T R A
pas cet avantage, la reflfourcé qui lui refieefl de fuppofer que les auteurs qu’il tra-duit eufTent écrit en cette langue , & euf-fent dit les mêmes chofes. Examen de laqueftion , s’il eft efTentiel aux poètes d’êtretraduits en vers. ibuL. 822. n, b. En géné-ral , le fuccès d’une tradudion tient àl’analogie des deux langues, & plus encoreà celle des génies de l’auteur & du tra-dudeur. Talens exigés dans un traduc-teur. Madame la Fayette comparoït unfot tradudeur à un laquais que fa maîrreftèenvoie faire un compliment à quelqu’un :plus le compliment eft délicat, difoit-eîle ,plus on eft fur que le laquais s’en tire mal.Pourquoi les poètes de l’antiquité ont eule malheur d’avoir de tels interprètes.Pourquoi les beautés des ouvrages d’élo-quence & de raîfonnement, peuvent fetranfmettre dans toutes les langues fansbeaucoup d’altération, ibid. 823. 4, b.
Tr ad*, filon. En quoi confifte une bonnetraduction littérale : fon utilité. XVIIL180. b. 1 8 ï . a , b. Contre fens afiez or-dinaire dans les tradudions. IX. 311. <*.Une des caufes de la grande difficulté debien traduire.’XIX. 578. b. Pourquoi unmot ne conferve pas dans la tradudiontous les fens figurés qu’il a dans la langueoriginale : office du tradudeur en ce cas.XXX. 742. b. Toutes les images ne peu-vent ni ne doivent être tranfportées d’unelangue dans une autre. XVIII. 363. b. |Leçons fur l’art de traduire. XXX. 746.a, b. &c. Comment les anciens poètesdramatiques devraient être traduits. XVII.
(première édition) 6 13. b. (iroifieme édi-tion ) 629. b. Les tradudions des poètesne doivent être qu’en vers. XII, 156. a.Voyez. Version.
TRAGACANTHA , ( Botan.) genre deplante dont Tournefort compte trois efpe-c es. Defcription de la plus commune, nom-mée vulgairement barbe-renard. Lieux où
el *e croît. XXXIII. 824. 4, b.
TragaCANTHA, {Botan. exot.) def-cri Ption de cette plante, d’où découle lagomme adragant. ibid. b. Lieux où croîtarbrift'eau. Comment cetce gomme endécoulé, ibid. 82^. a.j_ TRAG/EDIA , ( Géogr. anc.) agrémensofiüx.maifons de campagne, que Pline
le jeune pofTédoit auprès du lac de Côme,l’une appellée Tragédie & l’autre Comédie.XXXIII. 825. b.
TRAGÉDIE, ( Poefie dramat.) réfle-xions fur la poétique d’Ariftote, & furcelle de Pierre Corneille. La tragédie eftla repréfentation d’une adion héroïque.Elle eft héroïque, fi elle eft l’effet del’ame portée à un degré extraordinairejufqu’à un certain point. Ainfi les vicesmême entrent dans l’idée de cet héroifme.XXXIII. 82 6 . a , b. L’adion eft héioïque*ou par elle-même , ou par le caraderede ceux qui la font. Une fécondé qualitéde l’adion tragique eft d’exciter la ter-reur & la pitié. Origine de la tragédie.Tout le- monde convient que les fêtes deBacchus en oceafionnerent la naiffance.Etymologie du mot tragédie. Commenton chantoit les hymnes de Bacchus, Thef-pis premier auteur tragique, ibid . 827. a?b. Efchyle. Sophocle. Euripide, Obferva-tionsfur l’Œdipe de Sophocle, ibid. 828.
a , b. & fur celui de Séneque. Poètes tra-giques modernes. Etienne Jodeüe. RobertGarnier. Alexandre Hardy. Pierre Cor-neille. ibid. 829. a, b. Racine. GuillaumeShakefpéar. ibid. 830. a, b. Traludiondu monologue de Hamlet. ibid. 8<r. a r
b. Benjamin Johnfon. ibid. 832. b. ThomasOtway. Guillaume Congreve. NicolasRowe. Addifton. ibid. 833. a , b. &c. Ré-flexions fur la tragédie. Ce genre de poèmedramatique aftede plus vivement le cœurhumain que la comédie. Le but de la'tragédie étant d’exciter la terreur & lacompaffion, il faut d’abord que le poëcetragique nous fafte voir des perfonnageségalement aimables & eftimabîes, & qu’en*fuite il nous les repréfente dans un étatmalheureux. Cependant il eft permis d’in-troduire des perfonnages fcélérats dans la.tragédie, pourvu que le principal intérêtde la piece ne tombe point fur eux , &:qu’on ne leur donne pas des qualités ca*pables de leur concilier la bienveillance:du fpedateur. ibid. 836. 4, b. Non-feule-ment il faut que le caradere des princi-paux perfonnages foit mtérefiant , maisil eft neceftaire que les accidens qui leurarrivent foient tels qu’ils puiflbnt affligertragiquement des gerfonnes raiibnnables „