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Deuxième partie.
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— STYLE OGIVAL DE L’OCCIDENT. —

tion particulière de l’artiste et de l’antiquaire. Deux d’entre elles sont placées contre la face orientale desdeux grosses tours ; les deux autres se trouvent sur la façade, entre les deux tours occidentales du XII* siècle.La chapelle Sainte-Catherine, au pied de la tour achevée du midi, et celle de Sainte-Barbe, du côté opposé., ontune voûte offrant une étoile à huit branches, et dont les nervures diagonales viennent gracieusement se réunirau centre, dans la clef de voûte pendante. Le plan de ces deux chapelles représente un octogone; elles ont unesorte de petit chœur orné à l’extérieur de quatorze contre-forts, et entre lesquels il existe trois belles fenêtresornées de roses et de compartiments. La chapelle de Sainte-Catherine est de la fin du XIY‘ siècle ; celle deSainte-Barbe est d’un siècle moins ancienne.

L’ancienne chapelle, bâtie en 1326 par le chevalier de Tirna, aujourd’hui chapelle de Saint-Eugène et placéeau nord de la façade occidentale, a été mutilée et décorée dans le style moderne. Mais, du côté opposé, la cha-pelle de Saint-Éloi a heureusement conservé tout son caractère primitif. La grande quantité de statues desaints placés sous des dais richement sculptés adaptés aux piliers du pourtour intérieur de cette chapelle,les fenêtres si magnifiquement ornées à leur sommet de feuillages sculptés, ainsi que la grande rose de 3 m ,20placée derrière l’autel de Saint-Éloi et ornée de beaux vitraux peints, en font la plus belle chapelle de la_ cathé-drale.

Entre les deux dernières chapelles que nous venons de nommer et la porte du Géant, sont situées les entréesdes escaliers conduisant au pied des tours de la façade. La partie inférieure de ces tours contient encore à l’in-térieur des piliers de l’ancienne église, avec des chapiteaux d’une grande magnificence, et qui datent du règnedu duc Henri II . Au-dessus de l’axe de la porte des Géants est située la tribune de l’orgue.

La haute ou grande sacristie se trouve à l’extrémité orientale du collatéral du nord; elle a été bâtie en 1466,agrandie et couverte en cuivre en l718.Du côté opposé,l’on voit le trésor de l’église, où l’on conserve les re-liques, au nombre de deux cents. La basse ou petite sacristie est située sur la façade méridionale de la nef etcontre la face occidentale de la grosse tour achevée du midi.

Entre l’entrée méridionale de la nef et le troisième contre-fort de la chapelle de Saint-Éloi, à l’extérieur de lacathédrale, l’on voit le tombeau du Minnesœnger Nithart Fuchs, le conseiller spirituel du joyeux duc Othond’Autriche, mort à la fin du XIII e siècle.

La chaire à prêcher et la tribune de l’orgue sont trop intimement liées à la construction de Saint-Étienne elle-même, pour que nous puissions omettre d’en donner ici la description et l’histoire. La chaire, dont la belleet savante exécution ne saurait être assez admirée, est élevée contre le pilier central de la rangée de piliers de lanef qui la sépare du collatéral du nord. A l’exception de son élégant dais, qui est sculpté en bois, elle est entiè-rement exécutée en pierre. Le corps de la chaire est surtout remarquable. Elle représente quatre niches surmon-tées d’un couronnement extraordinairement riche, composées de frontons à ogive en accolade, enlacées lesunes dans les autres, et ornées de feuillages et de pyramides intermédiaires formant la croix de Saint-André.Dans ces espèces de niches sont placés les bustes des quatre Pères de l’Église, de grandeur naturelle. Cesniches sont séparées par de petites colonnettes, en avant desquelles il y a des piédestaux élégants supportantde petites figures de saints. Le pied de la chaire, orné à l’infini de colonnettes et de pilastres isolés entre les-quels sout placées vingt statuettes gracieuses d’environ 0 m ,15 de hauteur, présente une légèreté extraordinairepar les découpures, les à-jour et les parties isolées que l’artiste a su y pratiquer avec un si rare bonheur, unehabileté si parfaite et une science si profonde. Le baldaquin octogone suspendu au-dessus de ce chef-d’œuvreest d’une composition tout aussi compliquée que la chaire elle-même. Un soubassement supporte des bas-re-liefs séparés les uns des autres par de minces contre-forts et de petits arcs-boutants. Ces bas-reliefs représententles sept sacrements. Le tout est couronné de frontons, hors desquels s’élève une pyramide ornée de feuilles etd’anges à son sommet. La rampe circulaire est d’un merveilleux effet : elle se compose de roses ou lobes aveccompartiments circulaires formés du triangle et du carré. La main courante est ornée d’écureuils et de grenouil-les qui grimpent au sommet.

La hauteur de cette magnifique chaire, depuis la dalle jusqu’à la pointe du dais, est de 8",70. La chaireelle-même, c’est-à-dire sa corbeille, a 3 m ,60 de hauteur jusqu’à l'appui. Elle a été achevée en 1430 et sous ladirection de l’architecte Jean Buchsbaum, par les tailleurs de pierre André Grabner, Conrad de Himperg,Pierre de Nurenberg, George Achmülner, Jean Pehen et Jean de Vartzheim.

Au pied de la chaire, contre son noyau et au-dessous de l’escalier, l’on voit une petite fenêtre carrée, unesorte de niche, hors de laquelle se penche un homme vu jusqu’à mi-corps. De la main droite il tient un com-pas, et la gauche est levée et semble ouvrir le volet de la niche. Un autre buste formant console sous le pied