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Tome III.
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«pr’on rachetoit après qu’ils lesavoient travaillées, ne sortirentplus d u pays. Toute l’armée fut ha-billée de neuf régulièrement tousles ans. Frédéric avoir ctabli fa ré-sidence à Potzdain, maison de plai-sance, dont il fit une belle & grandeville où fleurirent tous les arts. Oay fabriqua bientôt de ; velours auffibeaux que ceux de Genes. Le roide Prusse fonda,dans cette ville,ungrand Hôpital, où font entretenusannuellement 2500 enfants de sol-dats , qui peuvent apprendre lesprofessions auxquelles leur génieles détermine. II établit de mêmeun Hôpital de filles , qui font for-mées aux ouvrages propres à leursexe. II augmenta , la même année(17.12}, le corps des cadets, oú 300jeunes gentils hommes apprennentl’art de la guerre. Tandis queFrédéric faifoit fleurir ses étatsau-dedans , il les fourenoit au-dehors. II signa, en 1727, le traitéde Wusterhaufen avec l’empersur:il consistoit dans des garantiesréciproques. A peine ce traité fut-ilconclu , qu’il faillit s’allumer uneguerre en Allemagne , entre lesrois de Prusse & d’Angleterre. IIs’agiífoit de deux petits prés, situésaux confins de la vieille Marche &du duché de Zell, & de quelquespaysans Hanovriens que des offi-ciers Prussiens avoient enrôlés.Cette querelle fut pacifiée dansle congrès de Brunswick. L'année1730 est remarquable par les brouil-le ries de Frédéric avec son fils.Fâché de voir dans ce jeune princedu goût pour la poésie, la musique,les beaux-arts, & craignant quece goût s’opposát aux connoissan-ces nécessaires pour l’administra-tion, il le traitoit très-durement.Le prince royal résolut d échapperà ces mauvais traitements par lafuite. I,e projet fut découvert, lejeune prince arrêté. Son pere

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l’envoya prisonnier à Custrin surl’Oder , & ne le relâcha qu’aprèsles prières réitérées de l'empereur& du roi d’Angleterre. Far , jeuneofficier qui devoir être un de lescompagnons de voyage, fut exé-cuté fur un échafaud dressé fousla croisée du prince royal, que leroi, son pere , força d’assister à cespectacle. Le mariage du princeavec la princesse de Brunswick -Wolscmkutcl (en 1733) n’écarta pastous les nuages entre le pere 8t lefils , qui avoir été comme forcépar lui à cet hymen ; mais ilramena la paix dans la familleroyale. Vers la fin de 1734Frcderic-Guil/aume passa une con-vention avec la France , dont ilobtint la garantie du duché deBerg. II se contenta d autant plusf acilement du partage qu’on luifit, que la foibleffe de fa santé luiannonçoit une mort prochaine.Elle a»riva le 31 mai 1740, à 52ans, & il la reçut avec la fermetéd’un philosophe & la résignationd’un Chrétien. II ordonna sesfunérailles avec autant de fang-froid qu’il prescrivoit la marchede ses régiments. Ce prince avoirépousé en 1705 Sophie-Dorothée ,fille de Georges d'Hanovre, depuisroi d’Angleterre. De ce mariagenaquit Frédéric II, qui lui succéda ;les trois princes Auguste-Guillaumc,Frédéric - Henri - Louis , Lc Auguste -Ferdinand ; & six princesses , dontl’une ( Ulrique ) a monté fur le trône

de Suede. La politique de

Frédéric [dit son illustre fiis] futtoujours inséparable de la justice.Moins occupé à étendre ses étatsqu’à les bien gouverner, circonspectdans ses engagements, vrai dansses promesses, austere dans sesmœurs , rigoureux fur celles desantres, scrupuleux observateur dela discipline militaire , gouvernantson état par les mêmes lois que fou

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