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qui préféroient les délassements <lela littérature aux divertissementsbruyants de la noblesse militaire &à la société des femmes. On a delui plusieurs pieces de théâtre : I.Palémon & Niobé, iiu8°, 2 pastora-les. II. L' Entret'-en des Bergers, autrepastorale. III. Un poème intitulé :Jésus crucifié. IV. Une Paraphraser/es Pseaumes en vsrs, &c. Tous cesOuvrages font mauvais, ou très-médiocres.
IL FRENICLE de BFssr, ( Bar-naïd) frété du précédent, mort en1675 , fut l'un des plus grandsarithméticiens de son temps, & mé-rita l’amitié de Descartes. Cs cé-lébré philosophe faisoit grand casde son arithmétique, qui le con-duisoit à des détails où l’analyfe abien de la peine à parvenir-, maisil s’étonnoit que, fans le secoursde l’Algebre (dont en esset il nefaisoit aucun usage), Befsy fût de-venu fi prafond dans cette scien-ce. On trouve plusieurs de ses écritsdans le V e tome des anciens Mé-moires de l’académie des sciences,dont il étoit membre : entr’autres ,une Méthode pour trouver la solu-tion des problèmes par les exclu-sions.
FRERET, (Nicolas) né à Parisen idS.'í, d'un procureur au parle-ment, se fit recevoir avocat parcomplaisance pour sa famille. Lanature ne lui avoit donné aucungoût pour le barreau , & par con-séquent presque point de talent-,il le quitta pour se livrera l'his-toire 8c à la chronologie, ses pre-mières passions. L’académie des Ins-criptions lui ouvrit ses portes dèsl’âge de 25 ans. 11 signala son en-trée par un Discours fur C Originedes François , lavant, mais hardi,qui, joint à des propos indiscretsfur l’affaire des princes avec le Ré-gent, le fit renfermer á la Bas-ilic. Bayl: fut presque le seul au-
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teur qu’on lui donna poursa prison; il le lut tant de fois,qu’il le savoir presque par cœur.Les principes de ce fameux Scep-tique s’inculquerent dès lors dansson esprit. On ne s’en apperçoitque trop, lorsqu’on jette les yeuxfur ses Lettres de Thrajìbule à Leu-eippe , où l’athéisme est réduit enprincipes ; & fur 1 Examen des Apo-logistes da Christianisme , 1767, in-8° : ouvrage posthume , non moinstémérairque le précédent. Fréretayant obtenu fa liberté, s’ador.naentièrement à ses anciennes études.On lui doit : I. Plusieurs Mémoi-res, pleins d’une érudition pro-fonde Sc de discussions épineuses.Ils sont répandus dans les diffé-rents volumes de la collection aca-démique des belles-lettres. l es pluscurieux sont ceux dans lesquelsil tâche d’éclaircir la chronologieLydienne Sc la Chinoise. Mais cesefforts, en ce genre, ont été pres-que aussi vains, que ceux qu’il afaits pour détruire les preuves dela religion. II. La Préface , les No-tes , & une partie de la Traductiondu roman Espagnol intitulé : Ty-ran le Blanc, 2 vol. in - 12. III.Quelques ouvrages frivoles , quiavoient servi à le délasser des trarvaux del’érudition , mais qui amu-seront moins les lecteurs sages.’Fréret avoit une vaste littérature-II connoissoit le fil & l’intrigue depresque toutes les Pieces des diffé-rents Théâtres de l’Europe. ( F°y e X.v. Maffée , n° xxi. de ses ouvra-ges ). Sa mémoire étoit immense.
II écri voir avec netteté & avecordre ; mais il avoit du penchantpour les opinions singulières. IImourut en 1749 . éans fa 6i aannée.
FRERON, (Elíe-Catherine ) néà Quimper en 1719. montra debonne heure des talents. II entrachez les Jésuites , pour les y per-.