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Tome III.
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l'aitnoit beaucoup : « Sire , je ne» regarde jamais le Louvre, fans» m’écrier : — Superbe monumentde la magn'stcence d 1 un de nos plusgrands Rois , vous fériés achevé, stVon vous avoit donné à un des Ordresmendiants , pour tenir fan chapitre SrLoger son Général ». Da Fresny q'! ìc-ta la cour, aprè: avoir vendu tou-tes ses charges. La contrainte deVersailles no pouvoir s’aceommo-der avec son caractère. II aimoittellement la liberté , qu’il avoitquatre appartements à la sois;qu tnd on le savoir dans l’un, il feréfugioit dans l’autrc. Retiré à Pa-ris , il fe mit à travailler pour lethéâtre, en société avec Regnard.On a prétendu que la comédie d uJoueur étoic plutôt l’ouvrage dupremier, que du dernier. Ii saurconaoître bien peu le génie & lestalents des auteurs, pour avoir euune telle idée. Vu Fresny donna facomédie du Chevalier Joueur , aprèscelle de Regnard. Les gens de goût,qui en firentla comparaison, récu-rent pas de peine à en sentir la dif-férence. Le Joueur de Regnard estreprésenté tous les jours avec denouveaux applaudissements , &celui de Du Fresny ne paroir plusfur aucun théâtre. Ce n’est pasque cer ingénieux écrivain n’esltdu mérite ; mais ce n'étoit pas lemérite de Regnard. II rend lesmœurs & les ridicules de son sié-cle avec décence St avec finesse ;mais il n’a point cette gaieté Sccette force comique de l’auteur duLégataire L des Menechmcs. Sesportraits font vifs, piquants & lé-gers. Du Fresny obtint en 171 o leprivilège du Mercure Galant , aprèsla mort de Visé. II y mit de l’cn-jouerr.ent & des saillies : mais il encéda bientôt-après le privilège,moyennant une pension. 11 mouruta Paris le 6 octobre 1724 , à 7 6ans, II s’étoit marié deux sois par

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distinction, ou plutôt pour faireressource. I.e Sage , dans son Dia -hle-Boiteux , dit à cette occasion :n Je veux envoyer atix Petites-» Maisons un vieux garçon de» bonne famille , lequel n’a pas» plutôt un ducat, qu’il le dépen-» fe, & qui ne pouvant fe passer» d’efpeces, est capable de tout» faire pour en avoir. II y a quinze» jours que fa blanchisseuse , à» qui il devoir trente pistoles,» vint les lui demander, en disant» qu’elle en avoit besoin pour sen marier à un valet-de-chambre» qui la recherchoit : Tu as donc» d’autre argent , lui dit il ; car oti» est le va’.ct-de chambre qui voudra)) devenir ton mari pour trente pifto-» les ? — Hé mais , rápondit-elle ,

)) st ai encore outre cela deux centsrz ducats. — Deux cents ducats , ré-O pliqua-t-il avec émotion ? male->, peste 1 , tu n’as qu’àme les donner à» moi , je t'épouse , & nous voilàn quitte-à-quitte » ; & la blanchis-seuse est devenue sa femme... Undes amis de du Fresny lui disoit :Pauvreté n'est pas vice. — C’est Henpis , répondit - il.... Ce poète , quis’étoit brouillé avec la fortunechaque fois qu’elle l’avoit caressé,fevoyoit, dans le temps d u Sys-tème , fans ressources. II s’avifa deprésenter un placet au duc d'Or-léans , régent. » Monseigneur , il» importe à la gloire de votre Al-» teffe royale , qu’il reste dans le» monde un homme assez pauvren pour retracer á la nation la mi-» fere dont vous l’avez tirée; je» vous supplie donc de me laisser» dans mon état «.Le prince mitnéaxt au bas, & donna ordre àLaw de compter deux cents millefrancs à du Fresny. C’est île ce mê-me argent qu’il fit bâtir cette bellemaison , qu’il appela la maison de■Pline. Ses Ouvrages ont été recueil-lis en 173 i, en 6 vo!. in- 12. 11s refl»

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