àMatthias , fils d ’Huniade, son défen-seur. Frédéric se contenta de lui re-fuser la couronne de St Etienne ,qu’il avoir entre les mains : refusqui produisit une guerre sanglante.Matthias envahit l’Autriche, prendVienne, en chasse l’empereur ,qui,avec une suite de quatre vingts per-sonnes , fe met à fe promener decouvent en couvent, en attendantque son vainqueur fût mort. Acette indolence fatale , il joignoitune avarice sordide, au point qu’ilrefusa un précepteur & un gou-verneur à son si!s Maximilicn ; qu’ill’abandonna à lui-même pour s’é-pargner les frais de leurs honorai-res ; & qu’il lui fit manquer sonmariage avec Anne de Bretagne , quece jeune prince ne put venir effec-tuer en personne , manquant detout pour paroître avec dignité.Cette même avarice fut en partiecause qu’il n’entreprit aucune guer-re , à cause des dépenses qu’elleentraîne. 11 répétoit fans cesse cesparoles, qui doivent être dans lecœur d’un philosophe, mais nondans celui d’un monarque : Voublides biens qu’on ne peut recouvrer , estla félicité fuprlmt. II fe conduisitsuivant ces principes; il finit laguerre par un traité de paix hon-teux , en 1487. Pendant un régnéde 50 ans, il discourut beaucoupSc agit peu : ce qui faifoit dire àAntoine Campanus , en parlant d'unecroisade projetée contre les Turcs:Si f Empereur Je battait aujjifort qu ilcternue , nous vaincrions nos ennemis.Ce prince mourut le 7 septembre1493, à 78 ans, au milieu desdouleurs de l’amputation d’unejambe où la gangrène s’étoit mise.

F F E

Il a volt institue', en 1 < 6 3 , VorilSde chevalerie de St-Georges,qui de-puis a été supprimé. II disoit qu®ses bienfaits avoient souvent renduses meilleurs amis infidèles. Un ar-chevêque de Treves le fatigant aforce de requêtes : Si vous ne trou-ve? t , lui dit il, la fin de vos deman-des , je trouverai le commencement demes refus. On rapporte encore delui cette anecdote, qu’on a mis®depuis fur le compte de Charles-Çnint 8^de quelques autres princes»Un pauvre dema.idoit l’aumône 3la porte du palais, & crioit : Je fu‘ s

frere de L’Empereur. — Comment es-ta mon frere , lui demanda ce prin-ce ? — En Adam , lui répondit !®pauvre. Alors Frédéric lui fit don-ner une très-petite piece démon*noie. Le mendiant s’en plaignit.Si tous tes frétés , lui dit 1 empe-reur , t’en donnoìent autant, tu fraisplus riche que moi, C’est au con trmencement du régné de cet em-pereur, en 1440 , qu’on place l'in-vention de lTmprimerie : ( Voyc\IUSTH ), II eut d 'Elêonore , Maxi-milien , depuis empereur; & Cô-ne gonde , mariée au duc de Ba-vière.

[ Rois de Danemarck ]

VI. FREDERIC I er , dit 1 - Paci-fique , rot de Danemarck en 1513 ,après l’expulsion du barbare ÓhriJ-tiern , fe maintint fur le trône pakune sage politique Sc par les armes.11 fit alliance avec Gustave J, q uls’étoitfait rcconnoîtte roi de Suè-de, & fe ligua avec les villes An-féatiuues. Après avoir pris Copen-hague , capit .le de D tnemarck, l!gagna la nobleffe par ses libéralités,& la nation , ea introduisant le Lu-théranisme d^ns fies états, l’an X J 16-II m-nirut en iîí;.

VII. j REDERÌC II, roi de Da-nemarck, fils & successeur de Chris-tícrn ííl , augmenta fies états de I 3