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EVARIX, code d\ VIII. 363. b:EVATES , ( Hift. anc. ) une brancheou divifion des druides. Les philofophesbretons ou gaulois divifés en trois fedes ;les bardes, les évates , les druides. Quel-ques auteurs les réduifentà deux ; les bardes& les druides. Céfar les renfermerons fous lenom de druides. Quelques-uns ont confondules évates avec les cubages. Diftindion queM. Bouche admet entr’eux. XIII. 382. aEUBAGES, voyez, Evates.EubaGes, ordre de druides. VI. 629.a. Sorte de poètes. IV. 415. b. Scc.EUBËE, voyez, Négrepont.EUBULIDÎi le miiéfien , de la fedemégarique. XXL 426. b.
EUCHARISTIE. ( Théo!. ) Etym. dece mot. Pourquoi le facrement de la Ste.Cene eft appelle de ce nom. Divers au-tres noms qu’on lui donne. Dodrine del’églife catholique fur ce facrement. XIII.382. b. Quelles en font la matière & laforme. Mmifires & confécrateurs de l’eu-chariftie. Quelle a été de tout feras la pra-tique de Fégiîfe à l’égard de ce facrement.Le retranchement üe la coupe a occafîon-né dans le 15 e . iiecle les guerres les plusfanglantes en Bolieme. Obfervations furJean Scot, le premier auteur qui a atta-qué le dogme de la préfence réelle. Obfer-vations fur Bérenger qui attaqua aulii dansle ne. fiecle le même dogme. Dans le16e. Iiecle, les proteftans l’ont auffi attaqué,mais de différentes maniérés, hid. 383. a ,b. Dodrine de Luther , de Zningle & deCalvin fur cette matière. Conduite incori-féquente des calviniftes par rapport auxcatholiques il aux luthériens. Précis desprincipales raifons par lefquelles on a atta-qué & défendu le dogme de la tranfubf-tantiation. Les catholiques prouvent cedogme par deux voies ; l’une qu’ils ap-pellent de difcuffion , l’autre de prefcrip-tion. La première confifte dans ’ l’expo-fttion des pafïages de l’écriture qui regar-dent la promeflè de l’euchariffie , foninffitution & fon ufage. Il eft évident queces textes ne peuvent s’entendre que dansle Jens propre. ^C’eft ainfi que les Caphar-naites & les apôtres même entendirent lesparoles de la promeilè (S. Jeanvj. 54.),& Jeius-Chrift ne dit pas un mot pour
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les détromper fur le fonds de la chofe. Lesparoles de l’inffitution feroient vuidesdefens,file fauveur eût employé unemétaphore auffi extraordinaire , fans avoirpréparé l’efprit do fes difciples. ïbid. 384.a , b. Les paroles qui concernent l’ufagede l’euchariftie ne font pas moins pre'ci-
fes.La croyance confiante de l’églife dès
les premiers fiecles eft conforme à la doc-trine catholique : la voie de prefcriptionconfifte à prouver cette conformité. Com-ment nos controverfites l’ont démontrée.Nouveauté de la dodrine oppofée. Argu-ment des proteftans. i°. Les textes allé-gués par les catholiques peuvent auffi bienfe prendre dans un fens. métaphorique ,que tant d’autres qui fe trouvent dans l’é-criture , & qu’on ne fauroit prendre dansun fens littéral. Réponfe. On montre auxproteftans la difparité fenfible entre lesautres paffages , & ceux qui établi fient ledogme delà préfence réelle. Ibid. 385. a ,b. Dans les premiers, les efprits étoientfuffifamment difpofe's à ne pas prendre leligne pour la chofe fignifiée ; mais il n’eneft pas ainfi des paroles que Jefus-Chriftadrefîa à fes apôtres : ceci eji mon corps,ceci efi mon fang. 2 0 . Les proteftans ajoutentqu’il n’eft prefque point de pere qui n’aitdépofs en faveur du fens figuratif & mé-; taphorique. Réponfe. L’euchariftie étantcompofée de deux parties ; l’une extérieu-re & fenfible , l’autre intérieure & in-; telligsble , il n’eft: pas étonnant que les! peres fe fervent fouvent d’expreffions quine conviennent à ce facrement que félonce qu’il a d’extérieur , ibid. 38 6. a , b.mais lorfqu’ils s’expliquent fur la parfisintérieure & intelligible , ils s’exprimentd’une maniéré fi nette & fi précife , qu’ilsne laiffent aucun lieu de douter qu’ilsn’ayent admis la préfence réelle. Divers,fyftêmes imaginés par les proteftans pourmontrer que la dodrine de la préfenceréelle n’a pas été la foi de la primitiveégîife. ibid. 387. a , b. Examen particulierdu fyftême d’Auberrin , qui prétend que,Pafchafe Ratbert, abbé de Corbie , dansun traité du corps & du fang du Seigneurrejetta le fens de la figure, admis juf-qu’aîors par tous les fideles , & y fubfti-tua celui de la réalité 3 fruit de fon ira a?-