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[Tome premier. - Tome second.]
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ÂME

■Beaucoup du fpinofime. Quelles différencesles diftinguoient de Spinofa. Ils n’avoienteu , de même que les premiers peres del’églife , aucune teinture de la véritablefpiritualité. Divers fentimens des Théiftesfur la nature & l’origine de l’ame. ibid.^95- Us s’accordoient tous en ce qu’ilsia regardoient comme partie de la fubf-tance de Dieu, qui devoit y retournerpar réfufion. Expofition des fentimens desphilofophes Grecs fur ce fujet, donnéepar Cicéron. Les anciens ne croyoient l’ameéternelle que comme appartenante à lafubftance éternelle de Dieu. Comparaifonqu’ils employoient pour l’expliquer. Ils nedifféroient entr’eux que fur le tems oùI’ame devoit fe réunir à fon principe, ibid.b. Expofition particulière du fentiment dePythagore , de celui de Platon , de celui■d’Ariftote, ibid. 296. b. de celui des Stoï-ciens. Opinion fur ce même fujet , deceux qui admettoient dans le monde unbon & un mauvais principe. Peu après lanaiffance du chriftianifme, les philofophesapportèrent quelque changement à leursopinions ; & d’un autre côté quelques héré-tiques fe faillirent de la dodrine que lesphilofophes abandonnoient. Les Grecs nepeuvent avoir emprunté des Egyptiens leuropinion fur l’ame univerfelle du monde ,comme quelques-uns l’ont cru. ibid. 297. b.On peut regarder comme auteurs de cettedodrine, Phérécide de Scycros , & Thaïeslè Miléfien. ibid. 298. b. Cependant il eftvraifemblable que les Grecs furent conduitsà cette erreur par l’abus de quelques prin-cipes égyptiens , fur la métemplÿcofe.

Du principe de l’unité de Dieu admis-chez les Egyptiens qu’ils exprimoient endifant, Dieu eft tout , les Grecs en conclu-rent que tout eft Dieu , & fe jetterentdans toutes les erreurs de notre fpinofifme.ibid. 299. a. Les Orientaux d’aujourd’huiont tiré leur religion d’Egypte , mais leurfpinofifme vient de leur communicationavec les Arabes mahométans. Comment ledogme monftrueux de famé du mondepafià enfuîte des Grecs aux Egyptiens.Divers fentimens des peres fur l’origine deLame. M. Leibnitz croit que les âmes ontété dans les femences & dans les ancêtresjufqu’a Adam 3 comme aines fenfitives ,

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maïs qui deviennent raifonnables par lagénération, ibid. 300. a.

IL De Ia nature de l’ame. Sentiment desanciens philofophes. Ce qu’ils nommoientincorporel n’étoit point notre fpirituel ,mais fimpîement ce qui eft compofé departies très-fubtiles. ibid. 301. a. Encoreaujourd’hui il y a peu d’hommes en Orientqui aient une connoiflànce parfaite de lafpiritualité: paflàge de M. de Lalouberequi le confirme. Aux païens, on peut joindreles anciens do&eurs Juifs & les peres despremiers fiecles de l’églife, qui paroiflencn’avoir pas connu la fpiritualité de l’ame.Philofophes modernes qui croient l’amematérielle, ibid. b. Spinofa ne trouve entrel’ame & le corps d’autre différence quecelle qu’y mettent les modifications diver-fes. Précis de fon fyftême. ibid. 303. a. Idéequ’avoient les anciens de la fubftance uniquedont ils croyoient que les êtres tiroient lefonds même de leur nature, ibid. 304. a.Sentimens contradictoires des anciens furla matière. Réfutation du fpinofifme. ibid.b. &c. Embarras de Lucrèce à expliquerce qui produit le fentiment dans l’homme.'Preuve de la fpiritualité de l’ame, tiréede la nature de fes opérations, ibid. 30 6.a. Spinofa établit que l’efprit n’a aucunefaculté de penfer ni de vouloir , mais feu-lement qu’il a telle ou telle penfée , telleou telle volonté. Réfutation de cette abfur-dité. ibid. 337. a. Caufe des fenfations félonHobbes : elle eft produite , dit-ilpar lapreffîon de l’objet extérieur fur l’organe,& cette preffîon pénétrant jufqu’àla partieintérieure , là fe forme la repréfenrationpar une efpece de réflexion qui caufè unepreflion vers la partie extérieure. Réfuta-tion de cette opinion, ibid. 338.4. Abfur-dité de s’imaginer que la connoiflànce eftauffi effentielleà la matière que l’étendue.Autre réfutation du fyftême d’Epicure ,de Spinofa , de Hobbes , fur la nature de1 ame. D abora on ne conçoit pas que lesun prenions des objets puiffènt apporter,dans la matière dont ils compofent l’ame,d autre changement que de nouveaux mou-vemens, ou de nouvelles déterminationsde mouvement, de nouvelles figures, denouvelles fituations : or toutes ces chofesn’ont aucun rapport avec l’idée qui s’im-