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[Tome troisième. - Tome quatrième.]
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cule, lors de la germination. Examen que,M. Bonnet a fait de ce phénomène. Ufagesde ces racines, ibid. 82. a , b. Energieavec laquelle la végétation des racines &des boutons s’opère vers les nœuds de laplante. C’eft des nœuds placés à leurs piés,que le blé, l’ivraie, l’orge & les autresplantes de ce genre pouffent des nouveauxgermes, & ces nombreux tuyaux qui fontleur fécondité. Expérience qui prouve quela fécondité des plantes dépend de la li-berté que les racines ont d’étendre leurchevelu dans une terre bien meuble, &que le chevelu eft la partie la plus effen-tiplle des racines Moyens de culture em-ployés pour multiplier les radicules, &procurer par-là même à la plante une plusgrande abondance de fucs qui occafionnele développement d’un plus grand nombrede tuyaux.

De la formation & de la multiplicationdes germes par le retranchement des tiges &des feuilles de ble. ibid. 83. a , b. Examende trois hypothefes propofées par les na-turalises modernes fur la formation des ger-mes. Selon les uns, ce font de vrais animal-cules vivans , doués d’un mouvementindeftrudible comme eux. Selon d’autres,ce font des molécules organiques & ani-mées , toujours actives, toujours prêtes àfe montrer & à s’aftimiler aux corps quiles reçoivent par intuffufeeption. D’autresenfin regardent tous les germes comme pré-exiftans fous une forme invifible & cachéedans les graines & dans les œufs. L’auteurde cet article propofe une quatrième hy-pothefe ; il regarde le plogiftique répandudans toute la nature comme principe deces globules animés en apparence, qu’onprend pour des animalcules ou des molé-cules vivantes, ibid. 84. a, b. Il fuppofequ’une particule de ce feu principe, unieà des particules brutes, mais d’une formeconfiante & deflinée par la main du Tout-puiffant, compofe les germes des corpsorganifés. Ces germes dans la végétationdes plantes, s’introduifent avec la fevedans les racines des plantes de leurs efpe-ces, & f e développent dans toutes lesparties de la plante. Belle expérience deTriompheti qui prouve que tout eft grainefemence, ou plutôt germe, dans les

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végétaux, & que les germes peuvent dé-générer au point de former des efpecesdifférentes que nous croyons confiantes.La produéhon des graines prouve qu’ellesrenferment auffi plufieurs germes cachés,d’oùjvient leur fertilité, ibid. 85. a, b. Ob-fervations fur les variétés dans les plantesqui ont donné lieu à quelques naturaliftesde porter beaucoup trop loin le nombredes efpeces dans différens genres. Princi-pes d’où émanent, félon M.’l’abbé Pon-celet , toutes les formes organiques va-riées prefque à finfini, & tous les phéno-mènes de la végétation, ibid. 86. a , b.Etat d’inadion où refient les germes, juf-qu’à ce qu’ils foient dépofés dans une ma-trice propre à leur développement. Caufequi les fait mourir. Méchanifme de lagermination, de la nutrition & dé l’ac-croiffement de la plante. Diffémination desgermes invifibles, qui venant à être ab-forbés par les racines des plantes avec lanourriture végétale, fervent à leur nutri-tion & à leur perfedion. Il ne faut pointregarder une plante comme un individu uni-que, mais comme un compofé de plufieursindividus. C’efl: principalement entre latige & les racines, dans la liaifon, ques’accumulent les germes, ibid. 87. a , b.Expofé de quelques expériences d’agricul-ture de M. l’abbé Poncelet, qui fournif-fent à l’auteur les conféquences fuivantes :I e . qu’on ne fauroit enfemencer les terrestrop tôt après la récolte; 2 0 . ibid. 88. a, b. quele mois d’août eft plus favorable au dévelop-pement des germes que le mois d’odobre ;3 0 . que les fubftances végétales & anima-les, atténuées par la putréfadion , font lesplus propres à fervir d’engrais ; 4 0 . quelorfque la graine a poufie la premièretouffe , il faut la couper à un pouce au-deffos de fa racine.

Multiplication des germes par les leff-ves, les arrofemens, le farclage , la, trans-plantation , &c. &c. Puifqu’une graifie doitêtre conlîdérée comme un rélèrvoir deplufieurs germes, il fuit de-là que pourmultiplier le blé, il ne faut que trouverun agent qui favorife le développementde ces germes concentrés. Ouvrages quirenferment des recettes pour la multipli-cation des blés. ibid. 89. a , b. Eloges que

plufieurs