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Tome III.
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II. E'Emmenologie , ou Traité deVévacuation ordinaire des Femmes ;traduit en françois par Devaux ,1730,10-12. III. LeUiones Chimi-cx, à Amsterdam, 1710, m-8°.L'auteur y explique les opérationsde la chimie, suivant les principesde Newton & les lois de l’attrac-tion, & ses explications ne paroî-tront pa* toujours justes. IV. Trai-té de la Pierre... Tous les Ecritsde Freind ont été recueillis àlondrès, in-f°, 1733 , & à Paris,1735 ,in-4°. Ils méritent d’être étu-diés , pour la justesse des observa-tions, l’étendue des lumières, &même pour le style. Sa Fie est àla tête.

FREINSHEMÍUS, (Jean) na-quit, en 1608 , à Ulm en Souabe.Matthias Bemegger , savant deStrasbourg, lui confia fa biblio-thèque & lui donna fa fille. L’u-nivei-sité tj'Upsa! lui ayant pro-posé des avantages considérables,il y alla professer l’éloquence pen-dant 5 ans. La reine Christine , quil’envioit à P université , le choisitpour son bibliothécaire & son his-toriographe , avec sa table & 2000écus d’appointement. II fut bientôtobligé d’abandonner ces honneurs& de revenir dans fa patrie, pourrétablir fa santé, t[ue le climat deSuede avoir dérangée. L’électeurPalatin lui donna , un an aprèsson départ d'Upsal, en 16; 6, uneplace de professeur honoraire dansl’université de Heidelberg , & unecharge de conseiller électoral.Frein-shemius n’en jouit pas long-temps ,étant mort en 1660 , à 52 ans. Cesavant possédoit les langues mor-tes & presque toutes les languesvivantes. II joignoit à une litté-rature choisie, de l’esprit & dugoût. II s’occupa toute fa .vie,avec autant de zele que de succès ,à réparer les breches que le tempsavoit faites à quelques auteurs. Il

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entreprit de faire des Supplémentsà Tite-Live & à Quinte-Curce, Sc ily réussit. 11 fut moins heureux d:;nsses suppléments de Tacite: i° Parceque , pour faire revivre cet histo-rien inimitable, il íaudroit un gé-nie aussi fott, aussi vigoureux, aussiprofond que le sien, & il s’entrouve à peine un dans dix sié-cles : 2 0 Parce que Frànshemius , plusrhéteur que philosophe, & plussavant que penseur , pouvoit biencoudre des phrases éparses, & enfaire un tissu élégant ; mais non pastrouver des pensées, & sur-tcutdes pensées telles que celles deTacite. On a encore de cet écri-vain estimable , des Commentairesfur Quinte - Curce , Tacite , Florus ,& quelques autres auteurs la-tins , qu’il a ornés de savantestables.

FREIRE de Andrada, (Hya-cinthe ) abbé de Sainte-Marle ceChans, né à Béja en Portugal l’an1597, parut d’abord avec distinc-tion à la cour d’Espagne ; mais sonattachement pour la maison de Bra-gance indisposa le ministère contrelui. II s'éclipsa jusqu’au temps queJean IF fut proclamé roi de Por-tugal , en 1640. II fe rendit auprèsde lui, & en fut très-bien reçu.Ce monarque vouloir l’employerauprès des princes étrangers; matsle caractère libre & bouffon de Frei‘re , l’empècha de lui confier un em-ploi si grave. II lui offrit pourtantl’évêché de Vifeu, qu’il refusa,prévoyant que le pape , qui ne re-connoiffoit pas d’outre roi de Por-tugal que celui d’Espagne , ne lutaccorderoit point ses huiles. Je neveux point t dit-il au roi en le re-merciant , être Evêque , comme l.tComédiens Jont Rois fi" Empereurs. Hmourut à Lisbonne en 1657 , à 6oans. Freire avoir l’esprit léger ,mais le coeur généreux & plein defranchise. II défendoit ses amis ensecret,