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[Tome cinquième. - Tome sixième.]
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dicions. Obfetvation fur la do&rine de cepere. ibid. 815. a, b.

T R A DITI ON mythologique, ( Myth. )fables tranfmifes à la poftérité. Conditionfans laquelle une tradition hiftorique eftfans autorité'. Origine des traditions fabu-leufes. ibid. 81 b.

Tradition , '{Jurifpr.) la traditioneft regardée comme l’accompliftement dela convention. Contrars pour lefquels unetradition feinte fuffit. Tradition par l'an-neau. Tradition par le bâton. TraditionIrevis manus. Tradition civile. Traditionpar le couteau. Tradition feinte. Tradi-dition par un feftin. Tradition par un ga-zon de terre. Tradition de longue main.Tradition de la main à la main. Tradi-tion réelle. Tradition fymbolique & nonfymbolique. XXXIII. 816. 4, b.

Tradition des chof-s vendues. XXXIV.87?. b. &c. Voyez. Délivrance.

TRADUCTEUR, {Belles- Lett ) réglésà obferver dans la traduâion des ou-vrages de fciences & de dogmes, & danscelle des ouvrages de poéfte. Les traduc-teurs comparés à certains domeftiques,qui fouvent rapportent mal les ordres deleurs maîtres, ou qui le croient auftigrands feigneurs qu’eux. XXXIII. 817.a, b.

Traducteur. Réflexion fur les traduc-teurs. XXXIV. 6 . a. Réglé que fuiventles traduCfeurs des ouvrages anciens dansl’ufage des mots tu & vous. ibid. 393. b.&c. Moyens par lefquels les anciens tra-ducteurs de la Bible ont pu réuflir dansleur ouvrage. "XVII. 161. a, b. *

TRADUCTION, Verfïon, ( Synon.)idées acceftoires par lefquelîes ces deuxmots different entr’eux. La verfïon eftplus littérale, & la traduction pins occu-pée du fond des penfées. XXXIII. 817.“. La verfïon littérale trouve fes lumièresdans la marche invariable de la conftruction analytique. La tradu&ion ajoute auxdécouvertes de la verfïon littérale, le tourpropre du génie de la langue, dans la-quelle elle prétend s’expliquer. Idée gé-nérale des principes de la ttaludion. Ob-fervations critiques fur la traduâion d’unpaffage de Cicéron, par M. de la Bruyere.ibid, 818. a, b. Il faut, dit M. Batteux,

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finon autant de génie, du moins autangde goût, pour bien traduire que pourcompofer, &c. Difficultés attachées à unebonne traduction. Paffage de Cicéron danslequel il rend compte des réglés qu’ilavoit fuivies, en tracuifant les haranguesde Démofthene & d Efchine. ibid. 819.4, b.

Traduction , {Belles-Lettr.) deuxfentimens fur les traductions : les uns veu-lent que le Traducteur s’exprime comme1 auteur fe feroit exprimé lui-même, s'ileût écrit dans la nouvelle langue adoptive:les autres veulent retrouver dans la traduc-tion le caraCtere de l’écrivain original, legénie de 1a langue, l’air du climat, &pour ainfi dire le goût du terroir. La pre-mière de ces opinions eft plus commu-nément celle des gens du monde; la fé-condé eft celle des favans. Milieu à pren-dre entre ces deux fentimens. Le premierdevoir du traducteur eft de rendre la pen-fée. Enfuite la décence, ou le foin d’af-fortir l’élévation du ftyie à la nobleflb decelui de l’auteur , eft indifpenfable. Quantà la préciflon , on ne l’exige qu’autant quela langue du traducteur en eft fufceptible.Mais à mefure que dans un ouvrage , lecaraCtere de la penfée tient plus à l’ex-preffion , la traduction devient plus épi-neule. XXXII 1 . 810. a , b. Dans tontesles langues , le ftyie noble élevé fe traduic ;& le dilicat, le léger , le fimple , le naîteft prefque intraduifible. Les ouvrages oùrognent le fentiment & la paffion ferontplus aifés à traduire en François, que ceuxoù fe trouvent des détails pliyflques , foiede la nature ou des arts. Dans le genrenoble , dès que le terme propre n’eft p aSennobli , le traducteur n’a de refiourceque dans la métaphore ou la circonlocu-**tion. De l’imitation des mouvemens duftyie. Des avantages attachés aux inver-flons des langues anciennes , & queFrançois ne peut imiter. Le coloris asl’expreffion tient à la richeftè du langagemétaphorique ; & à cet égard chaque an ~guea fes reflburces particulières, ibid. 2 1 ■a, b. Mais à l’égard de l’harmonie , cen eipas feulement une oreille jufte & délicatequi la donne, elle doit être une des ta*cultes de la langue dans laquelle on ecri .Et lorfque celle du traduCleur ne prefen