THE
Pluchç fur l’idolâtrie. B prétend que I’é-criture fymbolique des Egyptiens eft lafource du mal, par l’abus que la cupiditéen a fait. ibid. 268. a, b. Réfutation defon fyftcme. Dans la révélation que î’hiérophante fit à Alexandre des my fieres Egyp-tiens , il lui apprend que les dieux quel’Egypte adoroit étoient des h'ros que leshommes avoienr déifiés. But utile que lesprêtres fa proposaient en découvrant lesmy '-ei es religieux à quelques hommes pri-vi’égiés. Le témoignage d’Eufebe nous ap-prend aufii qu’une recoL.noilïànce fuperl-titieufe fit regar ! er comme de- dieux lesinventeurs des chofes utiles à la Société.ibid. 269.- a , b. Cet effet de l’amour &de l’admiration envers les hétos, a étéparfa'tentent dépeint par Pope dans fonefiai fur l'homme. Traduction en versfrançois du pafiage de cet auteur. La rai-fon pour laquelle les apothéofes d’Alexan-dre & de Céfar n’ont pas réaffi, c’efl queles nations au milieu desquelles ils vi-votent, étoient trop éclairées, ibid. 27o.a , b. Paflage d’Ezechiel qui femble prou-ver que les Sujets du roi de Tyr ren-doient à ce prince, même durant Sa vie ,lin culte idolâtre. Sous prétexte d’expli-quer l’antiquité , M. Pluche la renverSe &la détruit entièrement ESpece de cerclevicieux dans lequel il tombe, lorSqn’ilveut prouver le principe Sur lequel il fondefon fyftême. ibid. 271. a , b. B eft ab-furde de SuppoSer que les Egyptiens n’aientfait ufage des hiéroglyphes que pour leschofes qui concernent le labourage. L’i-dolâtrie ayant déifié les hommes, il étoittout naturel qu’elle communiquât à Sesdieux les défauts des hommes : c’eft aufïïce qui arriva. Le polythéifme démontrécontraire à la raifon, & aux phénomènesde l’univers, ibid. 2.72. a , b. La religionpaïenne étoit un principe d’anarchie. Dé-fordres dans la famille divine entre Sa-turne & Son frere Titan , puis entre cemême dieu & fon fils Jupiter. Ligues &ccntreîigues que les dieux , de l’humeurdont on les peint, dévoient naturelle-pient former pour s’aggrandir & Se dé-pouiller mutuellement, ibid. 273. a , b.Mauvais caractère de Junon. Troubles que j|e.ç déeflès dévoient exciter entr’elles. Ce ‘
THE
que les plus Sages païens penfoient du po2lythéifme. TroL claffes de dieux : lespoétiques al mis par le peuple, les poli-tiques qui ne fer voient que dans les oc-currences délicates, & les philofophiquesadmis par les Sages. Bayle prétend qu’au-cun phîlofophe païen n’a eu connoilfancede l’unité de Dieu. ibid. 274. a, b. Dogmede l’ame du monde enfeigné par Virgile.Cette ame divifée en autant de partiesqu’il y a de bêres & d’hommes. Les phi-lofophes qui Semblent avoir enfeigné l’u-nité de Dieu , étoient plus poîythéiftesque le peuple, Selon Bayle, ibid. 275 . a,b. Comme il ne faut point toujours im-puter à un homme toutes les conséquencesqui découlent d’un faux principe qu’il au-rait admis, il faut convenir, malgré lesraifonnemensde Bayle, que les philofophespaïens ont véritablement reconnu l’unitéde Dieu, quoiqu’elle ne coulât pas deleur doétitine Sur la nature d’un être Su-prême. ibid. 2j6. a, b. Une chofe qu’onne peut pardonner aux anciens phiîofo-phes, c’eft que Satisfaits de ne point tom-ber dans l’erreur du polythéifme, ils aientregardé comme une de leurs obligationsd’y entretenir les autres. Suivant quelquesphilofophes, tout le polythéifme poéti-que , n’efl autre choie que la phyfiquemife fur un certain ton & agréablementtournée. Une telle inftitution des dieux ,alléguée en défenfe du paganifme, lorfquele chriftianifme s’élevoit fur fes ruines',étoit la plus forte demonftration contrelui. ibid. 277. a , b. Le fonds du paga-nifme étoit une ignorance brutale , &une entière dépravation du fens humain-Le plus fage des philofophes condamne^fans réferve ces fiélipns profanes, fi tr> a 'nifeftement injurieufes à la divinité. Ce-pendant il ne les combattoit pas publi-quement, parce qu’il croyoit le_p 0 ^'théifme fi fort enraciné, qu’il étoit imP 0 .fible de le détruire fans mettre to ^\ e ç..fociété en combuftion. Anciens Pr 1 ®phes qui ont cru que le peuple d eŸOlttrompé, & que la vérité n’étoit pas a .pour lui. ibid. 278. a , b • Une autre rfon qui portoit les légiflateurs a aI, le peuple dans l’erreur , c’eft l’ufageavoient fait de la fuperftition pour