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s’échappant pat la pente de ce lits des fon-taines palfageres ou perpétuelles. D’autresimaginent dans le globe des canaux fouter-reins, par lefquels les eaux de la mer fefiltrent , fe diftillent & s’élèvent jufqu’auxcavernes qui fournifient à la dépenfe desfontaines. Telle fut l’opinion de Defcartes.Correction que M. de la Hire apporta kcette opinion, ibid. ( première e'dit.) 899.a , b. ( troïfieme e'dit. ) 907. a , b. Diversmoyens imaginés pour expliquer cette pré-tendue élévation des eaux par des canauxfouterreins. Obfervations de l’auteur furces hypothefes. L’eau de la mer que l’onveut faire monter par des tuyaux capil-laires formés entre les interftices des fa-bles , ne produit jamais aucun écoulement.Expériences de M. Perrault qui le prou-vent. Expériences & obfervations qui mon-trent que l’eau ne fe ddiale pas par filtra-tion. Difficultés très-fortes qu’on peut op-pofer à l’hypothefe qu’on vient de dé-crire ; i°. on fuppofe gratuitement despaf!ages libres & ouverts , depuis le lit dela mer, jufqu’au pied des montagnes, ibid.( première édition ) 900. a , b. ( troifiemeédition ) 908. et, b. Matière vifqaeufe quitapilFe. le fond de la mer. Suppofîtiongratuite de ces grands réfervoirs qui four-niflent l’eau à une certaine portion de lafurface du globe. 2 0 . Quand ces lacs fou-terreins exifteroient , il ne s’er.fuivroit
f ias qu’ils eufFent une communication aveca mer. La plupart des cavernes qu’on aobfervées font à fec. Les filets d’eau obfer-vés dans les raines tariftènt par la féche-refTe. L’eau de puits & de fources a despropriétés dépendantes de la nature descouches de terre fupérieures au baffin quicontient les eaux. Obfervations faites furles fources qui fe trouvent aux environsdeModene; ibid. (première e'dition) 901.a , b. ( troifieme e'dition ) 909. a , b. 3 0 .diverfes fuppofitions qu’on eft obligé defaire très - gratuitement, pour expliquerl’afcenfion des eaux dans l’intérieur desmontagnes. 4 0 . Les partifans de l’hypo-thefe, ici combattue , conviennent queles eaux de pluies influent très-fenfible-ment dans les écoulemens des fontaines ;après cet aveu peuvent-ils fe diffïmuier queççt eftèç ne foit une préfeœprion très-
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forte pour s’y borner , fi le produit despluies fuffit à l’entretien des fources ,comme on le montrera enfuite ? 5 0 . Pour-quoi l’eau de la mer iroit-elîe chercher lecentre , ou du moins les endroits les plusélevés des continens, pour y entretenir desfontaines ’ 6°. Les fels dont l’eau fe dé-pouille par filtration devroient avoir de-puis long-tems obftrué les canaux fouter-reins , & fait perdre à fa mer une quan-tité prodigieufe de fes fels. Quelle eft laquantité de fel que contient une livre d’eaude mer , & quels devroient être les dépôtsfalins dans l’intérieur des montagnes, ibid.(première édit. )ÿoi. a , b. ( troifieme e'dit. )
910. a , b. Comment les phyficiens onttâché de répondre à ces difficultés. Cesréponfes examinées. Efpeces de gouffresoù les eaux font violemment agitées , & pa-roiffent s’engloutir dans des cavités fou-terreines qui les rejettent avec la mêmeviolence. Conclufion qu’on en tire en fa-veur de l’hypothefe Cartéfienne. ibid. (pre-miere e'dition ) 903. a, b. ( troifieme e'dition )
911. a , b. Examen que l’auteur fait decette complication d’agens introduits parM. Kuhn pour foutenir cette hypothefe.ibid. ( première e'dition ) 9°4- * 1 b. ( troï~fieme e'dition ) 912. a , b. Divers faits quifemblent détruire les fuppofitions des gouf-fres abforbans. Mais en fuppofant leurréalité , il eft certain que leur travail fou-terrein eft contraire aux Ioix de l’hydrof*tatique ; & de plus, que l’abforption & levomiffemene des eaux , opérés par uneaâion continuelle , devroit fe faire fansagitation & fans violence. Obfb.cles qu’ondoit craindre â chaque inftant, félon cettehypothefe , pour la circulation libre deseaux : inconvéniens & embarras qu’éprou-vent ceux qui veulent compliquer leur ref-fources, à mefurs que de nouveaux faitsfont naître de nouvelles difficultés, ibid.(première édition) 905. a , b. (troïfiemee'dit.) 913. a, b. Autres claffes de phyfi-ciens défenfeurs de l’hypothefe cartéfienne.Ils diftinguent l’origine des fontaines decelle des rivières. Les fontaines propre-ment dites font en très-petit nombre féloneux : & la plus grande quantité des eaux derivières vient des pluies & des fources in-fenfiblesdiftrihuées le long du lit des rivières
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