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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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refier les molécules d’eau, jufqu'i les ren-dre fpecifiquement plus légères que l’air ;mais il eft démontré que ce phyficiens’eft trompé dans fon calcul, ibid. 3 73 " 4 >tr. D’ailleurs , quand on accorderoit lapoffibilité de cette fuppofition , il n’enferoit pas plus difficile de faire voir quela nature n’eft point d’accord aveccefen-

timent.Si donc les molécules d’éau

s’élèvent dans l’air, ce n’eft point parcequ’elles deviennent fpécifiquement plus lé-gères que ce fluide. Autre hypothefe;celle de M. Hamberger. Il fuppofe que lamolécule évaporable eft environnée dans fafurface inférieure de particules ignées , &que par fa partie fupérieure étant conti-guë à l’air, celui-ci agira fur elle avec plusde force que le feu , à caufe de la diffé-rence entre les gravités fpécifiques de cesdeux fluides : par conféquent la molécu-le tendra, par une réaction inégale , avecplus de force vers le haut que vers le bas.Objection contre cette hypothefe. ibid.

373 - 4 > L Modification que M. Hamber-ger a apportée à fon hypothefe , qui nela rend pas cependant plus d’accord avecles obfervations. Dans un autre ouvrage ,ce phyficien avance que les particules évapo-rables patient dans l’air par voie de diffolu-tion. D’autres ont également adopté une hy-poihefe fur la diffolution, pour expliquer leméchanifme de l'évaporation ;mals l’examende ce fentimenteftplusdu reiibrtde lachy-niic , & fera fait à l’article Menftrue .Pour ex-pliquer le méchanifme par lequel les molécu-les s’élèvent dans "l’air, M. Hamberger ad-met lafuppofition, que les corps dont ellesfe détachent font plus chauds que l’air envi-ronnant, ce qui eft contraire à 1 obfcrvation.

Sentiment de l'auteur fur /’ évaporation.Il obferve d’abord que le mot de diflo-lution eft employé par les chymiftes endeux fens différens ; quelquefois pour ex-primer l’action du difiolvant fur le corpsqui s’y difiout ; quelquefois pour ligni-fier le mélange qui réfulte de la fufpenfiondu corps dilfous dans le difiolvant, mélan-ge qui confifte dans l’union intime des der-ni 6 res molécules de ces deux corps : ibid.

374 - * , b. cette union intime eft prouvéepar la tranfparence du fluide formée par£e mélange ; car , lorfque le corps folide eft

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fi fp en du dans le fluide , dans l’état deAmple divifion mécLanique , le fluide quiréfulte de ce mélange eft opaque. L’objetdu mémoire de l’auteur eft de prouverque, comme une certaine quantité d’eautient en diffolution une quantité de fel dé-terminée , à proportion de la chaleurqu’elle a reçue , la même propriété doitêtre attribuée à l’air , conlidéré commecapable de diffoudre l’eau.

Article I. L’eau foudre dans l’air unevéritable diffolution. ibid. 375. a , b.

Article IL Cette diffolution a les mêmespropriétés que la diffolution de la plupartdes feis dans l’eau. L’air échauffe à un de-gré de chaleur donné , ne peut tenir endiffolution qu’une quantité d’eau détermi-née. Si étant chargé de cette quantitéd’eau , il vient à fe refroidir, il laiffe pré-cipiter une partie de l’eau qu’il tient endiffolution. Si au contraire il s’échauffe ,il en peut diffoudre davantage Expériencesdeftinées à démontrer ces propositions.ibid. yjô.a , b. &c. Nous devons remar-quer ici que , comme les fels en fe cryftaî-lifant retiennent une partie de l’eau quiles tenoit en diffolution , ainfi l’eau quife précipite retient une partie de l’air quila tenoit en diffolution : de même queplufieurs fels privés de leur eau de criftal-lifation , la reprennent s’ils font expofés àl’air ; ainfi l’eau dépouillée de fon air, lereprend bientôt après.

Article III. Maniéré de déterminer lescaufes qui font varier la quantité d’eauque l’air libre tient en diffolution. ibid , 3 77,b. Il y a en tout tems un certain degré de feuauquel l’air feroit faouié d’eau ; l’auteur ap-pelle ce degré , degré de faturation de l’air.Expérience facile pour déterminer ce degréde faturation, fuppofe que le degré Soit au-deffus du terme de la glace. Objection quia été faite à l’auteur : luivant les expérien-ces de quelques phyficiens , l’eau s’évaporedans le vuide ; elle peut donc s’éleverfans le fecours de l’air, fans y être fou-tenue dans l’état de diffolution. Réponfe :l’eau contient une quantité itnmenfe d’airdont on ne peu la purger entièrement , &elle ne peut s’évaporer, fans que l’air qu’ellecontient fe développe, ibid. 378. a , b. Descaufes qui accélèrent ou qui retardent l'éva-

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