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Imats comme des vidimes , pour appren-dre à les immoler. Il ne s’agir pas de les fairehaïr, mais de les faire craindre. Pourquoila peinture de l’amour & des pallions qu'ilengendre étoit interdite furie théâtre desanciens. Comment la maniéré dont nous
le peignons eft propre à le rendre redou-table. Intérêt qui peut naître de la ver-tu maîheureufe. Le pathétique des mœurs ,chez les anciens , confiftoit dans les affec-tions qui rendoient le crime involontaireplus horrible pour celui qui l’avoit com-mis , & le malheur plus accablant. Ces fen-timens font ceux de l’humanité, de l’amitié,delà nature. XXXIII. 85 0.4 , b. Les anciensles ont exprimés avec beaucoup de force &de vérité, parce qu’ils en étoient remplis.Ce genre de pathétique fe concilie égale-ment avec les deux fyftêmes , mais unenouvelle différence de l’un à l’autre , c’efifla liberté que nous avons, & que les an-
ciens n’avoient pas , de prendre l’adiontragique dans la vie obfcure & privée. Lacrainte des dieux & la haine des rois étoientles deux objets de la tragédie ancienne, ileft vrai que la dignité des perfonnagesdonnant plus de poids à l’exemple, il eftavantageux pour la moralité de prendre unnom fameux, ibid. 851. a , b. Mais d’unautre coté, c’eft faire injure au cœur hu-main , & méconnoître la nature, que decroire qu’elle ait befoin de titres pour nousémouvoir. Les noms facrés d’ami, de pere,d’amant, d’époux, de fils, de mere, de fre-re , de fœur , d’homme enfin , avec desmœurs intéreffantes, voilà les qualités pa-thétiques. Obfervations fur le pathétiquede la piece de Béverley. Cependant il nefaut pas diflimuîer une utilité exchifive dela tragédie héroïque , du côté des mœurs,les rois ont de la peine à concevoir queles malheurs de la vie commune foient un®xemple effrayant pour eux. Il leur fautdonc une tragédie qui foit propre à laRoyauté, & celle- ci ett pour eux une leçond autant plus précieufe , que c’eft pref-îj ,,e la f eu j e qu’ils daignent recevoir, ibid.s- ï z - * > b. Examèn de la queftion , fi leu J st ?u la fable de la tragédie peut être deÇ'jy® Invention. De la compofition de la.e. Fables les plus renommées chez lesn ciens. Ariftote les réduit à quatre combi-Tomc VI ,
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| naifons. Il faut» dit-il, que le crime s’achè-ve ou ne s’acheve pas, & que celui qui lecommet ou va le commettre, ag : flè fansconnoifïance , ou de propos délibéré. Quel-le eft celle à laquelle il donne la préférence.ibid. 853. a , b. Un genre de fable qu’A-riftote fembloit avoir banni du théâtre ,& que Corneille a réclamé, eft celle où lecrime entrepris avec connoiflahce de caufe,ne s’acheve pas. Raifons en faveur desdeux fyftêmes. Moyen de rendre pathé-tique & intéreflante l’efpece de fable dontle dénouement eft favorable au crime.Pourquoi le fujet de Bérénice eft plusfoible que celui d’Ariane , d’Inés & deDidon, quoiqu’ils femblent préfenter lemême problème & la même alternative.ibid. 854. a , b. Sur la force du fujet,voyez ACTION. Quant à la force des ca-raderes, elle confifte dans l’énergie & lachaleur des fentimens , fi le perfonnageeft en adion ; & dans la fermeté de l’ame ,lorfqu’il ne l'ait que réfiftance. Le reftede cet article eft deftiné à tirer de l’eflencede la tragédie , & de la différence de fesdeux fyftêmes , quelques indudions rela-tives au langage & à la repréfentation..Pourquoi la tragédie ancienne eft plus enadion qu’en paroles , & la moderne aucontraire plus en paroles qu’en adion. ibid.8 a, b. Pourquoi, dès fon origine &chez tous les peuples du monde, la tragédiea parlé en vers. ibid. 856 , a , b. &c.Défauts des théâtres des anciens. Avanta-ges de la tragédie moderne fur l’ancienne,réfuirant de la différence des théâtres. Ou-vrage à confulter fur la partie hiftoriquedelà tragédie, ibid. 858. a, b.
Trage'die. Avantages & défavantages dela tragédie comparée à l’épopée. I. 4.64. b.Origine de la tragédie ancienne. VII. 787.b. &C. XXX. X14. a. Première diflributionde la tragédie en quatre parties , le prolo.gue , l’épifode, l’exode & le chœur. XII.727. a. Voyez chacun de ces mots dansfon article particulier. Les anciens diftin-guerent encore dans le poème tragique , laprotafe, i’épithafe , la cataftafe & la ca-taftrophe ; voyez ces mots. Caradere dela tragédie ancienne. XVII. {première e'dit.)433. b. ( troifieme e'dkion ) 453. b. Deuxfortes de tragédies chez les Romains. XXX,
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