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Tome III.
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III. FREGOá'E, (Frédéric) ar-chevêque de Salerne St cardinal ,de- la même famille que les précé-dents , défendit lá côte de Gênescontre Cortogli > corsaire de Barba-rie , qui la ravageoit. II surprit cepirate dans !e port de Disette, pas-sa à Tunis Sc à I île de Gerbes, &revint à Gênes chargé de gloire 3cde butin. Les Espagnols ayant sur-pris Gênes en I5ai, Frédéric cher-cha un asile en France. François Ile reçut avec distinction, & luidonna l’abbaye de St-Iîénìgne deDijon. De retour en Italie, il futfait cardinal & évêque d’Eugubio ,où il mourut le 11 juillet 1541.La langue Grecque Sc {'Hébraïquelui étoient familières. Son savoirctoit soutenu par les vertus épis-copales. On a de lui un Traité deV Oraijon en italien, imprimé à Ve-nise en 1542, in-8°.

IV. FREGOSE, (Antonio Phi-leremo)poete Italien, ducommen-cement du XVI e siecle, dont la Cer-vaBianca Sc autres Poésies ont étéréunies à Milan, en 2 vol. in-S'*,le I er en 1515, le 2' en 15 2 5, assezrares.

FREGOSE, Voyei Fulgose.

FREHER , Voye\ Marquard-Freher.

FR.EIG, (Thomas) Fret gins , na-tif de Fribourg en Brisgaw , ensei-gna le droit avec réputation àiribouTg , à Bâle St à Altorf, 8cmourut de la peste vers 1584.On a de lui des Paratitlcs fur leDigeste, in-8" , & d’auires ou-vrages.

FREiND, (Je3n) naquit en ié7J,à Croton, dans le comté de Nor-thampton , d’un pere ministre.^Vesminster fut sa prerniere école.Dos l’âge de 21 ans , il mit au jourdeux Discours grecs , l’un d ’Efchi-

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ne, Feutre de Dcmustluns , avec unetraduction & des remarques quiauroier.t frit honneur à un vieuxsavant. II se consacra ensuite à latméderi ne. Lc comte de Pcterborougi.l’e.nreena avec lui, en 1705 , e»Esp gne , alors !e théâtre de laguerre. Après y avoir exercé ssprofession pendant 1 ans, il passaà Rome & s’y lia avec tous lessavants qui cultivoient son art»Freind de retour en Angleterre futenfermé à la Tour de Londres,pour s’ètre opposé à un projet quele ministère avoit fait proposer aaparlement : démarche qui le sitsoupçonner d’être d’intdligeaccavec les ennemis de Fêtât. On sol-licita en vain son élargissementpendant six mois : mais au boutde ce temps, le ministre étant tonv»bé malade , Mead , confrère du pri-sonnier & son intime ami, ne vou-lut lui ordonner aucun remede,que Freind ne ft!t lorti de la Tour,fans doute parce qu’st le suppofoitinnocent. Freind i'e purgea en effetdu crime dont on savoir accusé.Sc obtint la plac i de premier mé-decin de la princesse de íra/les , de-puis reine d’Augleterre. 11 mourutà Londres en juillet 1718, á 53ans , membre de la société royale.Freind n’étoit point de ces savantssombres 8c farouches , toujoursétrangers dans le monde; c’etoitl'homme le plus poli & le plusaimable. Comme médecin , il étoitaussi heureux dans la pratique,qu’éclairé dans la théorie. Ses opi-nions étoient ’-eçues cil Angleter-re, comme celles d’Hippocrace dunsla Grece. Les ouvrages quhl a lais-sés , ne font pas au-dessous de laréputation qu'il s’étoit acquise. Lesprincipaux font: !. Histoire de la.Médecine , depuis Galien jusqu’aisXI V e siecle ; livre savant, traduitde l’anglois en françois, parNoguei, en 2 vol. in-4", 1728,