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ferment: I. Ses PJeces de Théítre.Celles qui ont été conservées furla scene, sont : La RéconciliationNormande ; Le double Veuvage-, LaCoquette de Village ; Le Mariagefait St rompu ; L’efprit de contradic-tion ; Le Dédit .D 'Alembert a sait
un parallèle ingénieux de Débou-chés & de du Frefny, dont nousdonnons un abrégé, parce qu’ilpeut beaucoup servir au lecteurpour connoître le génie particu-lier de celui-ci. » Tous deux sedistinguèrent fur la scene par desqualités différentes & presque op-posées ; Destouchcs étoit naturel &vrai, fans être jamais ignoble ounégligé; du Frefny, original &neuf, fans cesser d’être vrai & na-turel. L’un s’attachoit à des ridi-cules plus apparents ; l’autre sai-fissoit des ridicules plus détournés,le pinceau de Destouchcs étoit pluségal & plus sévere ; la touche dedu Frefny plus spirituelle & pluslibre. Le premier deffinoit avecplus de régularité la figure entiere;le second donnoit plus de traits &de jeu à la physionomie. Destouchcsétoit plus réfléchi dans ses plans ,plus intelligent dans l’ensemble ;du Frefny animoit par des scenespiquantes fa marche irréguliere.L’auteur du Glorieux savoir plaireégalement à la multitude & auxconnoisseurs ; son rival ne faisoitrire la multitude , qu’aprèsque lesco'nnoisteurs l’avoient avertie.Tous deux enfin occupèrent authéâtre une place qui leur est pro-pre : du Frefny , par un mélangeheureux de verve & de finesse, parun genre de gaieté qui n’est qu’àlui, par un style qui réveille tou-jours le spectateur : Destouchcs,par une sagesse de composition &de pinceau , qui n’ôte rien à l’ac-tion & à la vue des personnages;par un sentiment d’honnêteté &de vertu , qu’il sait répandre au
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milieu du comique même ; par l£talent de lier & d’opposer les scè-nes entre elles ; enfin par l’art,plus grand encore , d'exciter à lafois le rire & les larmes w. II. DeSCantates , qu’il a mises lui-mêmeen musique. III. Plusieurs Chansons ,dont quelques - unes font très-agréables , entr’autres la Dormeu-se, & Phìlis plus avare que tendre .IV. Les Amusements sérieux St comi-ques-, petit ouvrage souvent réim-primé , & plein de peintures vives& plaisantes de la plupart des étatsde îa vie. V. Des Nouvelles histori-ques , Sic. On remarque dans toutesses productions une imaginationenjouée & singulière.
HIEY , ( Jean-Cécile ) né à Keí-serstulen Suisse, professa la philo-sophie au college de Montaigu aParis, & y mourut de la peste l’anIÍ31. Ses Ouvrages latins de Philo-sophie furent imprimés en cetteville, in-8“.2 vol. : le i* r en 1645 ;le 2 e en 1646. On trouve danscelui-ci quelques Ecrits de Méde-cine , science en laquelle il avoitété passé docteur.
FREY, Voy. Neuville.
FREZIER, ( Amédée-François)né à Chamberi en 1682 , d’unefamille distinguée dans la robe,originaire d’Ecoffe, mort en 1772à Brest, à 90 ans, vint à Parispour étudier la jurisprudence. Maisles mathématiques ayant plus d’at-traits pour lui, il s’y livra entière-ment, & entra dans le corps dugénie en 1707. La cour le chargead’aller examiner les colonies Espa-gnoles, au Pérou & au Chili en1711, & employa son talent pourles fortifications à St-Malo , à St-Domingue, en 1719 , à Landau,en 1728. Ce fut aussi cette mêmeannée qu’il reçut la croix de St-Louis & qu’il se maria. II parvintensuite au grade de lieutenant-co-
lonel, Nous avons de lui divers