4)4. .MED
Parmi les différentes parties de la médecinedont l’exercice exige le plus de talens & deconnoifiances variées , on doit fur - toutcompter la médecine légale. La divifion dela médecine en médecine proprement dite ,Æn chirurgie , & en pharmacie , établittrois genres d’artifîes dont les travaux diffe-rent ; mais les médecins ayant pour do-maine de leur profeffion les connoiffancesde toutes les maladies & de leur curation ,leur miniftere s’étend fur tous les rapports,quel que foit leur objet. La connoifîànceexafte de toutes les parties du corps humain& l’expérience des dilTedions font abfo Ju-ment indifpenfables dans un expert nom-mé aux rapports, ibid. 369. a , b. Il fautqu’il fe garantifte foigneufement de l’ef-prit de fyftéme dans le choix de fes opi-nions. On exige de lui la connoifîàncedes maladies tant internes qu’externes ;puifqu’ilen eft peu , même des plus fiai-ples , qui ne fe compliquent avec des accî-dens qui dépendent de la léfiori , ou de lacorrefpondance des organes principaux.Il doit être fuffifamment pourvu des con-noifîànces phyfiques qui peuvent fervir deguide à un fage obfervateur. L’étude par-culiere de la matière médicale eft unepartie de la pharmacologie , dont un ex-pert doit s’être long-tems occupé, ibid. 370.a , b. L’étude des premiers élémens de lachymie lui eft encore de la plus haute im-portance. Il doit porter dans fa profefîioncet efprit philosophique , qui bannit l’en-thoufiafte & le préjugé, apprend à douterà propos , & ne donne accès qu’à la lu-mière des faits. Enfin il n’eft pas inutileque i'expert-juré connoiftè les articles desordonnances qui le concernent. Exem-ples de quelques rapports rendus par deschirurgiens ignorans , fuperftitieux , & im-bus de divers préjugés, ibid. 371. a, b.Des qualités ndcejjaires d.ms les experts.Qualités morales. La plus exaffe probité ,l’impartialité , la défiance de foi-même &de fes lumières , l’application la plus opi-niâtre , & l’attention la plus réfléchie ,font des vertus que le médecin expertdoit pofféder. Des trois claflès d’artiftesqui fe partagent l’exercice de la médecine ,il n’y a que le médecin proprement ditqui réunifie le plus fouvent les conaoifîan-
M E D
ces requifés dans l’expert-juré aux rapport?."Mais le témoignage du chirurgien & del’apothicaire eft également néceffaire par-tout où la queftion â éclaircir eft relative àl’objet de leur art. ibid. 37 2 . a , b. Difpc-fitions de la jurifprudence françoife furce fujet. Inconvénient qu’il y auroit d’ad-mettre indiftinôement pour la confectiondes rapports , tout homme exerçant l’unedes parties de la médecine. Le minifteredes fages- femmes eft fubordonné à desréglés très - étroites. Exemples qui prou-vent que leur expérience , dépourvue deslumières néceflaires, ne les met pas à l’abrides fautes les plus graves, ibid. 373. a , b.Les médecins & chirurgiens royaux fontprépofés, dans les lieux où il y en a, ex-clusivement à tous autres , pour tous lesrapports juridiques Perfonnes à qui ap-partiennent les charges de médecins & chi-rurgiens royaux : par qui ces charges fontconférées. Quels font les médecins & chi-rurgiens à qui la loi ne permet pas défaireun rapport, ibid. 374.4, b.
Des précautions a obferver pour bien faireun rAppert. XXVIII. 339. b. Le premierdevoir des experts eft de vérifier fl le cada-vre n’offre aucun ligne de vie. Raifons dejuftice & d’humanité qui doivent les porterà employer tous les fecours de l’art pourrappeller à la vie ceux qui n’ont en-core fouffert qu’une mort imparfaite. Enquoi confiftent ces fecours. Lorfque lamort eft aflurée , & qu’il faut vérifier lecadavre pour en faire le rapport, l’expertdoit tout vérifier par lui même auffi promp-tement qu’il eft poffible , & fur - tout avantque les injures de l’air ou la putréfactionaient caufé des altérations, ibid. 340. a , b.Il faut éviter l’emploi de la fonde dans larecherche ou l'examen des plaies exté-rieures. L’expert doit examiner tout ce quis’offre à l’extérieur du cadavre , commebleffures , contufions , taches, lividités ,diftorfions , & les chofes mêmes qui peu-vent avoir quelque rapport avec lui. Ildoit ouvrir les différentes cavités du ca-davre, ^s'attacher fur-tout à voir l’étatdes organes vitaux. Il dpit ajouter les con-fidérations générales fur le lieu , la faifon,,l'état de l’athmofphere , l’âge du fujet »fon fexe , fes habitudes , &c. Les princi*