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un amî, peut changer fa première defti-naeion , & devenir affûte de négoce dansla fociécé. Or ii cil é rident qu il le peutaufîi bien que l’ont pu les maiom quin’ctoient deftin -es dan - l’origine que pourloger le bâtiffcur, & qui dent la luire ,font devenues un juftj objet de location.ibid. iio. a , b. Le prêteur fait moinsun prêt qu’un contrat négociant; fa vuepremière & principale cfl de fublifter furla terre par un négoce utile à lui-même& aux autres ; & il a pour cela le mêmemotif que l’avocat qui plaide , le médecinqui voit des malades, le marchand quitrafique. Quant à l’option que nous iaiileDomat, de prêter gratis , ou de gardernotre argent, il faut n’avoir aucune expé-rience du monde pour parler de la force.Combien de gens qui ftncent l’utilité desemprunts, & qui n’approuveront jamaisqu’on nous prefcrive de ne faire aucunufage de notre argent, plutôt que de leprêter à charge d’intérêt. C’eft un malfans doute detre chargé d’intérêts pourune fomme qu’on emprunte , mais c’eflun moindre mal que de manquer d’ar-gent pour fes affaires ou fes befoins, &tel eft le mauvais effet qui fuivroit l’abo-lition de toute ufure. Pofé cette aboli-tion, peu de gens voudroient s’expoferaux rifques inféparables du prêt, ibid. i n.a, b. & alors combien de fabriques, detravaux & de cultures feroient réduites àl’abandon , au grand dommage du public.L’empereur Bafile tenta le chimériqueprojet d’abolir l’ufure , mais fon fils Léonfut bientôt obligé de remettre les chofesfur l’ancien pied. Telle eft l’invinciblenécefîité de nos communications , nécef-ficé qui rer.verfera toujours tout ce quel’on s’efforcera d’éiever contr’elle.
Reponfes aux objections ÿr/fes du droitluturel. On nous foutient que l’ufure eftcontraire au droit naturel, en ce que lapropriété fuit, comme l’on croit, l’ufagede la fomme prêtée. Réponfe : il fautdiftmguer deux fortes de propriétés ; l’uneindividuelle qui confïfte à pofféder enmain, ibid IU. 4 , b. l’autre civile quiconfifte dans le droit qu’on a fur un bien,lors même qu’on l’a prêté. Il eft bien cer-tain que le prêteur tenoace à la première
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\ de ces deux propriétés , mais confervetoujours la fécondé , puifqu’il peut répéterau terme convenu la fomme remife à l’em-prunteur. Contradséhon où tombent nosadverfaires. Ap>ès avoir foutenu que lapropriété d’une fomme prêtée appartientà l’emprunteur, ils prétendent enluitequel’argent n’eft pas aliéné par le prêt pur& limple, & que par conféquent il nefauroic produire un jufte intérêt. Cettecontradicfion eft forme le dans les con-férences eccléfiaftiques du pere Semeüer ,ibid. nj. a , b. 6 l dans le diâ onnairedePontas. ibid. 114. a , b. Sur ce qu’on ditque l’argent eft fténle , & qu’il périt aupremier ufâge qu’on en fait, je répondsque ce font là de vaires fubtiütés , dé-menties depuis long-tems par les négo-ciations confiantes de la fociécé. L’argentn’eft pas plus ftérile entre les mains d’unempruntem qui en laie un bonufage, qu’en-tre les mains d’un commis habile qui l’em-ploie pour le bien de fes comettans.Cela étant, n’eft-ilpas jufte que le bail-leur ait part an bénéfice? ibid. 11 j. a , b.Ün nous fuppofe encore l’autoricé d’Arif-toce , & l’on nous dit avec ce philofophe ,que l’argent n’eft pas deftiné à procurerdes gainsmais à faciliter les opérationsdu commerce , & que c’eft intervertirl’ordre & la deftirution des chofes , quede lui faire produire désintérêts. Réponfe.Les efpeces ont été inventées , il tft vrai ,pour la facilité des échanges , mais iln’y a point de mal à étendre leur def-tination primitive , en leur faifant pro-duire des intérêts, puifqu il en réfulte ungrand bien pour la fociété. On ol jeâeenfin qu’il eft aifé de faire valoir fon argentau moyen des rentes conftituées , fansrecourir à des pratiques réputées crimi-nelles. A quoi l’on répond que cette formede contrat n’eft qu’un palliatif de l’ufure ;fi l’intérêt qu’on tire par cette voie devientonéreux au pauvre , une tournure diffe-rente ne le rendra pas légitime.
Les trois contr its C’eft proprement unenégociation ou plutôt une fidion fubtile-ment imaginée pour affurer le profit or-dinaire de l’argent prêté , fam encourirle blâme d’injuflice ou d'ujure , félon 1 ex-preffion de nos adverfaires. ibid. il 6. 4*