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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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lorfque nous avons augmenté ou diminuédans un corps fa quantité naturelle de flui-de éleârique, que nous le jugeons élec-trifé. Les effets d’attraction & de répulflondépendent plus de la denfité du fluide élec-trique, que de fa quantité. Plus on introduitde fluide éleârique dans le globe de mé-tal , plus il réfifte à en recevoir une nou-velle quantité. Comment ce fluide s’enéchappe. Effet du contaâ de ce globe avecun autre de même nature non éleârifé.Rapidité avec laquelle le fluide éleâriques’élance. Plus le fil de fer par lequel ils’élance eft long , plus l’explofion paroîtforte. A tous ces caraâeres on ne fauroitdouter que le fluide de l’éleâricité ne foittrès-élaftique. Sa raréfaâion eft une fuitedefon élafticité. ibid. 19}. a , b. Cette raré-faction ne change rien à fes effets d’attrac-tion & de répulflon. Moyen de tirer de1 homme qui tourne la roue & de la ma-chine , des étincelles, & de leur faireattirer des corps légers. Autres expérien-ces. Il y a dans tous les corps, un termeau-delà duquel on ne fauroit accumulerni raréfier le fluide éleârique. Ce termedépend & de la nature des corps & deleur figure. Expériences par lefquelles ilparoît que les pointes réfiftent moin$ queles furfaces arrondies à la fortie du fluideéleârique. ibid. 194. a, b. Différentes cau-fes qui font varier l’accumulation de lamatière éleârique dans la barre. Le fluideéleârique éprouve moins de réfiftance ,tant à entrer qu’à fortir, dans les corpsterminés en pointe , que dans ceux dontles angles font émoufiês & qui préfententde larges furfaces : par conféquent l’accu-mulation du fluide éleârique eft, dans cescirconftances , en raifon direâe de la réfif-tance que ce fluide éprouve à s’échapperdes corps dans lefquels on l’accumule.Dans d’autres circonftances, l’accumula-tion fe fait en raifon réciproque de la ré-fiftance qu’il trouve à fortir du corps danslequel on 1 introduit : expériences qui lep r ouvent. ibid. 195. a, b. Vérités qui ré-fultent des expériences précédentes, pource qui concerne la réfiftance qu’éprouvele fluide éleârique ,loitenentrant dans lescorps , foit lorfqu’il en fort. Propriétésde. l’écher, félon Newton ; c’eft un fluide

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trés-fubtil, très-élaftique, qui remplitprefque tout l’efpace de l’univers. Ce fluideeft inégalement diftribué dans les corps,à proportion de leur denfité ; il eft le plusdenfe qu’il puifte être dans l’efpace appro-chant du vuide. Atmofphere formée, fé-lon Newton, autour de tous les corps parl’aâion de l’éther & de la lumière. D’oùdépend la denfité de cette atmofphere.C’eft à ce milieu étheré que ce philofo-phe attribue les effets de réflexion, deréfraâions & d’inflexion de la lumière , &ceux de l’éleâricité. ibid. 196. a , b. Proprié-tés de l’éther conformes à celles du fluideéleârique, qui font penfer que ce fluiden’eft que l’éther lui-même. De quelle ma-niéré l’éther extérieur pénétré l’atmof-phere très - denfe d’un corps éleârique ,par exemple d’un cylindre de verre, pourfe condenfer dans fon intérieur. Quelle eftla caufe de ce flux d’éther qui arrive des.corps du voifinage ; comment il s’échappadu globe , pour pafler dans les corps qu’on:éleârife par communication ; & pourquoile frottement feul peut produire tous ces.effets, ibid. 197. a , lu Le flux d’éther doit:continuer auffi long-tems que le frotte-ment. La chaleur du feu ni celle du foleil „ne fauroit produire ici le même effet quele frottement. Divers phénomènes de l’é-leâricité expliqués par l’éther éleârique.Sentiment de M. Nollet fur la nature de-là matière e'iechrique. ibid. 198. a , b. Ildéfinit l'éleâricité, l’état d’un corps quireçoit continuellement de dehors les rayonsd’une matière fubtile, tandis qu’il élanceau dehors les rayons divergens d’une fem-blabîe matière. Il appelle effluente, la:matière qui s’élance des corps éleârifés,,& affluente celle qui vient de l’air & dela. plupart des corps du voifinage. Ce-principe des effluences & affluences fimuî-fanées, eft le principal fondement de fonfyftême. Détails fur la maniéré dont il.l’applique à quelques-uns des principaux:phénomènes. Caufes des phénomènes d’as-traâion & de répulflon. Pourquoi l’on eftobligé d’ifo'er fur de la foie , de la réfine,,de la cire, &c. une barre de fer qu’on veut:éleârifer. ibid. 199 a, b. Caufe de la ra-pidité du fluide éleârique. Caufe des ai-grettes & du fiflement qu’on entend quand!