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b. Les cafuiftes conviennent que ces troiscontrats, s’ils font féparément pris & faitsen divers tems, font d eux- mêmes très-licites ; mais, dit-on , fi on les fait enmême tems , c’eft dèv-lors une ufure pal-liée , & dès-là ces ffpulations deviennentinjnftss& criminelles. Examen delà preuvequ’on en donne. R'capitulation des principes qui démontrent l’équité de l’ufurelégale entre gens aifés, & les avantagesde cette pratique pour les fociétés poli-cées. ibid. 117. a, b Les réflexions fui-vantes font deftinées à montrer qu’on n’ar.en avancé dans ce qui précédé , qui nefoie même conforme à la dodrine descafuiftes. C’eft une maxime confiante dansla morale chrétienne , qu’on peut recevoirl’intérêt d’une fomm^, toutes les fois quele prêt qu’on en fait, entraîne un proficcefiant ou un dommage naifi'ant. Ürl’auteur démontre que tous ceux qui prê-tent à des gens aifés , font dans le casdu lucre cefiant ou du dommage naiflant,ibid. 118. a, b. & que par conféquent ilspeuvent retirer les intérêts de leurs fom-mes prêtées. A quoi fe réduit la gratuitédu prêc , telle qu’elle eft preferite engénéral par les théologiens, ibid. 119. a ,b. Contra iiâion où tombent les adver-faires de J’ufure , entre leurs principes &leur conduite, ibid. 120. a , b. &c. Montsdep>ete. Etabifiêmens communs en Italie,faits avec l’approbation des papes , & quiparoifiène même autorifés par le concilede Trente. L’auteur prouve , par les rai-fons même que le 1 J . Semelier alléguépour juftifier ces établiftemens, qu’ils por-tent le caradere d’une ufure odieufe ;& que tous les raifonnemens par lefquelson prétend prouver le vice de l’ufure lé-gale attaquent avec beaucoup plus de forceces monts de pi été.'ibid. 121. b. &c. Cerclevicieux où tombent nos adverfaires. Com-me l’ufure n’eft prohibée , félon eux , quefur la fuppofition qu’elle eft un péché defa nacure , qu’elle eft contraire au droitnaturel, l’auteur montre que cette fup-pofiûon eft fans fondement , & que parconféquent, la prohibition ne porte quefur une injuftice imaginaire, ibid. 12.2.b. &c. Après avoir prouvé aux théologiensqu’ils font en contradidion avec eux-tnè-
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mes , l’auteur s’attache à prouver la mêmechofe aux mirûftres de nos Ioix. Chez iesGrecs & ' les Romains, l’ufure étoit per-mife , comme tout autre négoce, & elley étoit exercée par tous les ordres del’état, & cela non-feulement pendant lesténèbres de l’idolâtrie , mais encore dansles beaux fours du chriftianifme. ibid 123.b. Bifarreries de notre jurifprudence furcet objet, qui ne font guere d’honneur àunfiecle de lumière. Combien feroit avan-tageufe une loi générale qui auroriferoitparmi nous l’intérêt courant, ibid. 124.a , b. Obfervations fur le droit d’un foupour livre que la pofte exige pour fairepaftèr de l’argent d’un lieu dans un autre,efpece d’ufurequiparoît intolérable. Aprèsavoir prouvé que l’intérêt légal eft con-forme à l’équité naturelle , & facilite lecommerce entre les citoyens , l’auteurmontre qu’il n'eft point défendu dansl’écriture. Repenfe à. ce qu’on allégué de/’ancien teflament. Citations des partagestirés de la loi de Moïfe qui interdifenttoute efpece d’ufhre entre les Hébreux.ibid. 125. a, b. L’intérêt que nous ad-mettons eft bien différent de celui quedéfend Moïfe ; il fuppofe un prêt confidé-rable fait à des gens à i’aife , moins pardes vues de bienfaifance que pour fe pro-curer des avantages réciproques ; au Leuque les partages allégués nous annoncentdes parens, des voifins, des amis réduitsà des extrémités où tout homme eft obligéde fecourir fon femblable. De plus , cepeuple d’agriculteurs fans fafte & fansmolieffe , prefque fans commet ce & fansprocès , n’étoit pas , comme nous, dansl’ufage indifpenfabie des emprunts, ibid.12 6. a , b. Tableau de la {implicite desmœurs des Ifraélites , qui ren oit confi-tamment les emprunts fort peu néceffâi-res à ce peuple. Extrême différence entreleur état & le nôtre , qui montre que lapratique du prêt gratuit étoit d’une obli-gation plus étroite pour eux que pournous. Diverfes pratiques que la loi pref-crivoit aux Ifraélites , pour entretenirparmi eux l’efprit de fraternité, ibid. tzj.a , b. L’éva gile n’a rien changé aux loixciviles , & n’a point été donné pour nousprocurer des avantages temporels : au *“