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Tome III.
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fils, *< il étoit grand dans les petí-» tes choses, & petit dans les gran-» des ». Ce prince avoir eu troisfemmes. Du premier mariage ,avec Elisabeth - Henriette , fille dulandgrave de Hesse, naquit unefille, mariée au prince hé.éditairede Hesse, depuis roi de Suede. II-eut de sa seconde femme, Frédé-ric - Guillaume , qui lui succéda:cette seconde épouse étoit Sophie-Charlutte , fille du duc de Hanovre ,& sœur de Georges , qui depuis de-vint roi d’Angleterre. C’étoit uneprincesse qui avoir tous les char-mes de son sexe, & tout ce que l’é-tude peut ajouter à un esprit natu-rellement vif St solide. Elle mouruten 1705. Frédéric 1 répudia sa troi-sième femme.

XV. FREDERIC-GUILLAUMEI' 1 . roi de Prusse, né à Berlin leï 5 août 1688, commença à régnercn 1713, sous les auspices favo-rables de la paix. Toute son atten-tion se tourna d’abord sur P inté-rieur du gouvernement. II rétablitTordre dans les finances, la poli-ce, la justice, le militaire. De centchambellans qu’avoit eus son pere,il n’en retint que 12. II réduisit sapropre dépense à une somme modi-que , disant qu 'un Prince doit être éco-nome du sang ù du bien de ses sujets.La bonne administration de ses fi-nances fit que , dès la premiereannée de son régné, il entretint50,000 hommes fous les armes ,fans qu’aucune puissance lui payâtdes subsides. La France 8t l’Espa-gne avoient enfin reconnu saroyauté , & la souveraineté de laprincipauté de Neufchatel. On luiavoit garanti le pays de Gueldres& de Kessel, en forme de dédom-magement de la principauté d’O-range, à laquelle il renonça pourlui & pour ses descendants. LeNord étoit cn feu par les querel-les de Charles XII. Frédéric ne

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voulut pas s’en mêler, & tandi#que ce héros - soldat perdoit sesplus riches provinces, Frédéric ac-quérait la baronnie de Lim bourg. Hfut enfin obligé de prendre par: àcette guerre, St de se déclarer con-tre le roi de Suede, dont les pro-cédés & les hostilités l’avoient

d’autant plus irrité , qu’il ne vou-loit pas les réparer. Frédéric , forcede se défendre , ne put s’empêcberde s’écner : Ah! jaui-ilqu'nn lloi.que j’efiime, me contrai ga. à devenirson ennemi ? Ses armes curent unheureux succès; :i chassa ies Sué-dois de Stralí'und en 1715, 2 c re-vint vainqueur à Berlin, mais fansvouloir permettre qu’cn lui élevâtun arc de triomphe. En méprisantles dehors de la royauté > il n’enétoit que plus attaché à en rem-plir les véritables devoirs. II abo-lit, en 1717 , tous les fiefs dansfesétats, Si les rendit allodiauX. L’an-née suivante , il borna la duréedes procès - criminels à treis mois-II repeupla la Prusse 8c la Lithua-nie, que la peste avoit dévastées.II fit venir des colonies de la Suisse»de la Sotiabe 8c. du Palatinat, 8t

les y établit à grands frais. Beau-coup d’étrangers surent appelasdans ses états. Ceux qui établis*soienr des manufactures dans l esvilles, 8t ceux qui y faisaient con-naître des arts nouveaux , étoientexcités par des bénéfices , des pri-vilèges Sc des récompenses. H par-courait annuellement toutes se*provinces, 8c par-tout il enepu-rageoitl’industrie & faisoit nan'Sl’abondance. Dès Pan 171S, \ 01Xarmée montoit à près de 60 r/iì.ehommes , qu’il distribua dam. tou-tes ses provinces; de forte c>el’argent qu’elles payoient à 1 eta:,leur revenoit fans cesse par <emoyen des troupes. I.et cenr cshaussèrent de prix ; «qu’on vendoit aux

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