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Deuxième partie.
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— CATHÉDRALE DE COLOGNE . —

cupe le sommet du fronton. La partie latérale droite de la châsse est ornée des images des prophètes Moïse , Jo-nas, David, Daniel, Amos et Abdias . Les apôtres Paul, Jean, Philippe, Simon, Thomas et Judas Thadée sont placésdans six arceaux au-dessous. Dans la partie latérale de gauche, on voit les prophètes Ézéchiel , Jérémie, Naum,Salomon, Joël et Aaron, et les apôtres Barthélemy, Matthieu, Jacques le Mineur, André, Pierre et Jacques leMajeur . La face postérieure du monument présente la flagellation de Jésus-Christ, la vierge Marie, saint Jean,le Sauveur sur la croix, Jérémie , saint Félix, saint Nabor, l’archevêque Reinold et huit bustes d’anges. Le mo-nument est surmonté d’une crête de cuivre dentelée et découpée à jour. Cette magnifique châsse est couvertede plus de 1,500 pierres fines et camées antiques, représentant des sujets qui ne sont rien moins que chré-tiens, tels que l’apothéose d’un empereur, deux tètes de Méduse, une tète d’Hercule , une d’Alexandre, ete.Derrière le reliquaire se trouve un bas-relief en marbre, haut de l m 33, sur 1™ 40 de large, représentant latranslation solennelle des reliques. Le bas-relief en bronze richement doré, placé au-dessous de la fenêtre quioccupe le fond de la chapelle, représente l’adoration des mages : c’est un don de Jacques de Croy , duc deCambrai en 1516. Cette fenêtre est garnie de beaux vitraux du XIII e siècle, représentant divers sujets de l'his-toire sainte.

La chapelle suivante est consacrée à sainte Agnès ; sur l’autel est placée la fameuse peinture connue sous lenom de tableau de la cathédrale. Ce tableau a 2",75 de haut, et les deux volets étant ouverts 6 mètres de large.Dans la partie du milieu, on voit l’enfant Jésus assis sur les genoux de la Vierge, et auquel les trois magesoffrent leurs présents. Sur le volet de gauche, à l'intérieur, est représentée sainte Ursule avec ses compagnesde voyage, et sur le volet droit, saint Géréon est peint avec ses compagnons d’armes. On sait que ces deuxsaints sont les patrons de Cologne . Les volets étant fermés offrent une annonciation. Plus on contemple cettepeinture, plus on admire sa riche composition, l’harmonie des couleurs, l’expression pleine d’âme, et la poésiequi brille dans tout son ensemble. Pourtant ce chef-d’œuvre de l’art au moyen âge a été longtemps aban-donné dans un coin où personne n’y faisait attention. Au XV e siècle, il était placé au-dessus de l’autel de l’an-cienne chapelle du sénat ; mais après la suppression du sénat, on le porta dans la tour de l’hôtel de ville, et il yresta ignoré jusqu’aux premières années de notre siècle, époque à laquelle les Allemands commencèrent à ap-précier de nouveau l’art de leurs aïeux. Tiré alors de l’oubli, il fut nettoyé et restauré en 1806 et 1809 parMM. Joseph Hoffmann et Fuchs, et exposé dans la salle de l’hôtel de ville, d’où, le jour de la fête des troisrois, on le transporta dans la chapelle où il se trouve aujourd'hui. On a longtemps ignoré le nom de l’auteurde ce chef-d'œuvre ; ce n’est que dans les premières années de ce siècle que l’antiquaire Wallraf a découvert cenom écrit sur le sabre du porte-étendard qui accompagne saint Géréon . Ce nom, jusqu’alors inconnu dans lesarts, est celui de Philippe Kalf. Sur les volets à l’extérieur est la date de 1410.

Dans cette même chapelle, et au milieu, est un sarcophage ogival, autrefois sans doute orné de peintures,mais aujourd'hui entièrement couvert d’une teinte blanche uniforme : il renferme les restes de sainte Er-mengarde, comtesse de Zutphen , morte en 1100. Il est à remarquer que dans toutes ces chapelles autour duchœur, les autels sont posés de manière que le prêtre soit tourné vers l’orient, et les tombeaux, étant di-rigés les pieds vers l’autel, se trouvent placés diagonalement au milieu des chapelles. J’ai trouvé jusqu’à présentpeu d’exemples de cette disposition singulière.

Sur l’autel de la chapelle Saint-Michel est un merveilleux retable de bois sculpté et doré, provenant de l’é-glise détruite de Sancta Maria ad Gradus. Dans le bas est représentée la Passion, et dans le haut saint George.A l’intérieur des volets, on voit le martyre de sainte Catherine, de saint Sébastien et de deux autres saints, età l’extérieur est peinte l’histoire du saint évêque Agilulphe, avec la date de 1521. Au milieu de la chapelle estle tombeau de l’archevêque Walram de Juliers, mort en 1349. La statue en marbre du prélat est couchée surle sarcophage ; au-dessus de sa tète est un baldaquin richement sculpté. A la fenêtre sont de beaux vitraux.

Sur l’autel de la chapelle Saint-Étienne, se trouve un tableau représentant le martyre du saint, peint parHülzmann l’ancien. Dans un moment où ce tableau était déplacé, j’ai pu voir à la place qu il occupe d’anciennesfresques fort endommagées représentant le même sujet. Contre la muraille est le beau tombeau, de style re-naissance, de l’archevêque Adolphe, mort en 1566. Au milieu de la chapelle est un sarcophage couvert d’unetable de mosaïque à damier, renfermant les restes de l’archevêque Géron, oncle de 1 empereur Othoq I er , morteu 979. La figure de marbre placée provisoirement sur ce sarcophage est celle du général Hochkirchen, com-mandant de l’ordre teutonique ; c’est un fragment d’un grand mausolée qui était jadis dans 1 église des Fran-ciscains. Le monument en bois appuyé contre le mur au couchant de cette chapelle était élevé sur la tombe

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